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N° 125 - Dec 2019

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L’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale

Une armée vraiment populaire !

El-Djazair.com



Depuis l’accession de l’Algérie à la souveraineté nationale, le 5 juillet 1962, l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN), reste le symbole de notre indépendance, notre identité et notre unité nationale. Par son brassage, fait d’une composition de ses membres issus de toutes les régions et de toutes les communautés, elle reste le lieu qui consolide notre organisation sociale et notre aspiration à vivre ensemble.

Fondée aux premières heures de l’Indépendance, l’armée a accueilli en son sein tous ses citoyens frères d’armes venus de différents champs de bataille de l’ancienne armée coloniale et ce pour jouer un rôle majeur dans la protection de la souveraineté nationale et contribuer à la lutte pour la libération d’autres pays frères, à travers le soutien aux différents mouvements de libération nationale qui ont pris le chemin de leur décolonisation par la lutte armée, et cela conformément au principe de non-ingérence dans les affaires des pays voisins. Dans son itinéraire, l’Armée nationale populaire s’est illustrée dans de nombreuses missions.

L’Algérie vient de fêter le 1er Novembre le 65e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale en 1954. Pour rappel, l’Armée de libération nationale (ALN) a conduit la lutte armée contre l’armée coloniale française contraignant ainsi, en 1962, la France à quitter l’Algérie. Une victoire totale sur les plans militaire et diplomatique, grâce notamment à une mobilisation populaire contre l’occupant français. Une mobilisation à laquelle appelle, encore aujourd’hui, l’Armée nationale populaire pour faire face à la crise que connait le pays. Une mobilisation à même d’inciter l’Armée nationale populaire à aller de l’avant avec constance, afin de consolider les assises de l’unité nationale et de préserver les constantes de la sécurité et la stabilité de l’Algérie. Car issue de ce peuple glorieux. Si, en 1954, d’authentiques patriotes avaient eu le mérite de renvoyer dos à dos centralistes et messalistes et de mettre fin à un conflit stérile en optant pour l’action unificatrice, aujourd’hui ce sont leurs cadets qui adoptent la même attitude à l’égard d’un peuple dont ils sont issus. Un acte d’appartenance que l’ANP a toujours démontré dans les actes, en s’alignant avec armes et bagages aux côtés des Algériens lorsque les circonstances l’exigent et l’imposent.

Cinquante-sept années après l’Indépendance, l’Algérie se trouve confronté à de nombreux défis. Au premier titre, celui de la modernisation de l’institution militaire. Notre armée est aujourd’hui une institution républicaine qui œuvre pour la défense du territoire national et pour la protection des institutions et des acquis démocratiques de l’Algérie. C’est une armée déjà présente dans de nombreux projets de développement sur le terrain. Outre la défense du territoire national, l’ANP participe activement depuis l’indépendance du pays aux grands projets de développement national. En 1969, l’armée a pris en charge la réalisation du barrage vert constitué d’arbres entre le nord et le sud pour freiner l’avancée du désert. La construction de la route transsaharienne a été confiée également aux soldats et aux équipes du génie de l’ANP. Au début des années 1990, l’ANP a fait face à l’émergence des islamistes radicaux de l’ex-Front islamique du salut (FIS), après l’instauration du pluralisme politique en 1989.

L’armée a ensuite combattu et vaincu le terrorisme en réussissant à ramener la paix dans le pays après plus de sept ans d’affrontements avec les groupes radicaux. L’armée s’est dotée de nouveaux moyens pour s’adapter au monde moderne et accéder au professionnalisme de sa composante. Dans ce sens, elle a investi dans la formation en créant des écoles d’excellence et d’élite. Elle a également relancé les écoles des cadets de la Nation. Sur le plan équipements, l’armée s’est lancée dans la fabrication d’armements et de véhicules blindés pour ses propres besoins et a investi également dans des technologies de pointe pour assurer la fiabilité, la sécurité et la confidentialité des données dans la transmission de l’information.

Une école de patriotisme

Depuis son institution en 1968, le service national a toujours constitué une école sans égale dans la formation des jeunes, sur les plans militaire, culturel, social et sociétal. La célébration du 50e anniversaire de l’institution du service national se veut ainsi un témoignage de reconnaissance et de gratitude à tous les Algériens engagés dans l’édification de l’Etat algérien, au lendemain de l’indépendance nationale, la défense de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale du pays. En effet, l’institution du service national, appelé communément devoir national, fut l’une des plus importantes décisions prises par les autorités du pays. Institué sur la base de l’ordonnance n°68-82 du 16 avril 1968, le service national est officiellement entré en vigueur au mois d’avril 1969. Fixé, dans un premier temps, à 24 mois, le service national est devenu une obligation pour tous les Algériens ayant 19 ans révolus et bénéficiant d’une bonne aptitude physique et de bonnes facultés mentales. En effet, l’institution du service national a été pour beaucoup de jeunes Algériens une source de développement. Incontestablement, le service national a été l’occasion, pour des millions de jeunes Algériens issus du monde rural, d’une initiation à la modernité, à travers le maniement d’équipements plus sophistiqués que l’outillage agricole de l’époque, et à travers la découverte de la civilisation urbaine, l’incorporation était l’occasion de découvrir la ville, et d’éléments de confort tels que l’eau courante. Pour certains, le service national a permis la confrontation à des mœurs vestimentaires ou alimentaires inédites. En parallèle, le service national a joué un rôle certain dans la cohésion de la société algérienne, en étant l’instrument d’appartenance sociétale à une Nation. « Effectivement lorsqu’on ramène un jeune d’un petit douar de l’intérieur qui n’a jamais quitté son patelin, le service national va lui permettre de vivre en communauté, de découvrir la vie, d’apprendre les rudiments de la discipline, de l’organisation, des valeurs militaires, du respect des autres…Cela va développer en lui la notion de citoyenneté, l’appartenance à la Nation », affirmait à ce propos, dans un entretien à El Djazaïr.com, le général-major Mohamed Salah Benbicha, directeur du service national au  ministère de la Défense nationale.

Le nœud ombilical

L’ANP, digne héritière de l’ALN, a longuement contribué à la lutte contre l’analphabétisme, l’avancée du désert, à l’édification d’infrastructures lourdes et d’œuvres d’envergure nationale, comme le désenclavement des régions éloignées, les campagnes sanitaires, la formation professionnelle et la modernisation de l’Algérie, auquel il faut ajouter sa participation à de nombreuses opérations à caractère humanitaire engagées par l’ANP lors des catastrophes majeures. Les appelés du service national, ont, d’autre part, été tout le temps aux côtés des éléments de la Protection civile lors des grandes catastrophes ayant ébranlé l’Algérie. On les a vus à l’œuvre, à titre illustratif, lors du séisme d’El Asnam (Chlef) en octobre 1980, lors des inondations de Bab El Oued en novembre 2001et du séisme de Boumerdes en mai 2003. Ils ont toujours répondu « présent » à l’appel de la Nation. Comme ils furent, et le sont toujours, un véritable rempart contre le terrorisme, en payant le tribut du sang pour défendre le pays et la pérennité de l’Etat algérien. Le service national a contribué ainsi à modeler, 50 ans durant, la personnalité du jeune Algérien, l’imprégnant de l’esprit nationaliste, de discipline, de rigueur, de travail et de sérieux et en lui inculquant également l’esprit d’entraide et d’action collective tout en consacrant sa fierté d’être Algérien. « L’école du service national a toujours été un modèle pour la mobilisation des énergies vivantes du pays », notait dans ce cadre le général-major Mohamed Salah Benbicha, directeur du service national au ministère de la Défense nationale (MDN), dans une allocution prononcée au nom du vice-ministre de la Défense nationale, chef d’État-major de l’ANP, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, à l’ouverture des travaux d’un séminaire sur le service national, abrité par le Cercle national de l’armée (Beni Messous). En effet, les jeunes « appelés » ont contribué à la réalisation de grands projets en un temps record tels que le Barrage vert, la route de l’Unité africaine, les barrages, les aéroports, les 1000 villages, les voies ferrées, les prestations sanitaires et éducatives assurées aux villageois et habitants des régions enclavées, notamment dans les régions du Grand Sud, ce qui a permis leur désenclavement et peuplement.  « Le bilan d’un demi-siècle de cette école ne peut être qu’excellemment positif, car le service national qui est la famille et l’école, de pair et en même temps, a un rôle dans la socialisation, en impactant l’individu et en consolidant son appartenance à la patrie, en l’imprégnant de l’esprit de sacrifice, de discipline, de rigueur, de travail et de sérieux et en lui inculquant également l’esprit d’entraide et d’action collective », estime le directeur du service national au MDN qui souligne que « le service national a impacté l’individu et la société, modelé la personnalité du citoyen algérien et l’a imprégné de l’esprit nationaliste et des valeurs tout en consacrant sa fierté d’être Algérien ». Que ce soit au sein de la hiérarchie militaire ou au niveau de la base, la légitimité populaire n’est nullement assimilée à une simple notion livresque, mais à une réalité vécue par l’ensemble de ce corps qui a fait de ses missions d’assistance aux populations civiles un devoir national. A travers son intervention pour le désenclavement des régions touchées par les abondantes chutes de neige, l’ANP n’a pas uniquement démontré ses fortes capacités d’adaptation, elle a surtout été décisive dans ses opérations d’assistance humanitaire en engageant des moyens exceptionnels en hommes et en matériel pour porter secours aux populations sinistrées. En plus des opérations de désenclavement des routes nationales, des chemins de wilaya et jusqu’aux chemins communaux, elle a assuré aussi l’acheminement par hélicoptères d’importantes quantités de denrées alimentaires aux régions inaccessibles, à l’instar des villages situés dans les wilayas de Mila, Jijel et Tizi-Ouzou, et a mobilisé des détachements et des unités spéciales chargés de la protection et de la sécurisation des opérations de désenclavement menées par les autorités et les organismes civils. Les populations des localités enclavées ont certainement beaucoup de choses à dire concernant l’intervention salutaire des forces armées. Elles sauront sûrement, et mieux que quiconque, trouver les mots justes pour exprimer spontanément leur reconnaissance envers une institution dont la légitimité populaire n’est guère usurpée. « En effet, l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale s’enorgueillit de son appartenance à ce peuple brave et authentique, et partage avec lui les mêmes valeurs et principes, ainsi que les mêmes fondements nobles et prestigieux de l’identité nationale, et a l’intime conviction et avec grande fierté qu’un peuple avec ces valeurs et ces qualités ne peut que donner naissance à une armée ayant les mêmes principes et les mêmes spécificités. C’est ainsi que se rejoignent toutes les marques d’amour, de respect, de sympathie et de solidarité entre le peuple et son armée, ainsi que tous les fondements d’une vision unique du futur de l’Algérie » soulignait le général de corps d’armée Ahmed Gaid Salah, en mars dernier, à l’Ecole nationale préparatoire aux études d’ingéniorat à Rouïba/1re Région militaire.

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Écoles des cadets de la Nation  

La pépinière de l’institution militaire

Les écoles des cadets de la Nation constituent le réservoir de l’ANP. C’est une véritable pépinière pour l’institution militaire et aussi pour le pays dans la perspective de consolider la souveraineté et l’unité nationales et une gageure pour la professionnalisation de l’Armée nationale populaire afin de lui permettre de s’insérer dans le giron des armées les plus développées et les plus performantes au plan de la formation et de l’enseignement élevé ou au plan de la consécration de la doctrine du combat qui sied aux grandes lignes stratégiques de l’Etat algérien. Ces établissements créés officiellement en 1963 portaient le nom d’Écoles des cadets de la révolution. Elles ont été fermées en 1986 pour être rouvertes en 2008.

Dix ans après, et de l’avis de tous, ces écoles des cadets sont un pôle d’excellence pour l’armée algérienne. Dans ses différentes interventions, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, a souvent mis en exergue la stratégie « clairvoyante » du Haut Commandement de l’ANP visant la formation d’une génération d’élite « capable » d’assumer ses futures responsabilités. Pour ce faire, le Haut commandement de l’ANP a réuni toutes les conditions de vie et professionnelles adéquates, exigences impératives, pour l’aboutissement de l’effort didactique escompté. Les résultats sont là : 548 candidats des Ecoles des cadets de la Nation de Blida, Oran et Sétif ont enregistré d’excellents résultats au baccalauréat session juin 2019 avec un taux de réussite de 99.46%.

 



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