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N° 119 - Fev 2019

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La réponse de l’Etat aux préoccupations des citoyens

Institution d’un ministère chargé de la Réforme du service public

Par Soulef BISKRI



La gestion de ce nouveau département, rattaché directement au Premier ministère, a été confiée à Mohamed El-Ghazi, jusqu’alors wali de Annaba. Lors de la cérémonie d’installation de de Mohamed El-Ghazi, en tant que ministre auprès du Premier ministre chargé de la Réforme du service public, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a déclaré que « la réussite de l’Etat dans ses missions est tributaire de la facilitation des conditions de vie du citoyen dans son environnement, notamment l’administration qui continue de poser des problèmes au citoyen ». Le constat est là. L’administration publique, mais aussi les organismes et institutions offrant des prestations de service public, sont faillibles, à bien d’égards, dans leurs devoirs et obligations envers les citoyens. Il convient dès lors de les recadrer dans leurs missions primaires et réhabiliter, par ricochet le service public qui souffre de bureaucratie, de passe-droit, de mépris à l’égard du citoyen et aussi de laxisme. Le gouvernement semble parfaitement édifié sur cette réalité. Depuis sa nomination au poste de Premier ministre, par le président de la République en septembre 2012, M. Sellal rappelle, à chaque fois qu’il accède à une tribune publique, que le rôle de l’administrateur, quel que soit son statut au sein de la hiérarchie, est de faciliter le quotidien des Algériens. « Il s’agit de rétablir la confiance du citoyen algérien en les institutions de son pays. Le fossé qui sépare le citoyen et l’administration aujourd’hui est grand », ne cessait-il de répéter. Il s’est montré tellement insistant sur le propos que l’institution d’un ministère chargé de la Réforme du service public, n’a guère constitué une surprise pour l’opinion publique nationale. Au contraire, la nouvelle a été bien accueillie, car elle sous-entend, comme l’a bien exprimé Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme (CNCPPDH), une réponse de l’Etat aux préoccupations des Algériens. « La création d’un ministère chargé de la Réforme du service public est une réponse du président de la République aux revendications de la société civile pour la lutte contre la bureaucratie vivier de la corruption administrative », a-t-il souligné. Le porte-parole de l’organisation des droits de l’Homme a rappelé que c’était là une revendication transmise au chef de l’Etat par les partis politiques et les représentants de la société civile par l’intermédiaire d’Abdelkader Bensalah, lequel a été chargé de superviser les consultations politiques de mai 2011. « De grands espoirs sont nourris en cette nouvelle structure pour assumer son rôle dans le rétablissement de la confiance entre le citoyen et l’administration en poursuivant la lutte contre la bureaucratie qui alimente la corruption administrative », a poursuivi M. Ksentini.
Le ministre délégué auprès du Premier ministère, chargé de la Réforme du service public, a soutenu, le jour de sa prise de fonction, qu’il aura besoin « de l’aide des autres départements concernés par la prestation du service public au profit du citoyen pour améliorer la prestation tant au niveau de l’administration ou des institutions de service public ». A moins d’un mois du démarrage des activités du nouveau département, il n’est pas aisé de savoir de quelle manière et avec quels outils il procèdera pour accomplir les missions qui lui sont conférées. Il n’est pas possible de connaître, non plus à ce stade de la formalisation de la démarche du président de la République, l’étendue desdites missions. Seront-elles confinées au fonctionnement et organisation de l’administration publique (services des wilayas, daïras, APC…), ou élargies aux prestations de tous les organismes et institutions relevant du service public, telle que les chaines de télévision et les stations de radios publiques, Algérie-Poste, les aéroports, les ports et les gares, la police et la Gendarmerie nationale, les structures de santé publique ? Ces questions trouveront certainement des réponses dès que le département de Mohamed El-Ghazi commencera à mettre en œuvre sa feuille de route.

S. B.



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