Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 110 - Dec 2017

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Dossier

Prédisposition psychologique ou manipulation ?

Cybercriminalité

Par Dr. Djalila RAHALI



Depuis quelques années, un intérêt spécial est porté au phénomène de la cybercriminalité qui prend des proportions inquiétantes. En août 2016, la grande entreprise Oracle, qui gère des terminaux commerciaux de paiement à travers le monde, a été victime d’un piratage sans égal, tandis, alors que le 21 octobre 2016, les plus grands noms aux Etats-Unis, tels Twitter, Amazone, Ebay, CNN, New York Times et autres ont été victimes d’un cyber-piratage qui a perturbé leur système informatique pour plus de deux heures. L’on déduit donc que le mal s’incruste, de plus en plus, avec l’avancée technologique et dans tous les pays.
L’Algérie, un pays qui n’en est pas exclu, fait face à ce fléau en croissance qui ne respecte aucune frontière ni aucune juridiction. Résidu du bond technologique, lui-même suite logique d’un bond scientifique, bon à la source, le crime cybernétique ne se contente plus d’être un élément propre au dark web (le web sombre). Il se fait de manière flagrante prenant comme meilleur déguisement le caractère banal et public. Il se propage de manière angoissante, voire terrorisante à travers son infiltration usant des chemins les plus courts et les moins détectables. La cyber-sécurité devient dès lors une stratégie cybernétique prioritaire de toute personne, de toute entreprise mieux encore de tout Etat. Dans ce sens, depuis plusieurs années, nos autorités sécuritaires, dont la vigilance n’est plus à prouver, font des efforts colossaux pour contrer ce fléau, parfois même en l’absence de gros moyens. Les compétences algériennes ne manquent guère, un constat plus qu’une simple conviction, mais là n’est pas la question.
Il est à constater que la réaction des autorités concernées, des criminologues, des légistes, des psychologues, des sociologues, des psychiatres, de la société civile et même de la coopération internationale concernée, ne se fait qu’après le passage d’un individu ou d’un groupe à l’acte criminel via internet. Les questions qui se posent donc d’elles-mêmes sont les suivantes: pouvons-nous repérer les cybercriminels potentiels avant qu’ils ne passent à l’acte ? Sommes-nous en mesure d’identifier les personnes vulnérables susceptibles d’aller à la dérive cybernétique pour devenir d’un jour à l’autre des cybercriminels ? Pouvons-nous repérer les indicateurs d’un éventuel passage à l’acte ? Si la population la plus touchée est celle des mineurs, quels sont les ingrédients psychologiques et psycho-pathologiques qui peuvent gangrener leur cerveau pour qu’ils puissent d’un clic aller vers l’aventure et devenir des criminels potentiels ? Pouvons-nous parler de prédispositions psychologiques et/ ou psycho-pathologiques inhérentes à la personnalité des cybercriminels ? Est-ce qu’une analyse « heuristique » pourrait être réalisée sur le comportement humain en mettant en place des détecteurs de cybercrimes pour nous mener vers un jugement heuristique correct et cela avant qu’il ne soit trop tard? Pouvons-nous concevoir des profils psychologiques propres aux cybercriminels potentiels ? Qu’en est-il de la manipulation par endoctrinement dans l’espace virtuel ? Comment se fait-elle et comment la découvrir avant qu’elle n’engendre des dégâts ? Comment pouvons-nous prévenir et protéger nos concitoyens de toute dérive cybernétique ? Les sciences comportementales adaptées au monde virtuel, la cyber-psychologie et le profilage criminel (profiling) mis ensemble sont-ils en mesure de répondre à toutes ces questions voire aller bien plus loin?
Il faut savoir raison garder et commencer par le commencement pour une meilleure compréhension des faits et actes. Le constat est là. Le temps n’est plus en notre faveur puisque la 4G est en sa période de généralisation sur le territoire algérien. En conséquence, et par corrélation positive, plus le débit de connexion sera meilleur et plus les malfaiteurs cybernétiques en profiteront au maximum pour s’enrichir et pire encore pour détruire.

Mais qu’est-ce qu’est la cybercriminalité et en quoi consiste-t-elle ?
La cybercriminalité est « l’ensemble des infractions pénales commises via les réseaux informatiques et plus spécifiquement via Internet ». Elle regroupe ainsi toutes les infractions commises sur la toile qui sont punies par la loi. Elle est aussi considérée comme une nouvelle forme de délinquance. Les atteintes la concernant sont de deux types : atteintes aux biens et atteintes aux personnes. Le premier type concerne le piratage des données et des systèmes informatiques (hacking de sites officiels, de bases de données, de boîtes électroniques..), l’utilisation frauduleuse des cartes bancaires et ventes illicites via la toile (drogues, armes, organes, et autres), détournement de fonds et escroqueries commerciales. Le deuxième type concerne le vol d’identité, l’atteinte à la vie privée, l’incitation à la haine raciale, le cyber harcèlement (cyberbullying), le cyber-racket, l’incitation des mineurs au sexe (pédophilie), la transmission de messages subversifs ou pédopornographiques, etc.
Puisque tout genre de crimes, qu’il soit commis au sein du monde réel ou dans le monde virtuel, cause de grands dégâts psychologiques, il ne suffit pas, à mon sens, que la notion de cyber-crime soit recherchée seulement auprès des autorités publiqus concernées, qui, personne ne disconviendra, font un travail très poussé en matière d’investigations et d’enquêtes ; autrement dit, la recherche doit également être orientée vers les sciences humaines puisqu’il ne s’agit pas seulement d’analyser les faits de l’acte criminel mais aussi et surtout d’analyser les sentiments de l’homme dans sa peau de cybercriminel, sa manière de réfléchir et d’agir, sa perception du monde réel et des relations avec autrui, sa manière de concevoir sa vie dans un espace géographique déterminé sous l’autorité d’un Etat etc. La cybervictime doit aussi être sujet d’études et d’analyses pour mieux comprendre le processus mental par lequel elle a pu devenir docile au point de tomber dans l’irréparable et de manière inconcevable.

Manipulation, endoctrinement et recrutement : un trio dangereux
Personne n’est à l’abri des dérives sur internet. Comme toute plateforme, entre communication libre et intelligence humaine malsaine, se tissent via les fils invisibles de la toile, des équations et péréquations à découvrir tant qu’un inconnu x est en jeu. L’inexistence d’une passerelle fiable entre cet inconnu et ce que j’appelle le « real-virtuel » ne fait qu’aggraver la situation. La seule passerelle éventuelle n’est en fait que celle de la connaissance scientifique. Cette dernière demande des moyens et outils de recherches pluridisciplinaires approfondies, les « mallettes » prêtes à être utilisées n’existant que dans le domaine informatique, et encore, faut-il trouver des astuces pour aller très vite, plus vite que le cybercriminel.
Le constat amer et non digérable est là. Avant que les cybercriminels ne soient détectés, ils font malheureusement des milliers de victimes, voire des millions. Un grand nombre de personnes dès lors se retrouvent arnaquées par des cyber-arnaqueurs, sont harcelées par des cyber-harceleurs, subissent des chantages par des cyber-racketteurs, se voient usurper leur propre identité par des cyber-escrocs et leur argent par des cyber-voleurs, des banques sont même braquées par des cyber-braqueurs qui peuvent se trouver à des milliers de kilomètres. Mais, vu l’instabilité sécuritaire que connaissent beaucoup de pays et les enjeux géopolitiques mondiaux, les plus dangereux de tous les cybercriminels restent, à mon sens, les cyber-recruteurs. Ces derniers sont des chasseurs de têtes-profileurs experts en faiblesses humaines et connaisseurs du fonctionnement mental chez l’être humain qu’ils utilisent à des fins malsaines contre des individus, des entreprises et même et surtout contre des Etats. Ils recrutent, tenez-vous bien, des « djihadistes ». Ces derniers, derrière leurs écrans, peuvent chambouler tout un pays par de simples clics de souris. Le cyber-terrorisme ou terrorisme digital, étant une forme avancée du terrorisme classique, connaît une expansion sans égale dans le monde, une criminalité virale qui s’est instaurée pour détruire de manière massive toute cible qui n’adhère pas à sa politique ou à son idéologie. En effet, les plus fragiles, psychologiquement parlant, sont le plus souvent des mineurs et des jeunes adultes doués voire même surdoués en informatique.
De là, la manipulation se fait par mille et une façons. Pour chaque cas, les cybercriminels utilisent des moyens bien déterminés dont l’efficacité n’est pas à prouver. Ils suivent leur proie à travers la toile, souvent pendant de longs mois. La manipulation se fait en orientant l’humeur de la personne ciblée ainsi que ses émotions. Ils attisent sa colère et incitent sa méfiance, touchent sa confiance en sa famille, en ses amis, en son groupe d’appartenance, en sa manière d’être et de faire, critiquant les institutions en lesquelles elle croit et, finalement, ébranlent ses convictions les plus profondes pour les remplacer par d’autres qui vont avec la doctrine qu’ils veulent installer. Un vrai lavage de cerveau avec reprogrammation s’opère dès lors de manière douce et subtile ou dure et choquante suivant chaque cas, puisque chaque cas est particulier et chaque cas est singulier comme aimons répéter, nous autres, les psys. Les jeunes ne supportant pas l’injustice, dixit Bruno Falissard, cette injustice est une arme fatale que les cybercriminels savent manier pour arriver à leurs fins. L’escrime cybernétique étant leur sport préféré, une escrime qui ne fait pas que toucher, elle fait très mal, parfois même tue.
Le cyber-recruteur, lui, ne joue pas. Derrière son écran, il analyse et planifie en mesurant les risques, puis passe à l’acte : l’endoctrinement. En influençant sa victime, ce genre de cybercriminel la prépare, l’accompagne à distance jusqu’à ce qu’elle devienne opérationnelle, devient son tuteur affectif, parfois son idéal et par là il l’incite de manière stratégique à hacker des personnes ou des sites officiels et même à détourner de l’argent pour servir la « grande cause ». Du statut de hacker, la victime peut être métamorphosée en hacktiviste (hacker qui défend une cause). C’est là où le vrai danger commence. Alliant son talent à une idéologie qu’il défend, le hacktiviste infiltre toutes sortes de réseaux et organise le plus souvent des opérations « coup de poing » technologiques tels que les détournements de serveurs, le remplacement de pages d’accueil par des prospectus, les piratages opérés à petite ou à grande échelle etc.
Il a été constaté par des experts que le recrutement des hackers et des hacktivistes sur internet se fait le plus souvent via des réseaux sociaux, forums publices, plateformes de tchatche publiques et les sites de jeux en ligne type MMORPG (Massively Multiplayer Online Role Playing Game). Ce dernier est un type de jeu qui est massivement multi-joueurs repéré par les addictologues spécialisés en addiction comportementale comme le plus dangereux des types de jeux. On y reviendra un peu plus loin.
Ainsi, les nouvelles recrues dont la gent féminine n’est pas exclue mais moins présente, sont destinées, après manipulation dans toutes ses formes, à devenir les bras longs du terrorisme. Elles peuvent aller des simples hackers à ceux que j’appelle des « kamikazes cybernétiques » tant que la bombe virale qu’ils font exploser peut les faire repérer dans sa déflagration. Elles se suicident dès qu’elles se laissent repérer puisque l’anonymat est leur seul moyen de sécurisation donc de survie dans le monde virtuel de la toile. La ruse de guerre étant la stratégie la plus intelligente développée par l’être humain, les cyber-terroristes usent généralement des ruses interdites pour gagner la leur. Une cyber-guerre n’est-elle pas la troisième guerre mondiale à venir si elle n’est déjà là ?

Les vulnérables !
Victor Hugo n’aurait pas dit moins si à son époque internet existait. Agiles mais fragiles, des mineurs et des adolescents constituent la majorité des victimes. Ils sont généralement de sexe masculin. Ils plongent dans un monde doctrinal et y croient dur comme fer et par conséquent ils passent à l’acte. Sur coup de désespoir, d’ennui, de vengeance, de recherche du sensationnel, du besoin de défis, du besoin de reconnaissance, du besoin d’appartenance à un groupe, du besoin de pouvoir contrôler et dans la recherche parfois et seulement de l’amusement, ces jeunes gens dérivent et s’enfoncent dans le deep web (web profond) en surfant entre les sites du dark web (web sombre), plateforme favorite des cybercriminels. Jules Verne pour sa part aurait fait un excellent récit en écrivant Vingt mille lieues sous le web. Son imagination débordante nous aurait peut-être rapprochés plus de l’inconnu.
Le vulnérable, ce « pauvre » hacker, la victime, est généralement un vrai cyber délinquant qui est le plus souvent immature avec une image bien biaisée de soi et du monde qui l’entoure. Il se voit l’incompris, le faible, le réprimé, le maltraité, le rejeté, le rabaissé, l’expulsé, le déscolarisé injustement et j’en passe. Pour se venger de toutes les injustices et maltraitances sociales présumées commises à son encontre, il devient un monstre déguisé en héros et fait tout pour écrire sa propre légende, une légende qui reste malheureusement loin du sens que Paulo Coelho donne à cette écriture.
Ainsi, le profil standard des cybercriminels que dessinent les psychologues est en général celui de jeunes cyberdépendants (addicts à internet) et pour beaucoup des cyberdépendants aux jeux en ligne avec des compétences en informatique assez importantes qu’ils développent continuellement grâce à des données trouvées sur le réseau (cours, vidéos, tutorials, sites concernant le hacking par exemple). Ils cherchent les informations requises non sur le web traditionnel appelé clear web mais plutôt dans le web profond deep web auquel l’accès se fait par des moteurs de recherches spécifiques. Il a été même avancé que le deep web représenterait environ 80% de l’internet. Il contiendrait des sites non indexés et des informations non grand-public avec environ un trilliard de pages web non référencées, de quoi ces jeunes peuvent se rassasier pour toute information souhaitée et dans n’importe quel domaine. Ces jeunes apprennent aussi et beaucoup grâce à des échanges avec des experts de leur âge ou plus âgés trouvés sur des sites de jeux en ligne, dans des forums de discussion et surtout sur les réseaux sociaux.

Virtualité des échanges et passage à l’acte facilité
La communication sur internet donne l’impression de la « distance » qui est un élément propre au virtuel. Etre en relation avec un internaute d’une autre ville, d’un autre pays, d’un autre continent même, est dans le psychisme de l’internaute une manière de communiquer sans se dévoiler. Son pseudonyme lui donne l’impression d’être loin, d’être non reconnu et donc rester dans l’anonymat complet. C’est là où réside l’erreur fatale. Les internautes toutes populations confondues ne prêtent pas trop attention à cet élément qui peut donner lieu à des comportements à risque. Le plus dangereux étant la communication d’informations personnelles de manière rapide à des inconnus sur la toile. Cela arrive le plus souvent à travers les réseaux sociaux, plus spécialement Facebook auxquels les jeunes d’aujourd’hui s’adonnent de manière inconsciente, se dévoilant sans limites. Ils y sont même devenus addicts. Ainsi, les enfants, les adolescents et les jeunes adultes peuvent être des cibles faciles sur Internet tant qu’ils créent des comptes sur les réseaux sociaux et y mettent leurs données personnelles. Ils se font des centaines d’amis en invitant même des inconnus à aimer leur compte ou page et acceptent de faire partie des amis de ceux qui leur sont totalement inconnus. Par inadvertance, ces jeunes ne se soucient ni de leur sécurité personnelle, ni de celle de leur famille, ni des moyens connectés qu’ils utilisent (micro-ordinateur, tablette, Ipad, Smartphone etc. ). Ils ne savent pas qu’entre leurs présumés « amis » sur les réseaux sociaux qu’ils consultent quotidiennement, plusieurs fois par jour, il peut y avoir quelques-uns qui contribueront même et largement à les déstabiliser. Ce sont généralement des cyber-harceleurs, cyberbullies, qui sont des personnes qui utilisent toute plateforme technologique pour harasser, intimider et nuire autrui et nuire même à leur réputation ou à leurs relations. Ceci peut amener une grande partie des victimes à sombrer dans le néant, devenir dépressifs et de là devenir des prises faciles à ceux qui joueront le rôle de protecteurs et de sauveurs en tendant une fausse perche construite sur l’imaginaire et l’illusion affective. Ces personnes fragilisées au bord de la dépression peuvent tomber entre les mains de personnes malintentionnées, démoniaques même, qui peuvent les endoctriner en les manipulant par le biais d’images, de sons, de vidéos, et mêmes de blagues et de citations.

Addiction aux jeux en ligne et cybercriminalité
Voilà ! Nous y sommes revenus. La cyberdépendance dite aussi addiction à internet est une forme d’addiction comportementale c’est-à-dire sans substance (Voir article de l’auteur publié dans l’hebdomadaire Crésus n°55 du 16 au 22 Octobre 2016 « L’addiction à Internet : Un phénomène qui passe inaperçu chez nous.»). La cyberdépendance est donc diagnostiquée comme telle quand internet occupe une place prédominante dans la vie d’une personne et qu’à cause d’elle, cette même personne délaisse sa vie familiale et sociale tout en sentant de l’apaisement et du plaisir quand elle se trouve connectée. Elle ressent aussi le besoin d’augmenter la « dose de connexion » et présente le syndrome de sevrage si elle est interdite de se connecter.
A travers le jeu en ligne, les jeunes d’aujourd’hui surtout les mineurs s’identifient inconsciemment à leurs héros grâce à un mécanisme de défense appelé justement l’identification. Ils se construisent un monde propre à eux où ils se sentent plus en sécurité, mieux valorisés, beaucoup plus aimés et très bien soutenus ; un monde virtuel qu’ils substituent facilement au réel et qu’ils ont du mal à quitter en l’absence de connexion ou quand leurs parents les y obligent. D’ailleurs, toute tentative de les faire sortir de ce monde se termine, généralement, par un échec. L’enfant ou l’adolescent replonge de suite dans le jeu. Pire encore, pour qu’il se sente mieux, il a besoin d’augmenter le temps du jeu pour que ce dernier lui procure plus de plaisir qui peut aller jusqu’à l’euphorie. Ce sont des «doses » de consommation de jeu qu’il a besoin d’avoir au quotidien. A partir de ce moment-là, cet être si délicat devient addict. Dès lors, chez lui, dans son esprit, le monde réel et le monde virtuel se superposent, pire encore, se confondent pour n’en faire qu’un : son monde. Cette confusion entre le monde réel et le monde virtuel donne ce que je nomme par néologisme le monde « rertuel ». Ce dernier peut contenir entre autres de la véritable famille, de vrais (es) amis (es), une vraie vie avec de vrais sentiments et de vraies valeurs partagées ; un vrai vécu, quoi ! Sauf que tout se passe derrière un écran, via un système binaire, 0 et 1 où la connexion internet est le relais essentiel et sans elle tout tombe à l’eau pour laisser la place au vide, cette autre réalité que seuls les philosophes envisagent d’où le devoir de réfléchir sur la question suivante : que serait notre monde sans internet ? Mais là n’est pas la question aussi.
Les jeux en ligne de type MMORPG (Les jeux en ligne massivement multi-joueurs) sont les plus dangereux des jeux sur réseau parce qu’ils sont chronophage, contiennent des éléments addictogènes et permettent surtout d’avoir « une double vie ». Ainsi, le joueur interagit avec d’autres joueurs pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. S’il est assez compétent, il peut devenir un membre principal dans une « guilde » qui est un clan de combattants, un groupe bien soudé par des engagements réels dans la vie. Ce type d’interaction nourrit le besoin d’appartenance à un groupe chez les adolescents et les mineurs qui sont en plein crise identitaire. Le jeune joueur peut passer jusqu’à80 heures par semaine à jouer en ligne. Dans les pires des cas, sa vie réelle se transforme en cauchemar. Mal alimenté, très fatigué par le jeu continu, n’ayant presque plus de lien avec les membres de sa famille ni avec ses amis, il sombre dans la dépression voire même dans le cybercrime cherchant plus de défis. Le caractère compulsionnel et obsessionnel que développe le jeune joueur à cause des jeux en ligne de type MMORPG favorise sa chute libre dans le monde de l’inconnu où tout lui semble permis.
Il est aussi important de signaler que les jeux de guerre, qu’ils soient mis en ligne ou en vidéo (Play Station, Ibox, Psp .. ), sont devenus de plus en plus sophistiqués et font appel à des équipements militaires de combats qui sont dans la plupart du temps des équipements qui existent vraiment dans la réalité et qui sont reproduits fidèlement dans les jeux. Habitués aux batailles d’une violence parfois terrorisante (tuerie, carnage…), les jeunes joueurs ne sont plus affectés par ce genre d’images qu’ils intègrent sans difficulté dans leur système mental comme images banales qui ne suscitent donc pas de rejet. Elles sont bien refoulées et n’agissent donc qu’inconsciemment dans d’autres situations et dans d’autres dimensions qui peuvent paraître sans liens avec ces mêmes images. Cette banalisation de la violence y est pour beaucoup, sachant qu’aucun acte ne vient du néant et c’est une loi qui n’exclut pas le cybercrime, bien au contraire, plusieurs facteurs déclencheurs chez un individu peuvent inciter son système mental à aller vers le crime, tels les traumatismes et chocs émotionnels, les problèmes familiaux et les épisodes maniaco-dépressifs et j’en passe.
La médiatisation de la cybercriminalité comme phénomène «ordinaire» et sa généralisation dans « l’inconscient collectif », à croire Durkheim, y est pour beaucoup, je dirai. Elle répand de plus en plus ce phénomène mystique que la psychologie essaye de démystifier. Suite à plusieurs recherches, il a été découvert que les personnes dont la personnalité est de type asociale, dépressive, maniaco-dépressive ou présente une perversion narcissique, associés chacune à un usage pathologique d’internet (addiction à internet) peuvent passer au cybercrime de manière très facile sans se soucier des conséquences. Des épisodes psychotiques liés à la drogue ont aussi pu être relevés. En outre, les addicts ont généralement besoin de plus en plus de défis. Par conséquent, un bon nombre d’eux glissent facilement dans le cybercrime, en recherchant le sensationnel. Dans le monde virtuel, ils réalisent ce qu’ils ne peuvent réaliser dans leur monde réel. Grâce aux jeux, ils deviennent forts, riches, beaux avec des compétences extraordinaires. Ils usent donc leurs compétences dans des actions qui leur permettent de se mesurer à d’autres hackers. Ils commencent en s’amusant à hameçonner des comptes personnels de leurs contacts directs puis vont vers l’espionnage des plateformes d’échanges (boîtes électroniques, salles privées de tchatche etc.). Peu à peu, ils s’en lassent et vont essayer autre chose. Pourquoi pas hacker un site quelconque en s’amusant à le bloquer ou à changer sa page d’accueil par défaçement ? Une fois fait, comme dans le jeu virtuel, ils chercheront quelque chose de plus difficile à infiltrer. Une minorité de hackers iront vers les sites gouvernementaux, insouciants, ils continueront leurs jeux, en solo ou en groupe, un jeu qui devient de plus en plus dangereux non pour leur vie virtuelle seulement mais pour leur vie réelle puisqu’il s’agit là d’enfreindre la loi, un délit passible de sanctions pénales. La majorité de ces cas-là finissent par être identifiés par les autorités vigilantes.

L’Algérie et les enjeux cyber-sécuritaires
En Algérie, dix-sept ans après son entrée sur scène, l’internet compte dans son parc de connexion 21.4 millions d’abonnés ADSL dont 19 millions pour l’internet mobile via la 3G (bilan-ARPT 2016). Avec 8 millions de Facebookers et 4 millions de messages par jour, le travail sécuritaire de prévention est loin d’être facile, il est même titanesque. L’épée de Damoclès sur la tête des concernés de la sécurité du pays, que pouvons-nous tous faire pour mieux contrôler le phénomène de la cybercriminalité devant l’impossibilité de l’éradiquer de manière totale ? La 4G étant à la porte de la généralisation, le e-commerce pointant son nez, cela donnera certainement à tous du fil à retordre. Dans son abondance, l’eau apportée à notre propre moulin en trouvant aussi et surtout des solutions concrètes que de simples arguments, ne sera que bénéfique. Le champ de recherches est si large et tellement profond que se retrousser les manches est le moins qu’on puisse faire puisqu’il s’agit là de la protection de notre propre économie quand le pays adoptera entièrement le numérique et passera à la e-gouvernance.
Le retard qu’affiche l’Algérie dans les TIC, un constat qui ne vient certainement pas de psychologues mais d’experts en communication et en économie, est un retard que l’Algérie doit considérer comme bénéfique, une occasion à saisir pour renforcer ses lignes rouges aux dépens même parfois de ses lignes vertes. Les enjeux sécuritaires, stratégiquement parlant, sont tellement grands que notre pays, comme d’habitude, ne se permettra pas l’erreur encore moins l’échec. Sa stabilité par rapport à plusieurs autres pays lui permettra inexorablement de mettre en pratique un très grand acquis dans sa lutte intransigeante contre le terrorisme, pour plusieurs années, années de braise où un acquis exceptionnel s’est fait rappelant la Guerre d’Algérie, une révolution noble. Le cyber-terrorisme n’en est qu’une partie mais qui requiert des forces spéciales avec l’arme dans la tête. La coopération naissante entre notre pays et plusieurs pays très avancés dans le domaine de la cyber-sécurité, à l’instar des Etats-Unis et de l’Allemagne en matière de formation des équipes spécialisées, notamment en cyberdéfense, a été plus que louable. Les disciplines des sciences humaines, sciences comportementales, profilage prospectif, cybercriminologie et cyberpsychologie,ne doivent-elles pas, elles aussi, être au cœur de cette formation pour une lutte tous azimuts si elle ne l’est déjà?
En Algérie, quelques études ont été réalisées dans plusieurs domaines et visant plusieurs objectifs. Je citerai volontiers quelques-unes, les plus importantes à mon sens. Selon une étude en 2013 menée par la société Immar Research and consultancy, 72% d’internautes algériens seraient des adolescents âgés de 15 à 19 ans. Ce qui met les Algériens connectés en danger plus particulièrement les mineurs, est le fait qu’ils sont obligés de passer par des serveurs étrangers qui sont dans la majorité du temps non identifiables et de là ils se trouvent exposés à tous les dangers cybernétiques. Les autorités algériennes concernées ont relevé aussi une évolution de 87% des affaires de criminalité numérique en 2015 par rapport à 2014 d’où la nécessité prioritaire de devoir lutter contre ce fléau de manière massive et rapide.
Dans ce sens, de gros efforts ont été engagés par la commission sectorielle de prévention des fléaux sociaux de l’Assemblée populaire de la wilaya d’Alger (APW) en collaboration avec la DGSN à son plus haut niveau. Durant l’évaluation annuelle de ses actions, la commission a tenu des conférences importantes en incluant l’addiction à internet comme fléau social qui mériterait des actions de prévention au même titre que la drogue et la violence en milieu scolaire. Egalement en 2015, une étude psychologique à Alger, première du genre, a été menée sur 15 000 écoliers et étudiants des trois cycles d’enseignement. Elle a fait ressortir des chiffres alarmants voir choquants qui mériteraient réflexion et action. En effet, l’étude dit que 70% des écoliers et étudiants fréquenteraient les espaces internet de manière continue et 33% d’entre eux seraient cyberdépendants. Sur la base de ces chiffres, des recommandations ont été rapportées par ladite commission dont la plus importante est la nécessité d’ouvrir des cellules d’écoute et d’orientation au niveau de tous les établissements scolaires.
Ainsi, il faut souligner en rouge le fait que nos jeunes ne sont pas assez immunisés contre les dangers qu’ils encourent, au quotidien sur internet, en mettant leur vie privée et celle de leur famille et proches à nu sur les murs des réseaux sociaux tels que Facebook , Instagram, Twitter et j’en passe. Ils sont là et communiquent avec des étrangers qui peuvent user de plusieurs subterfuges afin de récolter de l’information qui n’est pas dangereuse pour la personne et sa famille seulement mais pour tout un Etat.
C’est dans ce sens que la DGSN oriente ses efforts de prévention par son programme de sensibilisation des mineurs (écoliers) aux dangers de la cybercriminalité. L’action méritoire la plus récente a été réalisée comme suite logique à plusieurs actions préventives réalisées ces dernières années. Cette campagne de sensibilisation sur l’usage abusif et les dangers de l’Internet a été menée à travers les 48 wilayas du pays sous le thème « Tous pour une meilleure exploitation de l’internet ». En marge de cette campagne, un chiffre alarmant de 4 500 affaires/an a été annoncé et qui impliquerait des sujets de moins de 18 ans. Chiffre bien révélateur et marquant que les mineurs dans notre pays sont ceux les plus en danger et mériteraient donc une attention particulière de la part de tous, y compris et surtout des psychologues qui pourraient, à mon sens, orienter des actions du comment agir pour convaincre les jeunes d’aujourd’hui d’être plus vigilants et de suivre les instructions de sécurité cybernétiques tout en devenant eux-mêmes des relais naturels pour sensibiliser d’autres jeunes de leur entourage. La société civile étant le vecteur de toute démarche sociale massive en matière de sensibilisation, elle doit largement jouer son rôle si nous voulons que les choses marchent plus vite. Les associations de parents d’élèves seraient celles qui doivent être les plus alertes pour engendrer des actions efficaces en milieu scolaire contre tous types de cybercriminalité. En ce qui concerne le cadre législatif, une loi en 2009, la 09-04 portant règles particulières en relation avec les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication portant sur la lutte ainsi que la prévention, a été promulguée, suite à laquelle un Centre de prévention et de lutte contre la criminalité informatique et la cybercriminalité (CPLCIC) a vu le jour. En 2015, une nouvelle loi, la 15-04 portant sur les règles générales relatives à la certification et à la signature électroniques est venue renforcer la législation algérienne en visant la sécurisation des données personnelles et des échanges électroniques. L’outil juridique étant là, les efforts se regroupent de plus en plus pour étouffer ce mal qui se propage et gangrène la société. Un mal qui pourrait aller à l’encontre du développement économique du pays s’il n’est pas contrôlé. Dans ces efforts-là doivent s’inscrire ceux des cybercriminologues, des psychologues profileurs et des cyberpsychologues pour couper la route aux cybers « hors-la-loi ».

Quelques cas illustratifs
Les enfants, les mineurs et les jeunes adolescents ne sont pas les seules victimes puisque même les adultes tombent dans les pièges des cybercriminels malgré leur maturité. Un cas très récent auquel j’ai assisté, est celui d’une femme algérienne, médecin de formation, qui, malgré sa grande maturité et son expérience dans la vie s’est retrouvée dans une situation déplorable. Elle s’est fait arnaquée par une personne étrangère qui s’est faite passer pour un ami d’enfance avec preuves à la main (photos, données personnelles etc). Le cyber-escroc derrière son PC a pu lui soutirer une grande somme d’argent en devises en improvisant une histoire qui tient vraiment debout et à laquelle la dame a cru par inadvertance et non par naïveté. Les devises ne pouvant pas être transférées directement d’Algérie, la dame a dû transférer l’argent avec l’aide de sa famille résidente à l’étranger. Ce cas n’est qu’un parmi des milliers. Un grand nombre de personnes non averties parce que peu ou pas informées tombent tous les jours dans les filets bien tissés de ce genre de cyber-arnaqueurs, mais les plus touchées restent certainement ceux dont on vole l’identité pour l’utiliser dans des actes criminels. Il me vient à la tête la grosse affaire du hacker qui a effectué en 2015 à Oran, des opérations commerciales au nom de ses collègues. Employé dans une grande boîte d’un opérateur de téléphonie mobile, ce hacker a pu, grâce à un logiciel malveillant, répandre un virus de type cheval de Troie pour voler les mots de passe des ordinateurs de ses collègues, ce qui lui a permis d’effectuer des opérations commerciales illicites en leurs noms avant d’être pris dans les filets des autorités concernées.
Egalement, et tout récemment, un groupe de mineurs enfants de riches personnes sont tombés entre les mains de cyber-racketteurs qui les ont incités en premier lieu à la pornographie puis les ont menacés de publier leurs photos et vidéos dans les réseaux sociaux plus spécialement sur Youtube. Ces maîtres chanteurs ont pu soutirer la somme de plus d’un million et demi de dinars à ces mineurs avant que les autorités vigilantes et avisées ne mettent la main sur eux.
L’utilisation de la plateforme mobile (Smartphone, tablette, Iphone..) est actuellement la cible préférée des cybercriminels. Les jeunes non avertis suivent à la lettre des instructions, par exemple, comment se connecter gratuitement et tombent dans le monde du dark web sans le savoir. C’est le cas de la connexion VPN qui est gratuite mais non fortuite. La récolte d’information sur les utilisateurs est le prix à payer, un prix souvent très cher.
En psychologues, il nous importe de savoir si la psychologie en général et la psychologie adaptée au monde virtuel en particulier peuvent aider à contrer le fléau sujet de discussion et qui vise l’homo sapiens devenu grâce à la technologie, ou à cause d’elle, un homo numérus, l’homme le plus évolué de sa race.

L’apport des sciences du comportement, du profilage et de la cyber-psychologie
Les sciences du comportement propres à la psychologie sont considérées comme parties prenantes dans les structures d’investigations surtout ceux des pays anglo-saxons. Des équipes constituées davantage de profileurs que de criminologues font un travail très poussé en matière de comportements humains dans ces pays-là. Dans le profilage, nous retrouvons deux types, le profilage criminel et le profilage prospectif. Le premier est défini comme « une technique favorisant l’identification des principales caractéristiques de la personnalité et du comportement chez un suspect, en se basant sur les éléments du crime qu’il a commis » et « une méthode permettant à des enquêteurs spécialistes de la psychologie de déterminer le profil psychologique d’un individu a posteriori (c’est-à-dire après que des faits ont été commis). Il peut s’agir d’un criminel ou d’une victime. Le deuxième type se fait par l’élaboration de « corrélations entre une activité criminelle particulière et l’appartenance à un groupe défini par certains traits en vue d’aider la police à identifier des suspects potentiels dans le cadre d’enquêtes. Le profilage prospectif a recours à une analyse fondée sur les probabilités destinée à identifier des suspects et les assujettir à une surveillance ».De là, nous déduisons que le profilage n’est pas une science en elle-même mais plutôt un art propre à quelques individus qui usent de fondements scientifiques et rajoutent leur propre intuition pour combler les lacunes d’une situation à analyser. Le jugement heuristique est l’un de ses outils les plus utilisés dans les situations d’urgence.
Les sciences du comportement adaptées à internet font ressortir des indications et des indices assez élaborées par rapport aux comportements des internautes sur les réseaux sociaux qui font que chaque internaute a sa façon de se comporter, ses heures de connexion qui ne sont pas toujours liées à la région où il vit, les mots qu’il utilise et leur fréquence, ce qu’il publie, les commentaires et publications qu’il « aime », qu’il partage, qu’il répète, qu’il met en valeur, les personnes avec qui il discute et de quoi il discute, etc. L’analyse du contenu verbal écrit et même des émoticons (smileys) utilisés en disent beaucoup. Dans le net-profiling, la notion d’« avatarisation » est bien étudiée puisqu’elle peut être très révélatrice d’un état mental ou psychologique. Un avatar est en fait « un personnage représentant un utilisateur sur Internet et dans les jeux vidéo. Par extension ce terme est arrivé dans les forums de discussions puis dans le langage courant, il désigne alors le pseudonyme utilisé sur les sites internet et les réseaux sociaux ». Ce qui est important à signaler est que le choix de l’avatar par l’internaute, symbolisant sa personne, ne va pas forcément avec son âge réel, son sexe ou sa véritable image corporelle. Tous ces éléments et bien d’autres donnent des éléments de profil propre à chaque personne et à chaque personnalité.
Quant à la cyber-psychologie, c’est une nouvelle discipline qui a pour objet d’étude « les effets du cyberespace sur le comportement humain et la société en général ». Plus explicitement, on parle de la « psychologie de l’Internet » ou de la « psychologie du web » qui est un domaine de développement englobant tous les phénomènes psychologiques qui sont associés à la technologie émergente ou affectés par elle. Ces dernières années, cette discipline se focalise de plus en plus sur les addictions à internet (cyberdépendances) en étudiant l’impact de ce genre d’addiction dites comportementales sur la personnalité surtout celle des enfants, des adolescents et des jeunes adultes. Ces addictions concernent celles liées aux jeux en ligne, l’addiction aux jeux d’argent, l’addiction à la pornographie etc. Cette discipline nous aiderait sans doute à comprendre le monde de la cyberdépendance qui est la source de la cybercriminalité, sa fontaine de Jouvence même.

La passerelle
Pour remporter une guerre, il faut avoir le sens de l’anticipation, vous dira le militaire. Pour rester dans la paix qui n’est pas synonyme de non-guerre, il faut prévenir et prospecter le comportement anormal, vous dira le psychologue. La complicité des deux donnera une prévention de très haut niveau qui intéresserait toute autorité sécuritaire puisque le profilage prospectif est le pilier de la prévention des crimes en général et des cybercrimes en particulier. Rechercher des signes, des indices, des pistes autant analytiques qu’intuitives pour éviter l’acte criminel et le faire éviter aux autres, sont des processus qui doivent s’inscrire dans la « cyber veille stratégique ». Entre cyber attaque et cyber défense, une guerre d’intelligence farouche se déploie où le plus rapide, le plus intuitif, le plus rusé et surtout le plus outillé sur tous les plans remporte la guerre même s’il perd quelques batailles.
La solution commence, à mon sens, par la prise de conscience.
 

D. R.

Dr Rahali F.-Djalila, psychologue clinicienne spécialisée en cyber-psychologie et profileur en recrutement depuis 1999, chercheur en net-profiling dans les réseaux sociaux depuis 2013.



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