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  N° 30 - Sep 2010
 
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La police scientifique, l’épine dorsale de la Sûreté nationale
Dotée de moyens humains et matériels adéquats
Par Ali Aït Kaci
C’est ce qu’a affirmé le directeur général de cette institution, Ali Tounsi, lors d’une visite à travers les différentes salles de cours de l’école de police d’Aïn Benian (Alger), effectuée en marge d’une cérémonie de sortie de la 11 e promotion d’agents féminins de l’ordre public. Il s’est félicité du niveau appréciable atteint par ce service, tant sur le plan du renforcement continu des moyens humains que matériels, lui permettant ainsi d’élucider plus rapidement des affaires criminelles très complexes. « 70% des affaires criminelles » sont résolues grâce au travail ininterrompu et minutieux de la police scientifique, véritable épine dorsale de la police, dira en substance M. Tounsi qui inspectait la salle de simulation de la scène d’un crime nouvellement ouverte et qui devra être « généralisée » dans toutes les écoles de police réparties à travers le territoire national. 85% des crimes sont, pour la plupart, résolus grâce à la technique d’identification de l’ADN, rappelle, pour sa part, un responsable du laboratoire scientifique de la Sûreté nationale. Pour le premier responsable de la Sûreté nationale, la recherche de la vérité nécessite de grands moyens, qui se sont concrétisés sur le terrain par l’ouverture de laboratoires d’expertise scientifique, dont deux sont en cours de réalisation dans le Sud du pays. M. Tounsi a réitéré, à cette occasion, l’engagement de son institution à faire appel aux spécialistes en criminologie et autres universitaires pour renforcer les rangs de la police technique et scientifique, qui atteint actuellement « quelque 900 spécialistes », tous universitaires et dont la majorité a passé des thèses sur le sujet, soulignant que la formation du personnel de la police scientifique s’effectue aussi bien dans les universités algériennes qu’étrangères. Il a rappelé, dans ce sens, la signature d’une convention entre la DGSN et l’Université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene de Bab-Ezzouar à Alger pour l’encadrement de la recherche relative à la criminalité, faisant savoir que la DGSN reçoit aussi, dans ses différents services, des étudiants qui préparent leurs thèses. La police s’est dotée également d’équipements permettant la recherche rapide d’informations à partir d’une base de données « très consistante sur les criminels et les terroristes » qui se fait grâce notamment à un système civil et criminel informatisé de recueil, de centralisation, de traitement et d’identification des empreintes digitales. La DGSN a constitué également une base de données sur les armes, les douilles, cartouches et autres projectiles utilisés par des terroristes et criminels, ainsi qu’une autre sur les voix. L’expertise vocale permet de retrouver un suspect grâce à l’enregistrement de sa voix depuis, par exemple, son téléphone, a-t-on expliqué. Les fichiers de criminels et de terroristes ainsi que les bases de données sur les voitures volées peuvent aussi être consultés depuis un appareil mobile. « Grâce à cet appareil portable relié à la base de données centralisée de la police, 160 véhicules volés ont pu être récupérés en l’espace de 40 jours », s’est réjoui M. Tounsi, qui a estimé, par ailleurs, à 82% le niveau actuel de la couverture sécuritaire nationale, alors qu’il ne dépassait guère les 30% en 1990 ■



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