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N° 121 - Juin 2019

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La Revue El Djeïch l’a réaffirmé dans son édito

La Révolution de Novembre demeurera à jamais le référent de l’Armée

Par Farid HOUALI



La Révolution du 1er novembre 1954 a pu en effet s’emparer, à travers ce grand exploit historique, de sa place bien méritée dans les annales de l’histoire nationale et régionale, voire mondiale. « Ceci témoigne clairement de la noblesse de ses valeurs et de la grandeur de ses événements et de ses dimensions », assurait à ce propos le général de corpos d’armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’Etat-major de l’ANP, début novembre dans son allocution prononcée  à l’ouverture du colloque historique intitulé: «Le 1er Novembre dans l’histoire militaire... valorisation de l’expérience». « La Glorieuse Révolution a tracé, avec tout ce qu’elle porte comme nobles valeurs humaines et ferme détermination, la voie de la victoire éclatante et a fait subir au colonisateur français, avec toute sa barbarie et son atrocité, l’amertume de la défaite, et l’a obligé à rebrousser chemin et repartir avec le goût de l’inachevé », a encore soutenu le chef d’Etat-major de l’ANP dont l’organe officiel, la Revue El Djeïch affirme dans son dernier numéro que la Révolution de Novembre demeurera «à jamais» le référent et la source d’inspiration dans lequel l’ANP puisera les fondements de sa stratégie sur la voie du développement et de la modernisation.  «Si les Moudjahidine de la Révolution de Novembre se sont inspirés des sacrifices de leurs ainés en matière de lutte militante et de résistance, la Révolution de Novembre demeurera à jamais le référent et la source d’inspiration et le creuset fondamental dans lequel l’Armée nationale populaire puisera les fondements de sa stratégie sur la voie du développement et de la modernisation», souligne en effet la revue dans  son éditorial. « Il en est pour preuve, la place privilégiée que l’institution militaire accorde à notre glorieuse Révolution qui se reflète à travers l’intégration de l’Histoire de la Révolution en tant que matière essentielle des programmes d’enseignement de toutes les institutions de son système de formation, conformément aux instructions et orientations du président de la République, chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale, Abdelaziz Bouteflika», ajoute El Djeïch.  Pour la revue, le 1er Novembre 1954 a inauguré « une ère nouvelle et une des plus belles pages du combat héroïque mené par le peuple algérien depuis que l’occupant colonialiste avait posé les pieds sur son territoire ». « Les descendants de l’Emir Abdelkader, Bouamama, EI Mokrani, Lalla Fatma N’soumer, Ahmed Bey et bien d’autres avaient la conviction qu’ils avaient rendez-vous avec l’histoire, que l’aube de la liberté allait poindre de nouveau et que l’affranchissement du joug colonial se concrétisera inéluctablement toutes les fois que le sang de nos valeureux chouhada abreuvera chaque pouce du territoire national », note-t-on encore dans l’édito. L’édito rappelle, à ce titre, les propos du vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, qui a réaffirmé l’importance de «préserver la continuité du message des vaillants chouhada et braves moudjahidine de pérenniser ces valeurs au sein de notre armée et les ancrer dans les esprits, voire dans le cœur de tout un chacun» et «qu’elles soient une assise fondamentale sur laquelle se fonde le projet de développement constant et croissant de notre armée, de façon à assumer efficacement les différentes exigences de la défense et de la sécurité nationales».
Il est à relever que ce numéro d’El Djeich a consacré un supplément spécial 1er Novembre 1954 intitulé «La Révolution libératrice, source de fierté et de progrès» dans lequel ont été publiés, outre le message du président de la République et du général de corps d’armée à l’occasion de la commémoration du 64e anniversaire de la Révolution, plusieurs autres articles sur le parcours glorieux de l’Armée de libération nationale et des témoignages, notamment celui de la moudjahida Sekkoura Houari sous le titre «La flamme éternelle de Novembre».

Un partenaire indissociable de l’industrie nationale
Sur un autre plan, El Djeïch relève que parallèlement aux efforts soutenus déployés pour le développement et le renforcement du corps de bataille de l’ANP, les fabrications militaires de l’ANP, dans leur diversité, ont opéré, ces dernières années, des avancées considérables sur le plan de la satisfaction des besoins de nos forces armées, tout en contribuant grandement à l’effort visant à redynamiser et à développer l’économie nationale.   « Ainsi, dans le prolongement de la dynamique nouvelle et novatrice conférée par le programme de relance de l’économie nationale, l’ANP s’est engagée sur la voie de la création d’industries militaires puissantes, à travers une base s’articulant autour de la technologie et des capacités de production au diapason de l’évolution et du développement des sciences », note la même source.
Selon El Djeïch, les fabrications militaires ont contribué à la mise en place de « pôles régionaux, répartis à travers le territoire national, qui ont réussi en un laps de temps très court, à développer différents produits, dont ceux adaptés aux particularités géographiques et climatiques du pays». En effet, l’intégration du secteur de l’industrie militaire dans le tissu industriel national a débuté en 2012 à travers des partenariats entre les entreprises militaires économiques et des entreprises nationales. Les industries militaires font désormais partie intégrante du tissu industriel national et à l’effet de s’inscrire pleinement dans le tissu industriel national, l’armée algérienne a, pris la décision, la même année de reconvertir ses usines d’industries militaires en entreprises publiques à caractère industriel et commercial. Elle a mis en place, à travers sa Direction des fabrications militaires (DFM), des Epic relevant du secteur économique de l’ANP et touchant à quatre principales activités industrielles : la mécanique, le textile, l’électronique et la chimie. Des entreprises à capitaux mixtes avec des partenaires étrangers ont été, par la suite, créées intégrant par la même des EPE relevant des autres départements ministériels. La DFM dit agir ainsi «en tant que promoteur d’une base industrielle et technologique de défense pour satisfaire les besoins des forces armées, des institutions paramilitaires et du marché national de manière générale».
D’ailleurs, le  chiffre d’affaires des entreprises de l’industrie militaire devrait atteindre les 100 milliards de dinars en 2019 et « le secteur tablait sur  la création de 30.000 postes, la réalisation de 10 entreprises réparties à travers le territoire  national, la création de 12 autres sociétés par actions et 40 usines» alors que le volume des investissements directs étrangers (IDE) dans les projets de partenariat du secteur industriel militaire s’élève à près de un milliard de dollars, et le secteur de l’industrie militaire avait permis de surmonter les crises qu’ont connues certains secteurs industriels nationaux, dont le textile, à travers le partenariat entre les deux secteurs, la formation et l’emploi des habitants des régions dans lesquelles sont créées les activités industrielles. 
F. H.



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