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N° 103 - Fev 2017

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Le général-major Abdelghani Hamel

« Le citoyen est au cœur de l’équation sécuritaire »

Par Yahia MAOUCHI

Risques naturels ou/et sanitaires, menaces criminelles ou attaques terroristes...  Notre société est marquée par des menaces évolutives motivant la mise en place de dispositifs nouveaux destinés à garantir la sécurité des biens et des personnes. Dans ce contexte, une plus grande implication des citoyens dans les processus est plus que nécessaire. Une nécessité mise en avant par les différents corps de sécurité algériens pour qui le citoyen demeure un partenaire incontournable dans l’équation sécuritaire du fait que la réussite de toute action sécuritaire est tributaire du degré d’implication et de participation du citoyen au point de devenir partenaire essentiel dans l’équation sécuritaire. En effet, ces derniers temps entre les services de sécurité et le citoyen l’osmose est totale. La confiance est retrouvée. Les exemples d’entraide ne manquent pas. « Au sein de notre corps, on met le citoyen au cœur de nos préoccupations et par la même au cœur de l’équation sécuritaire. Nous avons commencé, comme première étape, par établir des ponts entre la police et la société civile, pour passer en suite à nouer des partenariats sécuritaires entre la police algérienne et la société civile. L’Algérie qui a adopté le concept de la gestion démocratique des foules, est devenue aujourd’hui une « référence » et un « modèle » pour les pays du monde, dans le maintien de l’ordre », a affirmé le général-major Abdelghani Hamel, directeur général de la Sûreté nationale, lors  de la cérémonie de sortie de la première promotion de 779 agents de police de l’Ecole nationale de police à Dar El Beida. Une  cérémonie rehaussée par la présence du colonel Mustapha El Habiri, directeur général de la Protection civile, d’Abdelkader Zoukh, wali d’Alger, d’anciens moudjahidine, des hautes personnalités sportives, ainsi que des représentants de la société civile.
Interrogé sur les  derniers évènements qu’a connus la wilaya de Bejaia, le premier responsable de la police a rendu un vibrant hommage aux éléments de la police qui ont maitrisé la situation avec beaucoup de professionnalisme ainsi qu’aux  citoyens de Bejaia qui ont fait preuve de beaucoup de sagesse et de responsabilité lors de ces évènements.« Nous avons vu comment des braves Algériens ont fait front et barrage contre la violence et la spéculation que certains gens veulent semer dans cette région de notre pays », se félicite-t-il.
En effet, s’il est fait obligation à l’Etat d’assurer la sécurité des personnes et des biens, de par ses fonctions régaliennes, il n’en demeure pas moins que l’État, seul, n’est effectivement pas en mesure de maîtriser l’ensemble de la chaîne, et surtout parce que la sécurité est politiquement l’affaire de tous. L’engagement citoyen sur ces questions est une condition impérative du maintien du « lien État-Nation ».
En effet, le rapprochement fait par la DGSN en direction des différentes franges de la société a abouti à des résultats plus qu’encourageants, notamment depuis la mise en œuvre de la stratégie initiée par le général-major Abdelghani Hamel, qui a placé le citoyen au cœur du dispositif de la sûreté nationale.
La Direction générale de la Sûreté nationale a toujours considéré que l’implication du citoyen algérien dans l’équation sécuritaire demeure au centre de la stabilité et de la sécurité du pays. C’est pourquoi le général-major a toujours insisté sur la nécessité de maintenir ce trait d’union entre la police et le citoyen. D’autre part, interrogé par El Djazair.com, sur la place de la police algérienne dans la préservation de la sécurité et de l’unité nationale, l’ancienne moudjahida, et membre du Conseil de la nation, Mme Kheira Leila Tayeb, s’est dite très satisfaite des prouesses réalisées par notre police. « Aujourd’hui, non seulement je suis très fière de ce que la DGSN a produit, mais je dirais également que les chouhada ne sont pas partis vainement. Ces jeunes policiers vont assurer indubitablement l’avenir de notre pays. L’Algérie, pour laquelle il y a eu tant de chouhada, pour laquelle nous avons combattu, et bien maintenant, moi je suis rassurée. L’Algérie est entre de très bonnes mains. Entre les mains de ces jeunes promus aujourd’hui, mais également grâce aux efforts consentis par le directeur général de la Sûreté nationale, qui est véritablement un grand Monsieur », se félicite-t-elle.         

La formation, base du professionnalisme
Du fait que la formation repose principalement sur le renforcement des capacités scientifiques, la compétence et la qualification  de la ressource humaine en s’appuyant sur les moyens pédagogiques modernes et la simulation de situations éventuelles en consacrant des espaces à l’entraînement  afin de permettre une meilleure acquisition des techniques policières pour faire face au crime sous toutes ses forme, l’époque où il fallait avoir uniquement le niveau terminal pour accéder aux écoles de la police est révolue. Le niveau d’accès auxdites écoles a été élevé sur décision de la DGSN. La première promotion sortie de l’école de police de Dar El Beida, compte plus de 36% de policiers ayant le niveau universitaire et 9% titulaires de diplômes. A ce propos, le DGSN a mis l’accent sur la formation qui doit « s’adapter » aux mutations que connaît la société et prendre en compte le respect de l’Etat de droit. « Je vous incite à être valeureux, à œuvrer pour le bien de votre pays et à respecter les lois de la République. Vous devez faire triompher le volet préventif sur le tout répressif et veiller à la stabilité de l’Algérie et à la sécurité des citoyens et de leurs biens », s’est-il adressé aux 779 nouveaux agents de police. Dans ce contexte, la présence de M. Hamel au sein de l’école de police de Dar el Beida est une preuve de son engagement vis-à-vis de l’amélioration de la qualité de la formation de ce corps de sécurité. Il a toujours œuvré depuis qu’il est à la tête de la police algérienne pour une police compétente et efficace. Pour sa part, le directeur de l’école le commissaire divisionnaire Rachid Boualem Allah, a mis l’accent, dans son allocution, sur l’amélioration de la formation pour « faire face aux défis notamment les nouvelles menaces sécuritaires ». Il a soulevé également l’importance de la formation de cette promotion qui, selon lui, a reçu un cursus particulièrement spécialisé. En outre, il a recommandé aux futurs agents de police de faire preuve de responsabilité dont la préservation de la sécurité des personnes et de leurs biens, dans l’exercice de leurs missions. Enfin, il convient de rappeler qu’en marge de cette cérémonie il a été procédé à la traditionnelle lecture du serment et une séance où les 12 majors de promotion ont été honorés. A l’occasion, des exhibitions de haute facture ont été exécutées par les élèves et le groupement des opérations spéciales de la police (GOSP, un groupe qui a été créé le 22 juillet 2016, Ndlr), dans une opération de prise d’otages et la neutralisation de terroristes, appuyée par l’unité aérienne. De même pour la gestion de la sécurité routière et la lutte contre la criminalité urbaine. Ce qui a provoqué une grande admiration au sein de l’assistance, en générale, et au sein des familles des heureux agents promus, en particulier. Enfin, la promotion a été baptisée du nom de Rami Abderrahmane, contrôleur principal au sein de la DGSN, assassiné le 14 janvier 1996 à Alger par des terroristes.
 Y. M.



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