«La problématique de ce symposium est résumée dans son titre : une réponse de l'université face aux défi s du développement. Des défi s, l'Algérie doit en relever. La crise financière n'épargnant aucun pays, l'Algérie devra faire preuve d'inventivité pour réussir ce formidable pari qui est de créer dans les 5 prochaines années les trois millions d'emplois inscrits comme une priorité par l'actuel gouvernement » avait énoncé M. Ali Belkhiri, président du comité d'organisation du symposium.
C 'est donc durant deux jours, à savoir le 16 et 17, que se sont déroulés les travaux du symposium international sur l'entrepreneuriat à l'hôtel El Aurassi à Alger. Organisé par le Centre de Carrière de l'Institut National de Commerce en partenariat avec le William Davidson Institute de l'université du Michigan (USA), ces journées ont porté sur l'identification des conditions nécessaires à la mise en place de l'entrepreneurship en Algérie. Elles ont par ailleurs, permis de faire un état des lieux sur la question des rapports université-entreprise et proposer des solutions pour le contexte algérien.
Cette rencontre a vu la participation des chefs d'entreprises, d'éminents enseignants universitaires et d'experts internationaux « 9 conférenciers dont 6 de nationalité étrangère (USA, Canada, France, Angleterre...) ». Ces derniers ont débattu sur comment l'université doit mettre en place les mécanismes de connaissance des besoins du marché pour pouvoir adapter les programmes de formation aux profits requis afin d'occuper les nouveaux emplois dont a besoin l'entreprise ?
Ces intervenants nationaux et internationaux ont apporté un éclairage sur la problématique, d'où la nécessité d'inculquer la culture de l'entrepreneuriat, en l'intégrant dans les programmes de formation professionnelle, expliquant de ce fait, que l'Algérie et à l'instar des autres pays du monde, doit plus que jamais s'aligner et opter pour une stratégie de développement des compétences humaines et d'en faire une priorité.
De la sorte, l'Algérie pourra se positionner dans le sillage d'un processus de développement durable, lequel nécessite d'investir dans la formation professionnelle de jeunes cadres. Cette optique, met en valeur l'importance de ces formations qui sont plus que nécessaires pour contrer les mutations constantes du marché du travail. Pour ainsi dire que « c'est en innovant que l'on contribue à la richesse d'un pays ». Ce symposium, premier en son genre en Algérie, explique Mr Belkhiri, est « un espace d'échange d'expériences en premier lieu entre les pays émergents et l'Algérie » , consacré aux grandes interrogations, à la jeunesse et à leur devenir. Et d'ajouter : « s'inscrivant dans le cadre du partenariat conclu avec le WDI (William Davidson Institute), nous tenons à la construction de synergies fructueuses et innovatrices, en tenant compte de l'exigence de promouvoir la culture entrepreneuriale, mettant en valeur la créativité, et de ce fait de futurs managers pouvant aisément créer et gérer leurs propres entreprises ».
Etant donné, souligne-t-on, « la crise financière n'épargnant aucun, il est primordiale de s'investir un peu plus dans le développement de compétences talentueuses et jeunes créatifs pouvant faire d'une simple idée de départ, un projet prometteur à long terme ».
Ceci dit, cette stratégie permettra à notre pays d'être moins dépendant des pays de l'OPEP et de consommer moins de pétrole en développant ces trésors d'imagination, qu'est, entre autre, le capital humain. «C'est une stratégie que de développer à travers les idées innovatrices, soit en permettant une certaine émergence en matière de compétences. C'est donc en développant des concepts nouveaux qu'une nation tend à se différencier des autres » a tenu à mettre en avant Mr Saadi Abdesselam, Directeur de l'Institut National de Commerce d'Alger.
Toutefois, additionne-t-on, en se basant sur cette problématique, une stratégie nationale est nécessaire pour faire face aux divers changements que subit en permanence le monde économique et du travail, lequel est boosté par les nouvelles technologies de l'information et de la communication (TIC). Au courant de la deuxième journée, deux ateliers spécialisés dans «l'entreprenariat et PME» et «centre de carrières et besoins du secteur privé» ont approfondi la réflexion sur le thème central. Ce symposium a, par ailleurs, été suivi par la publication prévue d'un livre intitulé « Actes du symposium » qui regroupera outre les interventions en plénière, les comptes-rendus et recommandations des ateliers.
Le rapport université-étudiant-entreprise
La relation université-entreprise est en passe de changer. Les prémisses nous en sont données par les changements qui ont touché certains instituts qui sont passés au rang d'écoles hors universités comme c'est le cas pour l'INC. A travers leurs organigrammes, on aura remarqué la présence d'une nouvelle direction intitulée « Formation continue » qui atteste de la volonté du législateur de lier de manière institutionnelle ces nouvelles grandes écoles à leur environnement économique » a-t-on précisé. Ajoutant que universités et entreprises se sont regardées en chien de faïence se rejetant la balle quand il s'était agi de savoir à qui incombait la responsabilité de faire le premier pas vers l'autre ?
Les intervenants dans ce symposium, tous unanimes, ont estimé qu'il est indispensable, voire incontournable que l'université favorise cet aspect de développement en permettant à ses diplômés d'acquérir les connaissances nécessaires à la création d'entreprises, de PME, principalement. La mise en place de cette relation à travers le Centre de Carrières reliant l'université à l'entreprise facilite aux jeunes étudiants et diplômés d'avoir un meilleur ciblage de carrière, a précisé lors de son intervention, Mr Nourredine Kheraifi a, représentant du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Cette réponse de l'université aux défi s du développement, le comité scientifique de ce symposium l'a appréhendé sous l'angle de la création d'entreprises mais aussi du rapprochement de celles-ci. Il est désormais question d'appréhension sous l'angle de la créativité et le rapprochement entre universités et entreprises et ce, par le développement de nouveaux concepts indispensables pour le pays. Et de ce fait, permettre le maintien du lien ombilical avec l'économie actuelle en Algérie, a-t-on fait comprendre.
Ainsi et pour faire face au défi qu'est de répondre à la demande et aux besoins du marché de l'emploi, et arriver à créer davantage de postes d'emplois, cette opération université/entreprise se trouve être une solution première et essentielle. Ce concept, indiquent les orateurs, offre l'initiative de favoriser l'insertion des jeunes diplômés dans le monde de l'entreprise, d'avoir un aperçu un peu plus clair de leur devenir. Pour se faire, nombre de moyens sont développés, notamment à travers les offres de stages et d'emplois émises par les entreprises, entre autres au niveau de l'interface mise en place par l'université et la reliant aux entreprises. L'utilisation des TIC, comme l'un des moyens principaux, est indispensable dans ce genre de perspective, permettant à chacun d'entre eux : étudiants/diplômés, entreprises et universités, d'avoir un accès permanent et un échange d'informations sur les besoins du marché de l'emploi, sans que la distance ne soit un obstacle.
On affirme par ailleurs, que l'une des solutions pratiquées consiste dans le développement, au sein des institutions de formation, de cursus (cours de partenariat) à même de permettre aux jeunes étudiants de se prendre eux-même en charge une fois versés sur le marché du travail.
SALON DES CARRIERES / JINCENT 2009
Une 3ème édition en début Juin
Prévu pour les 8 et 9 Juin 2009 au Palais de la Culture "Moufdi Zakaria", Kouba (Alger), ce salon des carrières en est à sa troisième édition cette année et est organisé par le Centre de Carrière de l'Institut National de Commerce en partenariat avec le WDI de l'université du Michigan. Intitulée JINCENT 2009, il sera destiné principalement au recrutement de jeunes talents, nouveaux diplômés et étudiants, de toutes les spécialités. Plusieurs entreprises prendront part à ce salon. Un nombre important de professionnels est attendu à ce titre, de plusieurs branches de spécialités industrielles.
Ce rendez-vous sera l'occasion pour les étudiants de s'imprégner des nouvelles opportunités d'emplois, de s'entretenir avec les représentants des entreprises participantes et de proposer leur candidature. Outre, les entreprises auront ainsi l'opportunité de recruter de nouvelles têtes, fraîchement diplômées ou pas encore, à la source, c'est-à-dire, à l'université. Pour dire que dans la perspective de relier l'université à l'entreprise, l'initiative de ce forum de recrutement, en est le début.
Concours de photographie amateur
Par ailleurs, et au cours de ce salon, un concours de photographie amateur inter-faculté est prévu. Ce concours, destiné aux lycéens et étudiants, principalement, comporte plusieurs thèmes, à savoir : paysage, portrait, architecture et free-shot. Une initiative entreprise par Stars, l'association des étudiants de l'INC, qui espère à travers cette modeste activité, développer cet amour, cette passion qu'est la photographie, chez les amateurs des clichés. Les lauréats de ce concours se verront primés par les organisateurs.
