Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 117 - Nov 2018

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Medias

Un grand chantier que beaucoup de jeunes occupent

Groupe Ennahar

Par Leila BOUKLI



Il y a deux ans, nous recevait dans ce même bureau sis au dernier étage de cet immeuble, obtenu par leasing, dans la zone d’activité du quartier Saïd Hamdine et qui abrite, aujourd’hui le journal créé, il y a sept ans, et les bureaux de l’administration, Anis Rahmani, de son vrai nom Mohamed Mokaddem. Il cumule plusieurs fonctions : journaliste d’investigation spécialisé dans les questions sécuritaires, écrivain, directeur de presse écrite, d’un média lourd, dont le siège, un immeuble neuf de sept étages, se trouve juste en face du premier. Anis Rahmani a toujours rêvé de lancer une chaîne de télévision. Un plus pour la promotion du journal. Il est donc aujourd’hui à la tête du groupe Ennahar – journal et télévision –, une entreprise à cent pour cent familiale, dont il est le fondateur. Le secret de sa réussite, avoir fait confiance aux jeunes et aux femmes. Son souhait aujourd’hui est que le gouvernement avance sur le dossier des chaines privées de droit étranger, avec des bureaux agréés en Algérie. En attendant que les autorités appliquent la loi sur l’activité audiovisuelle et donnent la légitimité à celles qui ont fait leurs preuves, Ennahar, avance, progresse et sème ses valeurs d’amour à la nation. Pour défendre la stabilité du pays et éviter que le pays ne tombe dans le désordre que certains esprits malintentionnés voulaient, Anis Rahmani a travaillé, dès le début, pour un contenu rassembleur. L’avenir nous a donné raison, nous dit il. La paix, la stabilité et l’amélioration de conditions de vie de la population sont une réalité.

Le succès n’a pas de secret.
Rien ne semble avoir changé ici, si ce n’est la concrétisation de ce qui était un rêve, le lancement d’une chaîne de proximité d’information continu, s’attelant quotidiennement à fidéliser un public difficile mais qui semble être conquis par les programmes de cette chaine et qui ne cesse depuis de grimper. « Ce seront les jeunes du journal, qui ont lancé la chaîne en attendant de recruter. Par ce travail collectif, ils font désormais parti de la mémoire, de ces nouveaux médias. Car l’argent ne suffit pas, c’est l’amour du métier, l’engagement et le gout de l’aventure qui priment pour la réussite de telles entreprises. Donner confiance aux jeunes, c’est ce qui manquait, c’est pourquoi j’ai mis mon expérience personnelle, dans cet enjeu principal, affirme Anis Rahmani. C’est une réussite. Reste à nous perfectionner, à nous améliorer avec l’adhésion de tous. Nos portes restent ouvertes aux jeunes, hommes ou femmes, qui ont de l’ambition. » L’Ansej, dira-t-il, est une machine à créer des fainéants de luxe. Pas d’études sérieuses sur les projets. On remarque, soulignera-t-il que l’Ansej est une aide aux concessionnaires automobiles. Il donne aussi, l’exemple de l’agriculture. La gestion de l’Etat envers les jeunes a cassé ce secteur. Pour Anis Rahmani, la politique d’assistanat a aussi ôté toute envie de travailler. « Le travail, c’est ma vie. Je passe dans ce bureau que je qualifie de salle opérationnelle entre 15 à 17 heures quotidiennement et j’exige que mes collaborateurs, auxquels je veux inculquer mes convictions et valeurs, l’amour du travail bien fait et de la patrie, fassent de même », révélera-t-il.

Un homme de conviction
L’idée de lancer un journal de proximité en langue nationale m’est venu un certain 1er novembre 2007, rappelle Anis Rahmani. Le choix du mois n’est pas fortuit puisque, depuis, on s’attelle avec toute la force de nos convictions à mener une autre révolution : substituer le fusil par la plume, par l’image, arme dangereuse surtout si l’on jette les principes et l’honnêteté au panier. Il est temps que les nationalistes algériens, après le sang et le deuil, défendent les acquis, les symboles de notre beau pays. Certains veulent nous casser, ne mettant en avant que des images négatives. J’ai donc débuté, par la création du journal Ennahar avec le strict minimum, 10 millions de dinars, une vingtaine de journalistes, aucun parmi eux n’avait fait l’expérience de la presse publique. J’ai rationalisé le budget et opté pour le principe que le journal doit toujours donner une valeur ajoutée. C’est un appui de taille pour la télévision.
Ennahar est à l’heure actuelle un grand chantier que beaucoup de jeunes occupent. « Au début, c’était un rêve de lancer une chaine de proximité et de fidéliser un public difficile, mais nous l’avons conquis », admet Anis Rahmani. Ennahar TV avec ses cinq studios (information et production), ses six rédactions (socio-économique, internationale, locale, politique, reportages et enquêtes), son service archives et VTR, son département (production) s’impose, doucement mais surement, dans le paysage médiatique national. Avec des missions qui s’assimilent au service public, on tente, avancera-t-il, d’algérianiser nos programmes, dans le choix des thèmes et par une langue, accessible à tous. « Avant, les journalistes, recrutés dans les 48 wilayas, qui vivent tous à Alger dans des maisons louées par Ennahar TV, étaient influencés par les chaines arabes. Depuis chacun a trouvé sa touche personnelle, dans une démarche de synchronisation avec les télés algériennes. Ennahar TV a désormais, une âme et le message passe. Les jeunes débarquent chez nous, directement de l’université, ils ont 4 à 6 mois, pour se positionner », soulignera Anis Rahmani avant de préciser que « nous les formons, car nous sommes une école professionnelle qui pourvoit les autres chaines qui s’ouvrent, en journalistes et animateurs. C’est une pépinière, où les autres puisent sans merci. La différence, avec eux, c’est que nous formons, c’est une valeur ajoutée pour le pays. Ils viennent malhonnêtement les détourner, par des pratiques de « bagarra ». L’Etat doit jouer son rôle de régulateur pour qu’il n’y ait pas de problèmes de mafia dans le secteur de l’audiovisuel comme on l’a connu dans la presse écrite que je connais bien puisque j’y viens». Une partie de son expérience, il l’acquiert dans la presse étrangère, d’abord en 1994, dans un hebdo égyptien Affaires internationales édité au Pakistan; puis à El Moustaqila, un hebdo tunisien à l’approche académique, édité à Londres. « Pendant dix ans, de 1999 à 2009, j’ai tenté de corriger l’image de l’Algérie véhiculée depuis Londres par le journal El Hayat où j’étais correspondant. » Ce fonceur se consacre pleinement aux objectifs qu’il s’est fixés et qu’il compte atteindre : « Faire changer l’image de la nation que certains tentent de ternir.» « Aujourd’hui, il faut reconnaître que sous l’ère Bouteflika l’Algérie rentre de plain-pied dans une seconde révolution. Le pays évolue dans le bon sens. Les acquis sont nombreux, mais hélas, les convoitises aussi. En 1996, j’ai envoyé en tant que collaborateur des articles politiques à El Khabar et j’ai eu la surprise de les retrouver en manchette. J’ai été ainsi recruté ; je m’occupais jusqu’en 2005 de l’aspect sécuritaire. » Anis Rahmani avoue être tombé à El Khabar, où il a passé 12 ans, dans le travers de la manipulation. « C’était, raconte-t-il, lors des élections de 2004. Mon téléphone sonnait sans arrêt et subitement plus rien. J’ai eu l’impression de trahir l’objectivité que tout journaliste doit avoir et certains comportements, certaines attitudes marquent à jamais. Je me souviens avoir été traité lors de l’enterrement d’un officiel à Blida comme un pestiféré par ceux-là mêmes qui me louaient. Ces échecs m’ont à l’époque fait mal, je le reconnais, mais le temps de la désillusion passé, ils m’ont au contraire finalement forgé, construit, mieux préparé à mon travail d’observateur et de faiseur d’opinion. Dégoûté, je pars suivre aux USA un programme d’un mois sur « Les médias américains et les groupes d’influence ». J’en reviens avec la ferme conviction de changer de journal et de démarrer à zéro. J’intègre la rédaction d’El Chourouk en tant que directeur de la rédaction. J’y opère des changements internes. On lance Ennahar en 2007. Je choisis de recruter des licenciés en sociologie, je m’aperçois qu’ils ont plus de connaissances. Je gère, je forme, j’oriente pour leur éviter des désillusions et des erreurs irréparables. La proximité, l’interactivité avec nos téléspectateurs sont notre maitre mot. Un moyen sérieux pour unir et rassembler autour d’une même préoccupation : le bien-être de tous. L’ensemble du personnel, 425 employés, toutes fonctions confondues, qui a compris le message, travaille sans relâche. Présent, 24H sur 24 avec des produits 100% maison, répondant aux attentes de nos téléspectateurs, avec lesquels nous maintenons une interactivité, par téléphone, par courrier, par Internet…»
Le personnel à une moyenne d’âge entre 22 et 26 ans. Ces jeunes sentent en lui le grand frère. Il y a, soulignera Anis Rahmani avec fierté, au moins 140 femmes, soit plus de 70%. Courageuses, elles aiment leur métier et sont toujours partantes, elles absorbent les problèmes avec une sensibilité qui leur est propre. Tous ont compris l’enjeu politique et réagissent à tous les évènements avec un professionnalisme étonnant. Il faut, ajoute-t-il, leur faire confiance et surtout ne pas en faire des assistés. Je supervise à distance car ils doivent se sentir impliqués et réparer eux-mêmes leurs erreurs. Ennahar étant une entreprise 100% familiale, il n’y a pas de conflits, pas de patron. Les jeunes, retrouvent dans leur encadrement des journalistes partageant les mêmes préoccupations. Ils se sentent en sécurité ; j’interviens lorsqu’il le faut, nous dit-il, pour arbitrer. C’est là, ma mission principale. Chacun est à sa place. Solidarité, respect et discipline, pour travailler dans un climat serein. Ces jeunes ont appris avec nous l’esprit de famille. Je suis convaincu qu’à l’avenir le privé va booster le public et qu’une concurrence positive va se créer. Un regret toutefois pour ce journaliste d’investigation, spécialisé dans les questions sécuritaires depuis les années 1990, que l’envie d’écrire prend en 2002 : il n’a plus le temps de se consacrer à sa passion, ni la possibilité de s’isoler, de se couper du monde pour s’adonner au travail de recherche, au tri des données en sa possession, à l’écriture, au partage des connaissances… Toujours est-il qu’ayant échappé à deux attentats, il est plus que jamais convaincu de combattre les ennemis de l’Algérie quels qu’ils qui soient.
L. B.

Haroun Nemoul, présentateur vedette 


Diplômé en journalisme, ce jeune Constantinois nous dit avoir débuté en 2009 dans une grande école, celle de la Radio locale. Durant trois ans, il y acquiert les techniques du direct et du terrain. Ambitieux, il est à la recherche d’autres expériences, d’autres aventures enrichissantes, d’autres challenges. Haroun finit par envoyer son CV à Ennahar TV en avril 2013, il y est accepté en septembre de la même année. Fort de son expérience du direct, il passe, sitôt débarqué, directement à l’antenne et se voit propulsé présentateur vedette des journaux télévisés d’Ennahar TV. A 26 ans, il est rédacteur en chef adjoint. Il ne se contentera pas de la présentation, mais participe à la confection des journaux télévisés, à des émissions politiques, à la lecture en off de reportages, de spots publicitaires, de commentaires de VTR, de vidéo amateurs envoyés par des citoyens témoins d’évènements. Il se charge aussi d’orienter le réseau de correspondants nationaux et internationaux de même que des envoyés spéciaux couvrant divers évènements en Algérie ou de par le monde. Haroun Nemoul, malgré son succès, n’a pas la grosse tête. Il dit avoir encore beaucoup à apprendre de ses aînés pour mieux appréhender l’avenir. Son rêve : travailler dans une chaine internationale. C’est tout le mal qu’on lui souhaite !

Feriel Hebib, une animatrice au sourire ravageur 


Contacté par un responsable d’Ennahar TV, cette jeune louve, qui a aussi fait des études de journalisme, passe haut la main le casting et intègre le personnel d’antenne avec une émission quotidienne grand public portant sur la consommation, sous le titre « El Moustahlek ». Fériel a choisi un langage accessible à tous, le dialectal. Nul doute que ses débuts sur les planches, dans des feuilletons télévisuels ou encore sa participation à des courts et longs métrages amateurs, ont contribué à lui donner, aisance, décontraction et présence face à la caméra. Jeune fille de son temps, elle anime 1 jour sur deux une émission pour les jeunes et les moins jeunes « Ennahar.com » ou elle commente l’actualité sur le Net, les pages Facebook, des vidéos drôles envoyées par des citoyens où téléchargées. Une thématique porteuse que Fériel exploite à fond. En préparation pour cette rentrée, une émission hebdomadaire sur la beauté et la consommation en générale où des professionnels spécialisés dans diverses disciplines débattront autour des thèmes abordés. Sûre d’elle, Fériel à pleins d’idées en tête qu’elle compte mettre à profit pour le bonheur de ses nombreux fans.

Youcef Nakaa, volontaire et décidé


Ce journaliste, diplômé de l’Ecole de journalisme d’Alger en 2009, spécialité audiovisuelle, commence par participer à un journal électronique en l’alimentant en reportages divers, passe par la presse écrite durant presque deux ans, bénéficie d’une formation de deux mois à Radio Bahdja et d’une autre en tant que présentateur-Tv où il est remarqué. C’est alors qu’il décide de répondre à l’annonce d’Ennahar TV, réussit au test et devient une cheville ouvrière de la chaîne. Il chapeaute actuellement le département Production, aidé d’un consultant externe et de deux correcteurs permanents. Youcef est un élément polyvalent, qui mène à terme le travail qui lui est confié. Communicateur pas excellence, ce jeune responsable, qui adore ce qu’il fait, est aussi producteur-présentateur d’émissions en rapport avec les difficultés des citoyens. Sensible, humain et toujours prêt à rendre service, il est apprécié par ses confrères et contacts. Il nous dit éprouver un réel plaisir à travailler dans cette chaîne avec un directeur général accessible et à l’écoute de son personnel. Son souhait, se spécialiser dans le social. 



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