Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 120 - Avril 2019

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Facteur incontournable du développement économique et social

Un secteur en plein dynamisme

Par Farid HOUALI



Le tourisme, tel que défini par les spécialistes, en son sens moderne, s’est développé au XIXe siècle. Il représente de nos jours la majeure partie de l’industrie touristique. Le début de cette industrialisation du tourisme fut une invention britannique durant ce siècle, avec notamment la création de la première agence de voyage par Thomas Cook. En 1950, quelque 25 millions de touristes franchissent une frontière internationale. Ils passent à 500 millions dans les années 1990. La barre du milliard est franchie en 2012. L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) annonce un nouveau record d’arrivées de touristes internationaux avec le chiffre de 1,322 milliard en 2017, soit une hausse de 7 %. Il s’agit de la huitième année de croissance depuis la crise économique de 2008, ces résultats étant en partie attribuables à l’essor économique mondial, à une demande musclée du tourisme émetteur de nombreux marchés traditionnels et émergents. Le nombre de touristes internationaux dans le monde a poursuivi sa forte croissance en 2018 avec une progression de 6% à 1,4 milliard de personnes, selon une estimation de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). En 2019, l’OMT mise sur une croissance de 3 à 4%. De nos jours, de nombreux Etats ont pris conscience de l’importance du tourisme comme étant une industrie de puissance et de civisme. Le secteur touristique est défini comme une des plus importantes activités économiques grâce à son effet sur le bien-être des peuples et la soutenabilité de l’économie. Il renforce aussi les liens entre les peuples et les nations.

En Algérie, la situation sécuritaire interne, dans les années 1990, a annihilé l’impact de toutes les mesures prises par les pouvoirs publics, à l’époque, pour promouvoir la destination Algérie. Á présent, tout est mis en œuvre afin de « reconstruire l’image de l’Algérie » et de se doter des outils adéquats pour un développement cohérent et durable du tourisme. Une volonté qui s’est traduite à travers le Schéma national de l’aménagement touristique (SDAT) à l’horizon 2030, ce qui constitue une référence de la politique touristique en Algérie. « L’Etat a inscrit le tourisme comme secteur prioritaire dans la stratégie visant à diversifier ses ressources hors hydrocarbures », assurait à ce propos Abdelkader Benmessaoud, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, dans son allocution prononcée à l’ouverture des travaux d’une rencontre d’orientation, de positionnement stratégique, opérationnel et de contractualisation des objectifs de 2019 avec toutes les filiales du Groupe HTT abritée à l’hôtel El Aurassi (Alger). « De grands efforts ont été déployés pour attirer les investisseurs nationaux et étrangers afin de participer à la relance du secteur qui contribuera d’une façon directe au développement de l’économie nationale, à travers la création de postes d’emploi mais aussi attirer de nouveaux investissements privés », a ajouté le ministre assurant dans ce contexte que « tous les moyens nécessaires ont été mobilisés pour la relance du tourisme algérien. »

Aujourd’hui, l’Algérie, s’est félicité Abdelkader Benmessaoud, est une destination touristique par excellence qui propose de nombreux types de tourisme. Par là même, le ministre du Tourisme a noté que le tourisme algérien est devenu « plus dynamique » et connaît une situation qui a « redoré » le blason du tourisme local où le citoyen algérien découvre à présent « de plus en plus » la diversité de son pays.  En effet, le ministère du Tourisme et de l’Artisanat s’attelle à promouvoir sur les marchés internationaux la destination Algérie comme « produit touristique d’excellence et à prendre en charge une demande nationale interne en constante évolution ». La démarche, adoptée dans ce contexte, repose sur plusieurs axes complémentaires visant le soutien de l’investissement pour rattraper le retard accusé par le secteur et la valorisation de la destination Algérie en améliorant son attractivité et sa qualité pour être conforme avec les standards internationaux. « La prise de conscience nationale, dès le début des années 2000, de l’enjeu du développement touristique comme facteur incontournable du développement économique et social a imposé la nécessité de se doter d’un cadre stratégique de référence permettant de construire une vision à long terme, traduite en objectifs par le SDAT, adopté en 2008 par le gouvernement », a affirmé Abdelkader Benmessaoud, ministre du Tourisme et l’artisanat à El Djazaïr.com (voir l’entretien). « C’est un outil de référence pour un développement cohérent et durable du tourisme en Algérie », a-t-il rappelé relevant que c’est « ainsi que le tourisme a pris son impulsion durant cette dernière décennie dans le cadre d’une ambitieuse vision stratégique, susceptible de faire de la destination Algérie une référence labellisée, matérialisée par l’élaboration d’un outil référentiel pour orienter l’action de l’Etat».

Des chiffres à l’appui

Aujourd’hui, l’Etat s’est fixé comme objectif et assigné comme mission de développer le secteur du tourisme mais d’une manière organisée en mettant en place un cadre stratégique de référence pour le développement du tourisme à l’horizon 2030, à travers l’adoption du Schéma directeur d’aménagement touristique qui s’appuie sur la mise en valeur des régions, de leurs atouts et de leur attractivité et la mise en place d’un organisme public aménageur, l’ANDT (Agence nationale de développement touristique). Cette mission n’est pas simple et exige l’implication et la mobilisation de plusieurs secteurs et intervenants. Ce qui est certain, c’est que le secteur est considéré dans le plan d’action de l’ancien président de la République Abdelaziz Bouteflika, comme un secteur stratégique à développer et pour la promotion duquel toutes les conditions doivent être créées. Avec la stabilité et la sécurité retrouvées par notre pays, les perspectives de développement du partenariat avec des pays étrangers s’affirmeront dans le cadre de l’investissement pour la réalisation des projets touristiques. « L’investissement touristique représente l’un des piliers essentiels sur lequel repose notre stratégie de développement du tourisme en Algérie par l’augmentation des capacités d’accueil », a souligné encore le ministre du Tourisme et de l’Artisanat dans son entretien à El Djazaïr.com. Il s’agit d’un créneau qui connait, s’est-il félicité une véritable dynamique d’expansion ces dernières années. « De grandes réalisations ont vu le jour, et qui viennent renforcer et étoffer le parc hôtelier national, sur les plans qualitatifs et quantitatifs », a soutenu le ministre du Tourisme et l’Artisanat. En chiffres, ce sont quelque 2400 projets d’une capacité de 289.158 lits qui sont agréés par le ministère de tutelle. Il est aussi question du lancement en réalisation de près de 900 projets d’une capacité de 140.000 nouveaux lits, générant la création de plus de près de 70.000 emplois directs.

On enregistre, en outre, 11 projets d’investissement touristique dans le cadre du partenariat étranger d’une haute valeur ajoutée. Il s’agit de véritables pôles touristiques structurants, d’une capacité litière de 12.000 lits, initiés par des partenaires étrangers.

Plusieurs chaînes hôtelières de renommée internationale se sont, également, installées en Algérie, à la faveur de l’environnement favorable à l’investissement. En outre, plusieurs contrats de management ont été conclus avec des privés. « Le secteur du tourisme connait une véritable dynamique dans le cadre de l’investissement et son développement a permis de faire progresser la population active du tourisme dans la branche d’activité (hôtels, cafés et restaurants) » a relevé Abdelkader Benmessaoud dans son entretien. Á cette dynamique vient s’ajouter, en parallèle une grande opération de modernisation et de réhabilitation, qui a touché l’ensemble du parc hôtelier public. Cette grande opération d’envergure entamée en 2008 avec la rénovation de l’Hôtel El Aurassi (Alger) est chapeautée par le Groupe HTT (Hôtellerie tourisme et thermalisme) relevant du département du Tourisme et de l’artisanat. Elle a touché l’ensemble des 63 hôtels et complexes hôteliers relevant du portefeuille public (Hôtels Complexes touristiques et stations thermales). Ce programme qui connait selon le groupe HTT, un taux d’avancement appréciable, sera clôturé au plus tard, en 2022. Une fois achevée dans sa totalité, « cette opération de réhabilitation et de modernisation aura un impact certain sur l’augmentation de la capacité d’hébergement au niveau national, mais participera, surtout, à la relance du tourisme interne au profit des familles et des jeunes, grâce aux structures d’accompagnement dont disposent ces complexes hôteliers, qui font que toutes les catégories d’âges s’y retrouvent ». Il est de ce fait question de « rattraper graduellement » le grand déficit qu’enregistre la destination Algérie en matière de capacités d’accueil, et ce, à travers le soutien et le renforcement de l’investissement en vue de la réalisation de 250.000 lits à l’horizon 2030. Le secteur verra durant l’année en cours le lancement de la réalisation de projets touristiques structurants au niveau des zones d’extension touristiques (ZET), le parachèvement de l’opération de modernisation du parc hôtelier public, le lancement de plusieurs nouvelles initiatives pour la promotion du tourisme interne et la poursuite des efforts pour intensifier le tourisme externe. « La relance du tourisme n’est pas un simple choix conjoncturel mais un impératif dicté par les aspirations du pays pour la construction d’une économie efficace, à travers la diversification des exportations, et ce en application du programme présidentiel, a-t-il insisté.

A l’ère des nouvelles technologies de l’information

Parallèlement au développement de nouvelles pratiques touristiques, de nouveaux enjeux apparaissent comme la formation en communication, marketing et TIC. Le secteur du tourisme, à l’instar des autres secteurs de développement, se doit d’utiliser les moyens modernes de communication disponibles. Aujourd’hui, le tourisme mondial est à 80% porté et promu par les TIC et les réseaux sociaux qui ont eu comme impact direct sur l’activité l’apparition des agences de voyage online, la désintermédiation des acteurs et l’émergence de nouveaux modèles de consommations touristiques. Nous n’avons pas le choix et nous devons y être (dans ces réseaux). Et le ministre du Tourisme considère, comme nous l’écrivions sur ces mêmes colonnes, que la numérisation et l’informatisation des services du secteur seront sa «priorité ». Il a également appelé à intensifier les cycles de formation au profit du personnel dans le but, a-t-il estimé, « de hisser le niveau de l’offre en matière de tourisme aux standards internationaux». D’autre part, après avoir procédé au lancement officiel de la plateforme numérique dédiée à la délivrance des agréments au profit des ATV (Agence de tourisme et de voyage), le département du Tourisme a procédé au lancement d’un nouveau portail électronique consacré aux dossiers de projets d’investissement au niveau du secteur. Á cela s’ajoute le lancement officiel le 27 septembre 2018, d’un nouveau portail électronique pour la promotion de la destination Algérie. Ce portail qui se présente en trois langues : arabe, français et anglais, a pour objectif de faire connaître la diversité touristique de l’Algérie, les plus importantes destinations disponibles ainsi que les agences de tourisme et de voyage, les hôtels, restaurants classés, transport outre l’art culinaire et l’artisanat. La langue amazighe y sera introduite « prochainement » après la signature d’une convention-cadre avec le Haut-commissariat à l’amazighité (HCA), selon le ministre qui a rappelé la « création d’un programme pour l’élargissement de la numérisation au soutien de la coopération et de la relation entre l’administration et le citoyen » et, prochainement, d’un « guide touristique électronique sous forme d’application sur téléphones portables » avec la contribution de « start-ups gérées par des jeunes visant à présenter des idées innovées dans le domaine des voyages et de la promotion de la destination Algérie ». Cette démarche, selon le représentant du gouvernement, s’inscrit dans le cadre d’une «nouvelle méthode visant à généraliser l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication, à travers la numérisation en matière de promotion et de médiatisation, des services touristiques et de soutien à l’investissement dans ce domaine». La concrétisation de la numérisation à travers la mise au point d’un système informatique vise, a expliqué le ministre, à fournir plusieurs services aux différents opérateurs du secteur notamment en matière d’investissement et de gestion de demandes, outre l’accréditation des agences de voyages et de licences d’exploitation hôtelière et bien d’autres services qui seront mis à la disposition des opérateurs touristiques via le réseau internet. Abdelkader Benmessaoud a soutenu que l’Etat a mis à la disposition du ministère tous les moyens matériels et humains pour réussir cette évolution numérique, précisant que « cette opération ne touche pas uniquement les dossiers mais aussi la promotion des produits locaux».

L’artisanat, une valeur ajoutée

L’orientation vers l’économie de marché a promu, au rang de priorité, aussi, le rôle des secteurs générateurs d’emplois et créateurs de valeur ajoutée, dont l’artisanat et les métiers.

En Algérie, l’artisanat traditionnel relève du secteur privé que l’Etat accompagne dans sa quête de développement par la formation au niveau des centres de formation professionnelle ou en apprentissage chez les maîtres artisans. Considérant le fait que la meilleure manière de vendre les produits de l’artisanat traditionnel est d’en améliorer la qualité (beaucoup d’artisans l’ont compris), l’Etat travaille aussi à leurs côtés pour cela. Dans ce sens, des manifestations nationales, régionales et locales sont organisées, à travers les chambres et les maisons de l’artisanat. Et afin d’encourager la promotion et l’écoulement des produits, l’artisan algérien prend souvent part aux foires et salons à l’étranger. Les artisans sont, en effet, la garantie de la pérennité d’un savoir et d’un savoir-faire ancestral. Á ce propos, le ministre du Tourisme a souvent mis l’accent sur le renforcement de la formation dans les différentes filières et activités, le développement du marketing, l’amélioration de l’accompagnement et assurer aux artisans une participation continue dans les salons spécialisés et manifestations internationales, rappelant, à cet égard, que la promotion du produit artisanal nécessitait « l’adoption d’une nouvelle méthode de travail afin de moderniser le secteur et apporter sa contribution à la réalisation du développement durable ». Cette nouvelle méthode tendait, entre autres objectifs, à la numérisation du secteur, à la facilitation et à la simplification des procédures et des opérations, à la mise en œuvre en temps opportun de toutes les directives, en sus de l’amélioration de la gestion pour se mettre en diapason des développements survenant dans les différents secteurs économiques.

Le plan de développement du secteur de l’artisanat qui a contribué avec 334 milliards de dinars au PIB algérien en 2017, repose sur « le renforcement de l’entreprenariat, la création de postes d’emploi, l’amélioration de la production, la promotion de la compétitivité et l’orientation vers l’exportation », assurait à ce propos récemment Benali Amcha, directeur général de l’artisanat au ministère de tutelle. Le secteur œuvre également, selon le même responsable, à « appuyer la formation et la formation par apprentissage, pour assurer la qualification des artisans et des porteurs de projets et réaliser un développement économique durable hors hydrocarbures ». Pour ce qui est de la dynamisation des structures d’appui, Benali Amcha a affirmé, qu’entre 2017 et 2018, 81 maisons et centres d’artisanat ont été réalisés et exploités et 992 artisans ont bénéficié de locaux professionnels afin d’exercer leurs métiers, outre le lancement du fichier national numérique de l’artisanat et des métiers d’artisanat, dont le taux d’exploitation a atteint 100%, l’élaboration d’une nouvelle nomenclature des activités artisanales et des métiers conformes aux normes internationales, ainsi que l’élaboration de la nomenclature des activités économiques gérées par l’Office national des statistiques (ONS). « La conjoncture économique que connait le pays actuellement exige une amélioration des modes de gestion à travers notamment la promotion de la création de micro-entreprises et l’encouragement des associations professionnelles dans les différentes activités artisanales », selon Abdelkader Benmessaoud, dans le cadre des réformes que son secteur entend concrétiser « en application des directives des hautes autorités du pays, dans le but de promouvoir le produit artisanal à travers le soutien nécessaire aux artisans, au regard de l’importance de cette activité dans la promotion du patrimoine national et la réalisation du développement économique durable ». Il est d’ailleurs attendu en cette année 2019, l’entrée en vigueur, du plan national d’exportation des produits de l’artisanat. La classification des produits artisanaux de chaque région contribue à l’enrichissement et à la préservation du patrimoine national. Selon les chiffres du ministère de tutelle, le secteur de l’artisanat emploi plus d’un million de personnes et contribue à hauteur de 300 milliards dinars dans le Produit intérieur brut (PIB) alors que 61.000 artisans ont bénéficié des formations dispensées par les pouvoirs publics. Le secteur œuvre, par ailleurs, à renforcer l’artisanat et à contribuer au développement économique pour atteindre une contribution de 750 milliards de dinars au PIB à l’horizon 2030.  « L’activité artisanale, source de revenus pour plus d’un million d’artisans, contribue à la préservation du patrimoine culturel et civilisationnel multiple et divers au même titre qu’elle contribue à la consolidation de l’identité nationale », a estimé le ministre du Tourisme et de l’Artisanat. L’importance accordée par l’Etat à l’artisan est perçue à travers les moyens qu’il met en place pour la formation d’une main-d’œuvre qualifiée dans tous les domaines d’activité, ainsi qu’a travers les dispositifs d’aides conçus exclusivement pour encourager les jeunes à investir le monde de l’entreprenariat. Pour preuve, l’instauration d’un « Prix national de l’artisan » est un gage de reconnaissance à cette frange de la population qui a su garder et perpétuer un héritage ancestral faisant partie de la composante identitaire nationale. « La célébration de la Journée nationale de l’artisan est l’occasion de saluer le rôle important que joue ce dernier dans le domaine de la création d’emploi et de valeur ajoutée. L’artisan contribue à répondre aux besoins de la société en matière de produits et de services », assurait à ce propos Abdelkader Benmessaoud qui présidait la cérémonie de remise des prix de l’artisan traditionnel et des métiers pour l’année 2018. Notons également la publication tout récemment de L’Atlas de l’artisanat algérien qui présente les différents produits du secteur, mettant ainsi en exergue la diversité du patrimoine culturel et civilisationnel de l’Algérie. Cette nouvelle publication qui compte 342 pages illustrées pour la plupart se décline en deux chapitres, le premier présente les différents métiers de l’artisanat et le second aborde les régions d’Algérie, outre une partie réservée à la présentation du Prix national de création et de préservation du patrimoine de l’artisanat. Publié par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, l’Atlas propose une série de métiers artisanaux dans les domaines du textile, céramique, poterie, joaillerie, habillement traditionnel, broderie, tannage, boiserie et autres activités héritées de génération en génération.

Le tourisme historique

Le ministère des Moudjahidine a recensé à ce jour 1.461 centres de tortures utilisés par le colonisateur et 1.447 monuments historiques et lieux utilisés par les moudjahidine comme abris pour soigner les malades, disséminés dans des grottes où les recherches d’ossements de chouhada se poursuivent. Ces sites et monuments sont témoins des sacrifices consentis pour recouvrer l’indépendance de l’Algérie, dont le sang et la vie d’un million et demi de chouhada et de milliers d’invalides sont autant de symboles à valoriser à travers « le tourisme historique». La promotion du tourisme historique se fait, d’ailleurs, dans le cadre d’une convention avec le ministère du Tourisme et de l’Artisanat portant sur la médiatisation de l’histoire de l’Algérie à l’intérieur du pays et à l’étranger à travers l’ouverture de quatre nouveaux musées du moudjahid dotés de conseils scientifiques

« Nous accordons une importance particulière à la question, surtout les aspects liés à la valorisation et à la vulgarisation de notre longue et glorieuse révolution nationale, et de la guerre de libération nationale », a assuré dans ce contexte Abdelkader Benmessaoud dans son entrevue à El Djazaïr.com. Il s’agit en premier lieu, a-t-il relevé, de mettre la lumière sur les hauts lieux des batailles menées par nos valeureux martyrs et moudjahidine, sur tout le territoire national, soit en milieux urbains ou en zones rurales, et de faire connaître aux visiteurs et aux générations futures les immenses sacrifices consentis par notre valeureux peuple durant sa longue et glorieuse lutte pour le recouvrement de notre indépendance. Il s’agit, en outre, de mettre toute la lumière sur ces valeureux martyrs qui ont sacrifié leur vie au service de la patrie.

Pour ce faire, a précisé encore le ministre du Tourisme, un programme de travail a été tracé, « pour mettre en place des circuits spécialisés qui retracent ces hauts lieux de notre histoire ».

« Notre histoire représente un grand potentiel exprimé par les richesses civilisationnelles, religieuses, patrimoniales et géologiques de l’Algérie.

Nous veillons à traduire toutes ces richesses que notre grand territoire recèle, dans les Schémas directeurs d’aménagement touristique de wilaya, dont la finalité est de fixer les priorités des politiques touristiques à venir, à l’échelle locale. »

 « Le ministère des Moudjahidine œuvre à commercialiser l’histoire de l’Algérie à travers la promotion du tourisme historique, qui demeure l’un des moyens les plus performants », affirmait le 18 février dernier Tayeb Zitouni ministre des Moudjahidine, depuis Tiaret où il présidait une cérémonie dans le cadre des festivités commémoratives de la Journée nationale du chahid.

F. H.



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