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N° 109 - Nov 2017

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Célébration du 55e anniversaire du recouvrement de l’Indépendance

Le Président Bouteflika rend hommage à l’armée et aux services de sécurité

Par Farid HOUALI



Le président de la République Abdelaziz Bouteflika a, dans un message à la Nation à l’occasion du 55e anniversaire de la Fête nationale de l’indépendance et de la Jeunesse, rendu un vibrant hommage mérité à l’Armée nationale populaire (ANP) qui a réussi à « prendre largement le dessus », avec le concours des différents services de sécurité, sur les derniers groupuscules terroristes qui sévissent à travers le pays. « Concernant la préservation de l’intégrité de notre territoire et de la sécurité de nos citoyens et de leurs biens, je voudrais, en votre nom à tous, rendre un vibrant hommage mérité à l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale, pour le courage, le professionnalisme et le sens du sacrifice par lesquels elle a réussi à prendre largement le dessus sur les derniers groupuscules terroristes qui sévissent à travers notre vaste pays, avec le concours des différents services de sécurité », a souligné le Président Bouteflika dans son message.  En outre, le chef de l’Etat s’est incliné « à la mémoire de nos enfants, chouhada du devoir national, tombés ces derniers mois, dans les rangs de l’Armée nationale populaire et des services de sécurité, au cours du noble combat qu’ils livrent à l’hydre abjecte du terrorisme ». Le président de la République a, par ailleurs, salué « les efforts et l’efficacité de nos Forces armées et de nos services de sécurité largement déployés le long de nos frontières, pour préserver l’intégrité du territoire de toute tentative d’infiltration criminelle, de quelque nature qu’elle soit, une vigilance qui accompagne les efforts de notre diplomatie pour hâter la restauration de la paix, de l’unité et de la réconciliation, au Mali et en Libye, frères et voisins ».
En effet, le Président Abdelaziz Bouteflika, ministre de la Défense nationale, chef suprême des Forces armées, a toujours montré sa reconnaissance aux unités de l’Armée nationale populaire qui, au niveau des frontières terrestres, veillent avec vigilance et abnégation à préserver l’Algérie, notamment du terrorisme international, dont la menace grave est de plus en plus évidente dans notre sous-région. A travers leurs interventions, l’armée et les autres services de sécurité ont, par leurs efforts intenses consentis jour et nuit, épargné à notre pays tous les malheurs et les préjudices sécuritaires et socio-économiques et immunisé sa terre et son peuple contre toute menace multiforme et multidimensionnelle, de par leurs engagements dans la lutte contre le terrorisme et toutes formes de criminalité et de contrebande aux frontières du pays.
Pour rappel, dans une lettre lue par le conseiller à la présidence de la République, Mohamed Ali Boughazi, à l’occasion de la fête de la victoire qui correspond au 19 mars dernier, le président de la République avait fait l’éloge des membres de l’Armée nationale et populaire et des forces de sécurité, de la gendarmerie et de la police qui veillent à la sécurité du pays. Il y a lieu de souligner que le vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, a toujours réitéré la loyauté de l’armée au Président Bouteflika. Pour le 55e anniversaire du recouvrement de l’indépendance, tout y était pour que ça soit la fête en ce 5 juillet 2017 à l’Esplanade Riadh El Feth. Au pied du Sanctuaire des Martyrs, des milliers d’Algériens sont venus, malgré la canicule, des quatre coins du pays, célébrer aux côtés des « militaires » « une date pas comme les autres ». Plusieurs centaines de citoyens étaient déjà sur place dès les premiers rayons de soleil, pourtant de plomb. La gratuité des transports (métro, tramway et télécabines) était perçue comme une aubaine pour les pères de famille. En effet, l’Armée nationale populaire a investi le Monument des Martyrs dix jours durant (du 1 au 10 juillet) pour la célébration du 55e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, à la gloire de nos valeureux martyrs qui se sont sacrifiés pour que les enfants de la Nation puissent jouir de la liberté et de l’indépendance.  Ces festivités qui s’inscrivent dans le cadre des traditions de l’ANP, « visent à valoriser les différentes phases de notre histoire nationale ». 

Une « fête »grandiose
Le coup d’envoi est donné par une troupe musicale de la Garde républicaine, qui, comme à chaque fois, a su subjuguer le public par sa parfaite maîtrise de la note. Elle nous emmène en l’espace de quelques minutes dans un « voyage » à travers toute l’Algérie « symphonique». Il est 10 heures quand un groupe de sportifs portant des maillots représentant le groupe des 22 en provenance du centre-ville d’El Madania fait son entrée sous les youyous des femmes et les applaudissements du public. Elle est suivie tout juste après par un défilé d’une section des moudjahidine de l’Armée de libération nationale en compagnie des cadets de la Nation. Un geste symbolique de passation de flambeau pour la génération montante appelée, à son tour, à poursuivre le combat de ses aïeux. Ce n’est que le début. Emerveillé, le public a eu également droit à un exercice des arts martiaux présenté par un groupe des forces spéciales au niveau de la même esplanade. La performance est impressionnante. Le public reste admiratif. Cette synergie, cette rapidité et cette efficacité dans l’action nous renvoient à l’assaut réussi donné par les forces spéciales de l’ANP, le 16 janvier 2013, lors de la prise d’otages sur le site d’exploitation gazière de Tiguentourine. Alors que l’esplanade de Riadh El Feth devenait de plus en plus exiguë devant l’afflux sans cesse des citoyens, une voix (celle d’un officier de l’ANP) qui accompagnait depuis le début, toutes les activités, annonce cette fois-ci le parachutage de six éléments des forces aéroportées de l’ANP. Toute l’assistance avait les regards fixés vers un hélicoptère de l’ANP qui sillonnait à basse altitude le Maqam Echahid.  Ainsi, de minuscules silhouettes, apparaissant dans le grand bleu commençaient à descendre l’une derrière l’autre, avec une maîtrise parfaite et une synergie unique et se rapprochent du sol. Le portrait du président de la République Abdelaziz Bouteflika est brandi en premier suscitant des applaudissements et des cris de joie de la part des présents. Il est suivi, quelques secondes après, par l’emblème national puis par le sigle de l’Armée nationale populaire.
Des fumigènes tricolores (vert, blanc, rouge) ont par ailleurs illuminé le ciel du sanctuaire du Martyr. Au menu, un exercice de simulation d’une mission de sauvetage et d’évacuation effectué avec succès par un hélicoptère relevant de la Marine nationale.

La fierté de toute une Nation
Durant les premières années de l’indépendance, outre l’organisation du ravitaillement, des secours d’urgence à la population et plus particulièrement les actions destinées à faciliter le retour de plus de 300.000 réfugiés, l’ANP a mené après le départ des troupes françaises, des opérations de déminage et de désamorçage des explosifs semés à la lisière des lignes électrifiées Challe et Morice, le long des frontières Est-Ouest et pour empêcher le passage des combattants, des armes et du ravitaillement vers l’intérieur. Ces lignes de la mort continuent de faire d’innombrables victimes et le bilan aurait pu être plus lourd sans les interventions salutaires des troupes du génie et d’équipes spécialisées de l’ANP.
Durant les années de terrorisme, pour la protection des citoyens et de leurs biens, la défense du droit pour que force reste toujours à la loi, l’ANP a mobilisé l’ensemble de ses moyens matériels et humains pour écarter les dangers qui menaçaient l’Algérie. Dans ce sens, elle a engagé des opérations de ratissage et apporté sa contribution à la création de structures de proximité (les groupes de légitime défense…). Les opérations de ratissage, de fouilles méthodiques pour rechercher et pourchasser les terroristes ont permis l’élimination et le démantèlement de nombreux groupes qui sévissaient dans certaines régions. Les plus célèbres furent les opérations du Mont Zbarbar (Bouira), celle de Ouled Allal du massif forestier au sud de Relizane, d’Ain Defla et de la Mitidja pour ne citer que celles-là. Ces opérations ont permis d’éviter de nombreux autres massacres et d’acculer les groupes terroristes dans leurs derniers retranchements. Ce nettoyage des zones touchées a permis aux habitants de retourner à leurs demeures et à leurs terres. L’Algérien est conscient de cette vérité. C’est d’ailleurs cette fierté que l’on n’a pas pu dissimuler en ce 5 juillet 2017 lors des festivités commémoratives du recouvrement de l’indépendance à Riadh El Feth.  En effet, animée de ce véritable esprit nationaliste, l’ANP a de tout le temps été au premier rang quand il s’agit également d’apporter aides et secours aux enfants du peuple dans les moments difficiles, les calamités et les catastrophes naturelles. A l’ombre de cette cohésion et ce rapprochement instinctif, l’ANP veille avec les différents autres secteurs de sécurité, à l’intensification des opérations de lutte contre les résidus du fléau terroriste, afin d’assurer la sécurité, le bien-être et la stabilité du peuple.

Industrie nationale : l’empreinte ANP
On ne peut aborder la relance de l’industrie nationale et faire l’impasse sur les efforts du ministère de la Défense nationale qui entend, de par son implication directe et effective dans le processus, apporter sa contribution efficace et effective à la mise sur pied d’une «base solide» pour les industries lourdes et moyennes.
Ces industries «imprimeront un puissant souffle au processus de développement national à travers la constitution d’un réseau industriel complémentaire et équilibré et la création de postes d’emploi permanents et stables dans différentes spécialités techniques autant que scientifiques», a-t-on souvent relevé au MDN. Et ces efforts du ministère de la Défense nationale en matière de production dans le domaine des industries mécaniques notamment, en partenariat avec d’autres acteurs nationaux et étrangers, ont été couronnés de succès. En effet, la Direction des fabrications militaires de l’Armée nationale populaire (DFM) a engagé, depuis quelque temps, plusieurs projets industriels avec des partenaires étrangers. En reprenant les chaînes de montage de l’usine Fatia située dans la zone industrielle de Aïn Bouchekif à Tiaret, l’ANP escomptait une relance de l’industrie nationale. Les résultats ne se sont pas fait attendre puisque les livraisons se succèdent. La célébration du 55e anniversaire du recouvrement de l’indépendance nationale était une occasion pour le grand public de découvrir « les monstres mécaniques » made in Algérie. Le colonel Mohamed Djafer, inspecteur central des industries au ministère de la Défense Nationale, a dans ce cadre affirmé, que l’industrie militaire a pour objectif « l’autosuffisance » pour réduire les importations. Une démarche s’inscrivant dans le cadre de la nouvelle stratégie militaire adoptée par la Direction du pays pour satisfaire les besoins de l’institution militaire dans tous les domaines. Imposant, le Zetros 6x6, à titre illustratif, est un véhicule prêt pour affronter le monde. Véritable baroudeur et fabriqué par la Société algérienne pour la production de poids lourds de marque Mercedes-Benz Rouiba (SAPPL-MB), le même véhicule propose, en plus du blindage, deux réservoirs de 300 litres chacun, ce qui lui assure une autonomie pour des missions de longue durée, en terrain hostile. Mais l’attraction des portes ouvertes sur l’industrie militaire organisées par le MDN, était sans nul doute le NIMR II, véhicule 4x4 blindé de conception Emiratie certifié à la norme Stanag 2 de l’Otan, fabriqué depuis 2014 dans les grands locaux de l’ex SNLB de Khenchela. L’ANP s’affirme ainsi, comme acteur non négligeable dans l’industrie de tous genres, notamment l’industrie automobile, s’associant dans un partenariat gagnant-gagnant avec le géant allemand Mercedes-Benz afin de produire des engins roulants militaires et particuliers. Actuellement, le MDN assure tous types de véhicules aux différents corps de sécurité notamment la police, les douanes et la protection civile ainsi qu’à des entreprises à l’image de Sonatrach et Sonalgaz. L’industrie mécanique ne représente pas l’unique engagement de l’ANP. Bien au contraire. Sous un chapiteau érigé non loin du Musée national de l’armée l’on peut découvrir plusieurs entreprises relevant de l’armée, comme l’Etablissement d’habillement et de couchage (EHC), l’Etablissement de constructions mécaniques de Khenchela (ECMK), et l’Entreprise algérienne des textiles industriels et techniques (EATIT), présente dans sept wilayas. L’ECMK fabrique et commercialise tous types d’armement léger, en plus des pièces de rechange et de l’outillage.

Un voyage dans le temps
De la lointaine antiquité jusqu’au vingtième et unième siècle, l’Histoire de l’Algérie est un foisonnement extraordinaire de faits, d’événement et de mouvement de toutes sortes. Pourtant, dans cette diversité, parfois inimaginable, existe une constante jamais démentie : la lutte séculaire du peuple algérien pour l’indépendance et la liberté. Des premiers rois numides jusqu’à la Révolution de novembre 1954, ce combat ardu et tenace représente le fil conducteur le plus sûr pour qui veut comprendre la nation algérienne. C’est aussi la raison d’être du Musée central de l’Armée nationale populaire. De création récente puisqu’il n’a ouvert ses portes au public qu’en juin 1985, le Musée central de l’armée a déjà fourni un travail considérable quand on sait ce qu’exige comme temps et comme efforts la constitution de collections significatives et au vu de son immense superficie (près de 20 000 m²). Aujourd’hui, le Musée central de l’armée offre à voir plus de 3000 objets ou œuvres, 2000 ouvrages et des milliers de documents – archives qu’il est arrivé à rassembler en moins d’une dizaine d’années. Beaucoup reste à faire pour que le Musée devienne ce panorama d’une histoire dense parcourue de hauts faits innombrables. Comme l’histoire qu’il se propose de représenter, un Musée est une institution vivante dont l’évolution constante si elle n’est pas spectaculaire n’en est pas moins présente et attirante. Il y a déjà au Musée central de l’armée de quoi passer un après-midi passionnant sinon enrichissant. En plus de collections réparties sur quatre niveaux, le Musée central de l’armée dispose d’une bibliothèque spécialisée ouverte aux chercheurs. Il ne désemplissait pas en ce 5 juillet 2017. A peine le seuil de cet imposant building franchi, difficile de ne pas sentir en son for intérieur la fierté d’appartenir à cette Algérie. Une Algérie dont le passé et le présent sont faits par Juba I et Juba II, Massinissa, Takfarinas, l’Emir Abdelkader, Ibn Badis, Larbi Ben M’hidi, Si El Houes, le  colonel Amirouche, Hassiba Ben Bouali, Djamila Bouhired, Ali la Pointe et tant d’autres. La liste est longue. Une aile est aussi consacrée aux grandes figures des révoltes populaires contre le colonialisme de 1845 à 1916: Boumaza, Bouziane, Boubaghla, Benhamza, Mokrani, Ahi Taghl, et la grande Fatma N’Sumer.
Une place particulière est accordée à la répression qui a suivi les manifestations de mai 1945 avec des photographies, des documents et des maquettes. L’espace réservé à la guerre de libération nationale occupe une place centrale et se révèle comme la phase ultime de cette longue épopée millénaire : celle de la lutte d’un peuple pour sa liberté. On y présente une série de tableaux des grandes figures de la révolution, des armes, des tenues, des tableaux peints et des maquettes sur les grandes batailles. On y trouve aussi dans un angle, la sinistre « guillotine », toute glacée et macabre perpétuant son message d’horreur. Cette ambiance est aussi marquée par la présence des instruments de torture, à l’époque outils courants utilisés à grande échelle. Parmi les martyrs dont les portraits sont exposés, le musée n’a pas oublié de rendre hommage à ces « Algériens non musulmans», qui ont donné leur sang et pour certains leur vie pour l’indépendance de l’Algérie. La résistance des Algériens de l’émigration a aussi sa place avec des tableaux, des photos de presse, et une maquette relatant les massacres d’octobre 1961, saisissante de vérité. De cette passionnante promenade à travers les siècles à laquelle nous invite le Musée central de l’armée, nous sortons avec une meilleure connaissance d’un corps professionnel particulier qui est l’armée algérienne, pris isolément dans ses limites strictement techniques et professionnelles.
Parcourir les 17 000 m² du Musée central de l’Armée, c’est aussi un voyage dans l’Algérie indépendante à travers les portraits des présidents de la République  d’Ahmed Ben Bella jusqu’à Abdelaziz Bouteflika, en passant par Houari Boumediene, Chadli Bendjedid, Mohamed Boudiaf, Ali Kafi et Liamine Zéroual. L’envie est d’y rester toute la journée. 

F. H.



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