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N° 119 - Fev 2019

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Dossier

LES RESSORTISSANTS ALGERIENS BLACK LISTES

Liste noire et enjeux économiques

Mohamed Mebarki



Ce scénario conçu par les stratèges du pourrissement n’est pas une simple vue de l’esprit ou une extrapolation de journaliste à l’imagination fertile. Il était d’actualité pendant les années 1993, 94 et 95, années durant lesquelles Paris, Washington et Londres servaient encore de bases arrière et de refuges sûrs à ceux qui voulaient mettre l’Algérie à feu et à sang. Aujourd’hui, ce même microcosme récidive en employant une méthode sournoise et vicieuse contre un pays jaloux de son indépendance politique et économique ; un pays qui a toujours revendiqué des relations internationales équilibrées. L’inscription de l’Algérie sur les « listes noires » française et américaine ne répond pas à des impératifs sécuritaires comme le prétendent les analystes attitrés des services de renseignement français et de la CIA. Elle traduit plutôt des arrière-pensées idéologiques et un agenda politique et économique dont l’objectif est d’amener notre pays à se soumettre à la volonté occidentale dans la gestion de certains dossiers lourds comme la présence militaire américaine en Afrique, le Sahara Occidental et la Palestine, entre autres questions sur lesquelles l’Algérie a fait montre d’une intransigeance remarquable. Depuis 1999, de nombreux responsables de haut rang et d’hommes d’affaires français ont séjourné en Algérie et ont fini par se rendre compte sur place des progrès réalisés par notre pays dans le domaine sécuritaire.

Le voyeurisme électronique en guise de vengeance !

A Alger ou dans les villes de l’intérieur qu’ils ont visitées, ils ont eu toute la latitude pour constater de visu que le pays s’est non seulement relevé, mais que la vie a définitivement et irréversiblement repris ses droits dans le cadre d’une dynamique de développement exceptionnelle. Que s’est-il donc passé de grave pour que l’on opte pour ce revirement ? Depuis les attentats du RER parisien en 1994, aucun ressortissant algérien ou d’origine algérienne n’a été impliqué directement dans des actes terroristes dirigés contre la France ou n’importe quel autre pays ; cette vérité tout le monde la connaît. Alors, quelles sont les véritables motivations qui se trouvent derrière la décision d’inscrire l’Algérie sur la liste des pays à risque tout en soumettant ses ressortissants à l’humiliante épreuve des scanners corporels, ce voyeurisme électronique et cette violation flagrante des droits de l’homme ? La réponse est à chercher ailleurs que dans le domaine sécuritaire ; dans la sphère de l’économie et des investissements par exemple. Lancée dans une véritable bataille de reconstruction de grande envergure, l’Algérie s’est carrément tournée vers les pays dits émergents qui possèdent un savoir-faire appréciable, à l’image de la Chine ou de la Turquie, afin de diversifier sa coopération et d’échapper en même temps à un odieux chantage économique visant à l’obliger à brader ses richesses. Il était attendu que cette vision allait contrecarrer certains intérêts occidentaux pour ne pas dire français qui s’apprêtaient déjà à faire main basse sur des richesses inestimables en contrepartie d’un « euro symbolique ».

Par sa volonté de gérer librement ses affaires, l’Algérie dérange ; c’est une certitude, sinon comment expliquer cet acharnement visant à ternir sa réputation et son image dans le monde. L’Algérie de 2010 n’a absolument rien à voir avec l’Algérie de 1993 ou 1996 ; ce sont deux pays différents ! La situation sécuritaire s’est nettement améliorée et le pays a réussi finalement à briser l’isolement dans lequel on a voulu l’emprisonner. Cette réalité ne peut pas échapper à ceux qui ont inclus le nom de l’Algérie dans la liste noire des pays à risque à la suite d’un attentat raté à bord d’un avion américain et qui a eu lieu à des milliers de kilomètres de l’Algérie et d’un attentat suicide en Afghanistan. L’argument sécuritaire ne fait donc pas le poids, et cette mascarade médiatico-sécuritaire cache très mal des enjeux économiques planétaires que la France et les Etats-Unis d’Amérique veulent gérer à leur façon et dans leur intérêt exclusif. L’autoroute Est-Ouest, ce projet du siècle qui a nécessité une enveloppe financière de plus de 11 milliards de dollars, un million de logements construits plus un autre million à lancer prochainement, des barrages en chantiers et tant d’autres créneaux porteurs à investir, c’est cette Algérie que certains groupes d’intérêts occidentaux convoitent depuis très longtemps, mais qui leur oppose une résistance à toute épreuve. L’aspect sécuritaire ne constitue, en effet, que la bande-annonce d’un nouveau film d’horreur destiné à mettre la pression sur les nombreux ressortissants qui travaillent dans notre pays ou qui comptent s’y rendre. Premier objectif de cette campagne malsaine : obliger l’Algérie à accepter certaines conditions qui vont à l’encontre de ses principes. Il n’y a pas d’autres explications ; cependant, il n’y a pas de meilleur outil pour démonter les pièces de cette machination que de laisser les ressortissants étrangers qui résident et qui travaillent en Algérie exprimer librement leur pensée. Dans ce cadre, nous avons choisi la région de Jijel dont le nom avait été assimilé au terrorisme, à la terreur et à l’insécurité. Sur place, nous nous sommes approchés de ces gens qui, cela va de soi, aiment la vie comme tout le monde et qui ne présentent donc aucun symptôme suicidaire. Russes, Coréens du sud, Portugais, Brésiliens, Serbes et Chinois nous ont paru plutôt sereins et sûr d’eux ; c’est, avouons-le, assez surprenant pour des étrangers qui résident dans un pays « black listé », un pays à risque, si l’on se fie, bien sûr, à cette image que certains milieux occidentaux veulent donner de notre pays !



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