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N° 109 - Nov 2017

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Disponibilit des ressources en eau

Les assurances de Hocine Necib

Par Yahia MAOUCHI



Service public de base au centre des préoccupations des citoyens et des pouvoirs publics, le secteur des ressources en eau a bénéficié d’un programme d’action du gouvernement pour assurer la sécurisation de la disponibilité de la ressource à travers toutes les régions du pays basée sur notamment une approche de rationalisation et de préservation et une approche de diversification des ressources.
« Il est indéniable que la redynamisation de la politique des ressources en eau, engagée depuis 1999, dans le cadre des différents programmes initiés par le président de la République, a doté notre pays d’importantes infrastructures garantissant un maillage dense et équilibré d’infrastructures et d’équipements qui a grandement réduit les déséquilibres régionaux en matière de ressources en eau permettant ainsi à l’Algérie d’atteindre les objectifs de développement pour le millénaire fixé par les Nation unies, il convient de le souligner, bien avant les échéances » a indiqué Hocine Necib, lors de la réunion des cadres du secteur des ressources en eau issus des 48 wilayas, tenue à Alger. Une réunion intervenant, d’une part, au lendemain de l’adoption par le Parlement du plan d’action du gouvernement, et, d’autre part, à l’entame de la saison estivale. D’emblée, le ministre révèle la mise en place d’un plan spécial pour parer aux coupures fréquentes d’eau en prévision de cet été. Pour étayer ses propos, le ministre annonce la réception de neuf nouveaux barrages à fin 2018. Ce qui permettra d’augmenter la capacité de mobilisation de 500 millions m3. Ces infrastructures viennent ainsi s’ajouter au parc national des barrages qui compte actuellement 75 barrages contre 31 en 1999, a indiqué HocineNecib. En plus des barrages, le secteur dispose aussi de 11 stations de dessalement d’eau produisant 2.1 millions de m3 par jour, 177 stations de traitement et d’épuration pouvant traiter jusqu’à 400 millions m3 destinés majoritairement à l’irrigation, mais aussi aux secteurs économiques et industriels. « Grâce à ces investissements consentis par l’Etat, ces infrastructures ont eu des impacts positifs sur l’amélioration des conditions de vie des populations et leur cadre de vie », s’est réjoui le ministre. Faisant le parallèle de la situation du secteur hydraulique entre 1999, date d’investiture de Abdelaziz Bouteflika à la présidence de la République, et 2007, Hocine Necib a déclaré que « le taux de raccordement des ménages aux réseaux AEP a atteint 92% en 2007, alors qu’il était de 78% en 1999, la dotation moyenne en eau potable par jour et par habitant avoisine les 180 litres, contre 123 litres en 1999, alors qu’elle a atteint et même dépassé les 300 litres là où la gestion est confiée à Seaal (326 litres à Tipasa, 302 litres à Alger), et aussi 270 litres à Constantine ( à l’actif de Seaco) et 191 litres à Oran (Seor).Tandis que la distribution au quotidien est de l’ordre de 73% de la population, dont 38% en H24 (ce taux de distribution au quotidien était de 45% en 1999) et une distribution de 1 jour sur 2 et plus pour 27 % de la population », précise le ministre.

Cap sur l’amélioration du service public
La dotation de l’eau potable reste une question très sensible. En effet, la tendance à la raréfaction de l’eau et l’augmentation des besoins des populations risquent de provoquer des déséquilibres générant des perturbations dans l’alimentation en eau potable des populations. C’est dire l’importance du rôle que doivent jouer les représentants du secteur des ressources en eau au niveau local, et de la mission de service public qui leur incombe en matière d’information et de gestion de proximité. A cet effet, le ministre plaide pour l’augmentation des capacités de mobilisation, sous toute ses formes, conventionnelles et non conventionnelles qui doivent être renforcées par l’achèvement de plusieurs grands transferts et adductions et connexions entres les barrages conformément au schéma national hydraulique issu du PNE (Plan national de l’eau). Dans le même ordre d’idée, le ministre a insisté sur la réhabilitation et l’extension des réseaux d’alimentation en eau potable et d’assainissement, afin d’assurer une couverture optimale et large des besoins des citoyens, avant de plaider pour la poursuite de la mise en œuvre de la politique de rationalisation, d’économie et de lutte contre les gaspillages de la ressource et de la nécessité de sa préservation et de sa protection contre les pollutions.

L’Algérienne des eaux se substitue aux communes
En outre, le développement des programmes d’hydraulique agricole pour le soutien de la politique de sécurité alimentaire et l’unification de la gestion de l’eau au niveau des 1541 communes en intégrant les 567 nouvelles APC qui seront, désormais prises en charge par l’Algérienne des eaux (ADE), en concert avec le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales sont l’un des objectifs du programme du ministre des Ressources en eau, qui connaît très bien ce secteur.« Il a été convenu, en coordination avec le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, d’intégrer le service public de l’eau potable, assuré par les services communaux, dans l’Algérienne des eaux d’ici à deux ans », a précisé le ministre des Ressources en eau. Cette mesure vise à unifier les systèmes de gestion du réseau au niveau national, à améliorer les prestations, à assurer un service professionnel et à réduire les charges qui pèsent sur les communes.« La gestion de proximité verra, donc, la mise en place des unités mobiles de surveillance des réseaux et des recherches de fuites, la maintenance des équipements, réseaux et installations, l’information, la communication et la sensibilisation en direction des citoyens », a précisé Hocine Necib avant de déclarer que « notre pays a gagné la bataille de la mobilisation de l’eau, ce qui m’a conforté, par ailleurs, dans cette idée, ce sont les forums régionaux et internationaux auxquels j’ai pris part, ou il a été souligné que l’Algérie se porte bien».

Pas d’augmentation de la tarification de l’eau
En marge de cette réunion, le premier responsable du secteur des Ressources en eau a affirmé que la révision de la tarification de l’eau n’est pas à l’ordre du jour pour l’heure, mais il est tout à fait clair qu’elle va s’inscrire dans la démarche globale du gouvernement s’agissant de la réorganisation des subventions. « Si la tarification de l’eau devait être abordée, ce serait dans un cadre global et non séparé. L’eau est un produit subventionné. Actuellement, une concertation de tous les acteurs est en cours pour aboutir à une démarche qui touchera tous les produits subventionnés et pas seulement l’eau. Une démarche qui sera fondée sur l’équité sociale. Mais pour le moment, concernant la tarification de l’eau, on est encore au point zéro», explique le ministre. Dans son allocution, le ministre a relevé également les points noirs dans la gestion des ressources hydriques que le secteur s’attelle à résoudre progressivement notamment dans les régions affectées par un déficit hydrique et celles dont la gestion et la distribution ne sont pas encore au point. Des solutions d’urgence sont d’ores et déjà engagées pour ces régions-là. Ainsi, des transferts d’eau à partir des barrages vers les communes déficitaires sont en cours pour approvisionner en eau potable plus de 7 millions d’habitants dans différentes wilayas. Un système des citernes est déployé dans les zones où les problèmes hydriques ne peuvent être réglés dans l’immédiat. Hocine Necib a assuré que ce système subit des contrôles d’une façon régulière pour garantir la disponibilité de l’eau potable et de la qualité. Cette façon de faire reste toutefois pour le ministre une solution temporaire. «Car la solution pérenne pour ces points noirs passera par le transfert total de la gestion de l’eau à l’Algérienne des eaux » précise Hocine Necib. Enfin, le ministre a achevé son intervention en appelant à la nécessiter de gagner la bataille de l’eau potable, mais également le parachèvement des projets en cours, notamment les grands transferts pour la prise en charge des villes et localités déficitaires et notamment celles dont les ressources hydriques sont structurellement insuffisantes. Pour cela, Hocine Necib plaide pour la mobilisation de toutes les parties concernées, y compris les opérateurs de gestion pour être efficace, ce qui se traduira par le renforcement de capacités de gestion, et la sécurisation de la desserte en eau pour les grands centres urbains.
 Y. M.



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