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N° 128 - Avril 2020

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Portrait

La communication dans le sang

Ammar Belhimer, ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement

Par Tahar MANSOUR



La Nation, Libre Algérie, Demain l’Algérie… n’étaient pas de simples titres de presse, mais des projets pour un autre pays, prospère, libre et heureux …que Ammar Belhimer, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, compte concrétiser en épousant le projet initié par le Président Abdelmadjid Tebboune, pour une « Nouvelle Algérie ». D’ailleurs, dès sa prise de fonction, Ammar Belhimer annonce le lancement de chantiers de « réforme globale » du secteur de la Communication.

S’inscrivent dans le cadre des engagements du Président Tebboune, ces réformes seront axées sur « l’indépendance et la liberté de la presse dans le cadre du respect de la vie privée et de l’éthique et de la déontologie et du rejet de l’injure et de la diffamation », a fait savoir Ammar Belhimer dans une déclaration à la presse en marge de sa visite effectuée à la maison de la presse Tahar-Djaout (place du 1er Mai) et la maison de la presse Abdelkader Safir (Kouba). Pour ce faire, le ministre de la Communication en homme de dialogue n’a de cesse de rappeler « l’importance d’instaurer un dialogue permanent entre les professionnels du secteur, les experts, les académiciens et toutes les parties prenantes à l’acte de communication dans une démarche inclusive et résiliente » dans ce chantier de réforme « coïncidant avec l’initiation d’un dialogue national dans le cadre de l’amendement de la Constitution qui donnera lieu à de nouvelles lois devant consacrer la pratique démocratique, dont les lois relatives au régime électoral, aux partis politiques, aux associations et à la presse », a souligné le porte-parole du gouvernement tout en soulignant que « la liberté et la responsabilité sont étroitement liées pour garantir une pratique paisible des libertés ». Une pratique et une lutte pour les libertés que Ammar Belhimer a entamées dans les années 1970 au journal El-Moudjahid. En effet, Ammar Belhimer n’est pas venu à la communication par hasard, mais a suivi un chemin naturel qui l’y a amené. Epris de liberté, Ammar Belhimer trouve en le journalisme le moyen de s’exprimer, de faire connaitre ses idées, de participer à l’information et à l’éducation de ses concitoyens de manière objective. D’ailleurs, dans le sillage des évènements d’Octobre 1988, Ammar Belhimer a contribué à la création et à la structuration du Mouvement des journalistes algériens (1988-1990) dont il est l’un des fondateurs et animateur. Après l’année 1990 et grâce à la nouvelle loi autorisant la création d’une presse privée, il fonde l’hebdomadaire La Semaine d’Algérie puis le quotidien La Nation en avril

1992 dont il devient le directeur et rédacteur en chef. Il ne s’arrête pas là et fonde, en 1998, le quotidien Demain l’Algérie dont il est le directeur de publication jusqu’en 2000, année au cours de laquelle il est directeur de la communication publicitaire au sein de l’ANEP et, devient, en 2002, Président[1]directeur général de la filiale ANEP-Communication et Signalétique, poste qu’il occupe jusqu’en 2003. Il sera ensuite auteur d’émissions spécialisées de l’ENTV en matière de géopolitique et d’économie ainsi que chroniqueur de journal tout en contribuant à l’essor du magazine El-Djazair.com.

 

Enseignant et chercheur

Parallèlement au journalisme, Ammar Belhimer a eu un riche parcours professionnel au sein de l’université algérienne. Directeur de la Revue algérienne des sciences juridiques, économiques et politiques, Ammar Belhimer a été aussi membre de la commission scientifique de la faculté de droit puis, au sein de l’université de Jijel, il est directeur du Laboratoire de Recherches « Réalité de l’Investissement en Algérie ». L’actuel ministre de la Communication, après avoir terminé sa scolarité et réussi haut la main son baccalauréat en lettres en 1973, s’inscrit à l’université d’Alger où il obtient une licence en droit public puis se rend en France où il poursuit ses études à l’université René Descartes – Paris V et décroche, en 1984, un DEA en droit international du développement, avec mention et en étant major de sa promotion. Il obtient, en décembre 1997, un doctorat en droit avec mention « très honorable » et félicitations du jury. M. Belhimer a été également président du comité politique au sein de l’Instance nationale de dialogue et de médiation (INDM).

 

De grands ouvrages spécialisés

M. Ammar Belhimer a aussi été très prolifique en matière d’ouvrages spécialisés dont :

La dette extérieure de l’Algérie, une analyse critique des politiques d’emprunt et d’ajustement, 1998, en français

Une histoire de la pensée économique, 2007, en arabe

Précis d’économie politique, 2011, en arabe

Précis de sociologie du droit, 2013, en arabe

Le printemps du désert, 2016, en français

Les dix commandements de Wall Street, 2017

Les voies de la paix, 2018

2049, l’année du serpent de terre. Quel avenir pour les BRICS ? 2019.

Quant aux articles parus dans les revues spécialisées, ils sont très nombreux et portent sur des analyses pointues des situations économiques, sociales, juridiques, politiques de l’Algérie.

T. M.



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