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N° 114 - Juin 2018

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Dossier

Mohamed Salamani ou l’efficacité en seconde nature

Par Hamid BELLAGHA



Juillet 2017. Mohamed Salamani est nommé wali d’Annaba. Il prendra ses fonctions un lundi, lors d’une cérémonie de passation de consignes avec l’ex-secrétaire général de wilaya, Taoufik Mezhoud, qui assurait l’intérim de wali de Annaba, nommé au même poste dans la wilaya de Béjaïa. Mohamed Salamani ne connaitra pas d’état de grâce. Il sera confronté tout de go avec la crise de l’eau qui a caractérisé l’été dernier la wilaya d’Annaba. Une wilaya qui voit le nombre de ses habitants multiplié par trois eu égard aux sites balnéaires qu’elle offre à ses visiteurs de quelques jours, alors que son « quota » d’eau bat dangereusement de l’aile.
Depuis, les opérations de forages judicieux opérées suite aux instructions du nouveau wali ont permis à Annaba de regarder désormais la crise de l’eau de l’été 2017 dans le rétroviseur.
C’est que Mohamed Salamani est un homme de défi. De tous les défis. Ses collaborateurs le désignent volontiers comme un battant, toujours souriant, mais très ferme dans ses décisions.
C’est un homme, effectivement très souriant que nous rencontrons, complet sombre taillé sur mesure, rentrant tout juste du théâtre Azzeddine-Medjoubi où il a rendu un hommage aux femmes à l’occasion de la fête du 8-mars, journée internationale de la femme.
« Je suis un pur produit de l’école algérienne, de l’administration algérienne, de l’Algérie.» Un leitmotiv qui revient fréquemment dans la discussion avec Mohamed Salamani.
Commis de l’Etat par excellence, il a aussi exercé, depuis 1991, après avoir décroché son diplôme d’énarque à l’ENA, les postes de chef de daïra de Téleghma, wilaya de Mila, Bouchegouf, wilaya de Guelma, ainsi qu’à Koléa, wilaya de Tipasa et Sétif. Nommé secrétaire général de la wilaya de Skikda de février 2006 jusqu’à septembre 2010, Mohamed Salamani deviendra le premier wali délégué à Hussein Dey de septembre 2013 jusqu’à octobre 2013. Wali, Mohamed Salamani le sera d’abord à Béchar en 2013. « Le service national à Béchar, puis j’y reviens plusieurs années plus tard en tant que wali », soulignera-t-il avec un regard clair rattaché à un passé où la guérite était un second logis pour l’officier de réserve qu’il était dans l’une des casernes de Béchar.
En 2015, il s’en ira du côté des Aurès pour revêtir la même casquette que celle de Béchar, celle de wali de Batna. Sur place et comme à Béchar, Salamani sera un homme de terrain, passant le plus clair de son temps sur les chantiers, loin des salons feutrés du siège de la wilaya.
A Annaba, et une fois la grogne de la soif apaisée, notre interlocuteur s’en ira pour jauger puis juger les problèmes de sa wilaya. « Annaba serait-elle une wilaya difficile ? » Haussement d’épaules de Salamani, puis, toujours le sourire aux commissures des lèvres, il rétorquera par un : « Il n’y a pas de wilaya facile, il y a des problèmes spécifiques à chaque région, et les solutions ne sont pas les mêmes. Elles doivent être adaptées, c’est tout. »
« L’homme des chantiers, » est, de ce fait, servi à Annaba. Il y aura en premier lieu celui du logement dont la demande, pour la seule commune du chef-lieu est estimée à quelque 37000 unités. Des programmes de logements ont été lancés avant la venue de Mohamed Salamani à la wilaya, mais il renforcera les chantiers en moyens humains et matériels, pour aboutir, depuis quelques mois, « à une répartition équitable » dans l’octroi de logements, malgré l’absence d’assiette foncière à Annaba-Ville, supplée par de nouveaux pôles urbains, à l’image de Draâ-Errich.
D’ailleurs, avant de se rendre au théâtre, et après, il s’entourera de tous ses collaborateurs et des directeurs de l’exécutif pour mettre quelques points sur les « i » des logis à distribuer dans les mois à venir, surtout ceux de la formule de logements sociaux.
L’impératif de Mohamed Salamani sera de restituer à Annaba ses lettres de noblesse et sa notoire désignation de coquette qu’elle ne porte plus qu’occasionnellement. Des défis immenses l’attendent, bien que plusieurs soient déjà pris en charge. « Pour tout cela il faut une réquisition permanente de l’ensemble de l’administration, des élus, mais également de la société civile. D’ailleurs j’ai une réunion à 17 heures avec tout ce beau monde », nous précisera le wali d’Annaba, toujours le sourire aux lèvres. Alors, bon vent Monsieur le wali, et que le succès soit toujours à vos côtés, comme il l’a été à Béchar et à Batna.

H. B.



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