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  N° 30 - Sep 2010
 
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Le retour aux armes n’est pas exclu
Solution finale au conflit sahraoui
Aujourd'hui, il existe un déclic entre la nouvelle génération composée pratiquement de jeunes cadres issus de formations universitaires dans diverses spécialités et leurs aînés. En effet, l'ancienne génération s'est penchée beaucoup plus sur une solution pacifique au conflit actuel, à travers les négociations, tandis que la jeunesse sahraouie, elle, se trouve être pessimiste quant à un résultat concluant dans les négociations. Les différents témoignages recueillis sur les camps des réfugiés à Tindouf attestent de cela. Dans une déclaration exclusive à notre rédaction, le Premier Ministre Sahraoui, n'exclut pas un éventuel recours à la lutte armée contre l'occupant marocain. « Les jeunes se précipitent et sont impatients et demandent qu'il y ait des pressions et qu'on doit passer aux armes parce qu'on a vu ce que l'Organisation des Nations Unies a fait » a-t-il indiqué. Par ailleurs, il expliquera qu'il y a, à chaque fois, de nouvelles perspectives qui s'ouvrent, comme c'est le cas actuellement. D'autre part, a-t-il souligné, il y a eu le déblocage après une année et demie, avec l'arrivée du nouvel envoyé spécial qui est plus équilibré que son prédécesseur, donc une lueur d'espoir subsiste. « Le Polisario a décidé de lui donner une chance » a-t-il affirmé. En attendant et au moment opportun, a-t-il conclu, le nouvel envoyer spécial, aura évalué ce processus de négociations pour créer une conclusion qui s'impose et alors suivre la politique qui s'impose. Au risque que les négociations échouent encore, selon le Premier Ministre, ce ne sera pas seulement les jeunes qui prendront les armes mais aussi les adultes et les plus âgés. « Il y a ce consensus de lutter et de faire tout pour arriver à une solution politique, pacifique». Le peuple sahraoui est déterminé à faire tout sauf lever le drapeau long, s'il s'avère que cela n'aboutisse pas, a-t-il poursuivi, ajoutant de ce fait, qu'il n'est pas prêt à rester toujours les mains croisées sans rien faire, mais qu'il opte et donne la priorité à la solution pacifique. Ceci dit, le retour aux armes, d'après notre interlocuteur, est toujours une option réelle. Et de conclure : « on se prépare pour ça comme autre alternative ».



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