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N° 116 - Oct 2018

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Le ministère se dote d’un portail électronique

Vers le tout numérique

Par Yahia MAOUCHI



Chacun le sait, chacun le mesure au quotidien, la révolution numérique transforme tout : notre façon de travailler, de vivre, de consommer et même d’aimer. Conscient de l’importance de la numérisation et de ses vertus, le ministère des Travaux publics et des Transports vient de se mettre au diapason de l’ère de la révolution digitale en se dotant d’un portail électronique : http : //portail.mtpt.gov.gz. Ce portail, lancé par Abdelghani Zaâlane , ministre des Travaux publics et des Transports, en présence de Noureddine Bedoui, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, de Houda-Imene Faraoun, ministre de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique, et de Djamel Kaouane, ministre de la Communication, lors d’une cérémonie organisée au Centre international des conférences Abdellatif-Rahal à Alger, servira à traiter les opérations et demandes administratives, commerciales, techniques ainsi que professionnelles entre la tutelle et ses opérateurs. Ce portail électronique permettra, également, de prendre connaissance du statut du service recherché, de la composition du dossier, du dépôt d’une demande pour bénéficier d’un service public via internet, l’actualisation du dossier en remettant les documents ou les informations manquantes et le suivi du dossier via internet. Parmi les bénéficiaires de ce site, les opérateurs du transport des voyageurs, les conducteurs des taxis service, les opérateurs du transport des marchandises ainsi que les centres de formation dans le domaine du transport terrestre, les auto-écoles, les entreprises de réalisation, les bureaux d’études dans le domaine des travaux, les compagnies de transport maritime, les guides maritimes, les auxiliaires du transport maritime, les opérateurs qui ont bénéficié de la concession de l’exploitation des services du transport maritime des marchandises et les sociétés de transport aérien (les employeurs de l’aviation civile, les centres de formation et les centres de maintenance dans le domaine de l’aviation civile). En marge d’un point de presse, Abdelghani Zaâlane  a indiqué que le lancement de ce portail s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika qui a souligné à maintes reprises l’importance du recours aux technologies dans la gestion économique. Cette approche se veut une continuité dans la modernisation de la gouvernance et la lutte contre la bureaucratie, selon le membre du gouvernement. Evoquant la contribution de son département dans la modernisation à travers l’introduction de la numérisation au niveau de plusieurs institutions relevant du secteur, à savoir sept groupes industriels dont quatre activant dans le domaine des transports et trois dans les travaux publics, le ministre a ajouté que des dizaines d’entreprises économiques utilisent les TIC dans la gestion. D’autre part, le nouveau portail numérique offre 60 services dans différents domaines relevant du secteur en question, dont 20 services dans le transport maritime, 20 autres dans le transport aérien, 16 dans les transports terrestres et 4 destinés aux travaux publics. Dans ce cadre Abdelghani Zaâlane  a indiqué que « le portail numérique permettra de traiter de loin, à titre d’exemple, dans le domaine du transport terrestre, les opérations telles que l’autorisation d’exploitation d’un service régulier de transport public routier de personnes, une autorisation d’exploitation d’un service de taxi ou de demander un agrément des agences du contrôle technique des véhicules ».

L’impact des TIC sur la gestion

Elément incontournable du développement, les entreprises sont un argument de poids en faveur des politiques de promotion et d’encouragement destinées à maximiser leur contribution à la création d’emplois, à la croissance économique et, par conséquent, à la lutte contre la pauvreté et aux inégalités sociales. Or ces vertus ne sont possibles que si les entreprises disposent des ressources matérielles, financières, humaines et informationnelles. En effet, l’utilisation rationnelle des technologies de l’information et de la communication constitue un atout significatif dans la gestion des entreprises. Dans ce cadre, et concernant  le domaine du transport aérien, plusieurs opérations peuvent être effectuées sur le portail numérique du ministère des Travaux publics et des Transports, à l’instar d’une demande de certificat d’immatriculation pour un aéronef algérien, du certificat de navigabilité (CDN), ou encore pour la demande d’une concession d’exploitation d’un service aérien de transport public de fret, souligne Abdelghani Zaâlane qui souligne que  ce portail a consacré pour un début quatre services au domaine des travaux publics. Il s’agit de la demande du certificat de qualification et classification professionnelle, de l’agrément des bureaux d’études, de la délivrance, de l’arrêté de permission de voirie, et du document administratif de distance. Toutefois, le ministre a précisé qu’à la fin de l’année en cours, son département ministériel sera numérisé totalement à travers ce même portail de service électronique et toutes les opérations administratives faites par le système classique, par le déplacement des citoyens et des professionnels à l’administration locale ou centrale, vont prendre fin. Pour le même responsable, le lancement du site électronique intervient dans un contexte où son secteur connaît de grandes mutations. « Le site permettra l’élimination du déplacement des citoyens vers le siège du ministère, notamment les bureaux d’études et les entreprises du Grand Sud. Aussi, il sera possible de déposer en ligne une demande d’un service public et de télécharger des documents requis...», a souligné le ministre. Néanmoins, Abdelghani Zaâlane  a déclaré que la prestation des différents services du secteur aux citoyens, professionnelles et opérateurs, sous sa forme classique actuelle, se poursuivra en parallèle avec le lancement du portail et ce jusqu’à la fin de l’année en cours en attendant de renoncer à cette méthode traditionnelle début 2019. Enfin, ce portail est le fruit de trois mois d’efforts d’une équipe multidisciplinaire en coordination avec plusieurs secteurs ministériels. Le ministre a fait savoir que le portail du service public lancé par son département ministériel s’inscrit dans le cadre de la réhabilitation du service public et la contribution au développement économique.

135 milliards de dollars d’investissements durant 20 ans 

En dépit de la crise économique actuelle qui prévaut dans le pays, le secteur des travaux publics et des transports a bénéficié, ces dernières années, d’un intérêt particulier, du chef de l’Etat, en lui réservant des enveloppes conséquentes au titre des différents plans de développement. «Ces programmes, qui ont touché l’ensemble des modes de transport, ont été orientés principalement vers les infrastructures, les équipements, le matériel roulant et la ressource humaine, avec comme objectifs principaux l’équilibre du territoire, la protection de l’environnement, l’amélioration des prestations, la performance des réseaux, la réduction des coûts et des délais de transport, l’amélioration du niveau de sécurité et le transfert modal de la route vers le rail », a précisé le ministre. Pour étayer ses propos, le premier responsable du secteur a indiqué que le volume d’investissements dans le secteur avait atteint près de 135 milliards de dollars durant les deux dernières décennies. Ces investissements ont permis la réalisation d’un réseau routier, la modernisation des ports et aéroports, métro, tramway et le réseau ferroviaire. Ce dernier ne dépassant pas les 1.000 km en 2000, a atteint, aujourd’hui, les 4.200 km et devrait être porté à 6.300 km à l’horizon 2022 avec pour objectif  d’atteindre une capacité de transport de 17 millions de tonnes de marchandise et 60 millions de voyageurs par année, a soutenu le ministre. 

De nouvelles acquisitions 

Sur un autre registre, le ministre a fait état de la réception prochaine de plusieurs projets du secteur qui constitue, dira-t-il, le carburant de l’économie nationale à travers la mise en place d’infrastructures de base en vue d’impulser l’activité économique. Par ailleurs, évoquant les nouvelles acquisitions de son ministère, M. Zaâlane  a rappelé que le président de la République a donné pour instructions de renouveler la flotte aérienne de 20 à 25 avions à l’horizon 2024-2025, pour moderniser le service de la compagnie nationale et de rallier d’autres destinations en Afrique ainsi que dans le monde. Dans le domaine du transport ferroviaire, il a annoncé « l’importation de 12 nouveaux véhicules de métro, durant une durée d’une année, pour assurer l’élargissement du service et également l’extension des lignes de Baraki et de Bab El Oued dans la capitale ». Une opération entamée ce mois de juin 2018  avec l’arrivée d’un véhicule chaque mois. Pour ce qui est du transport maritime et des équipements des ports, « nous allons apporter graduellement d’Espagne 10 nouveaux remorqueurs de navires. Six d’entre eux seront reçus, au plus tard, la fin de l’année en cours », ajoute M. Zaâlane . Soulignant la nécessité d’accorder davantage d’intérêt aux transports maritimes internes de voyageurs, le ministre a rappelé l’entrée en service des dessertes Oran-Ain Turc et Alger-Tamentfoust, outre l’ouverture de deux autres prochainement à Alger et Béjaïa. S’agissant du réseau routier, l’accent a été mis sur la dimension sociale à travers le désenclavement des habitants des régions montagneuses ainsi que sur la dimension économique du pays. Abondant dans le même ordre d’idées, le ministre rappelle que son secteur compte, aujourd’hui, 36 aéroports, ajoutant que les grandes villes ont vu la réception de nouvelles aérogares internationales à l’image de celle d’Alger dont la réception aura lieu fin 2018 avec une capacité de 10 millions de passagers par année, outre les 6 millions de passagers de l’ancien aéroport. Quant à l’aéroport d’Oran, ajoute M. Zaâlane , il sera mis en service début 2019. En ce qui concerne les ports, le nombre de ports en Algérie a grimpé de 28 en 1999 à 48 actuellement, a souligné le ministre, mettant en avant le rôle actif de ces structures en matière d’exportation des produits algériens dont le ciment, le fer, le phosphate et les produits agricoles et alimentaires. Il a fait état, dans ce cadre, des travaux d’expansion des ports de Djendjen (Jijel), Oran et Alger, affirmant que le pays misait sur les moyens de transports modernes et sur la numérisation du secteur. D’autre part, au sujet du nouveau port de Cherchell, ce dernier permettra d’exporter 25.5 millions de tonnes annuellement de fer, phosphate et autres minerais, indiquera le conférencier. Enfin, M. Zaâlane  s’est félicité de la réalisation de sept lignes de tramways au niveau de sept villes intérieures.

Y. M.



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