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N° 118 - Dec 2018

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Energie

La stabilité de l’entreprise avant tout

Syndicat national des travailleurs de Naftal

Par Farid HOUALI



En Algérie, on ne peut évoquer les « syndicats » sans évoquer la création de l’UGTA le 24 février 1956, qui répondait à l’objectif stratégique de la Révolution de se doter d’une organisation syndicale ayant pour mission de faire participer les travailleurs à la lutte libératrice. C’est ainsi que quelque 100 000 travailleurs y adhérèrent dès les premières années. En 1956, l’UGTA réussit à se faire reconnaître par le Comité exécutif de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) réuni du 2 au 9 juillet à Bruxelles, comme syndicat unique des Algériens.
Après l’indépendance, l’UGTA est devenue un syndicat indépendant des partis politiques et «un partenaire social incontournable». Jusqu’en 2017, l’UGTA comptait quelque 2.737.925 syndiqués, soit 2.367.400 de salariés syndiqués dont 31 000 salariés de Naftal. « L’action syndicale au sein de l’entreprise (Naftal) ne date pas d’aujourd’hui. Bien contraire, elle est née dans le sillage de son premier noyau », nous assure d’emblée Lazhar Adjeroud, élu à l’unanimité en mai 2016 secrétaire général du syndicat national de Naftal. Autrement dit, bien avant la restructuration de l’entreprise le 25 août 1987, par la promulgation du décret n°87-190 portant création, par transfert de l’activité raffinage de Naftal de l’entreprise nationale de raffinage des produits pétroliers sous le sigle Naftec. Naftal est désormais chargée de la commercialisation et de la distribution des produits pétroliers et dérivés. Depuis, un long chemin aura été parcouru et l’entreprise (de par ses missions) est présente à travers les 48 wilayas du pays. Ses véhicules siglés au logo de l’entreprise sont croisés, y compris dans les contrées les plus reculées du Grand Sud. Sur le plan « revendicatif », notre interlocuteur assure qu’un grand pas a été franchi « grâce notamment » à l’oreille attentive de la direction générale de l’entreprise qui a « su répondre favorablement » aux préoccupations des salariés. Lazhar Adjeroud s’est, dans ce contexte, « félicité » du climat de sérénité qui règne au sein de l’entreprise. « Un acquis que nous sommes tenus, chacun à son niveau, de préserver », a-t-il encore soutenu plaidant pour «une réelle stabilité de son entreprise ». Une stabilité « qui ne peut être concrétisée que si le partenaire social y adhère pleinement». Il est à noter que le projet de développement de l’entreprise Naftal 2017-2030 table sur une autonomie nationale de stockage en carburants de 30 jours, soit un volume de 2,1 millions de mètres cubes à l’horizon 2020, contre 17 jours d’autonomie.

La symbiose
Le plan de développement 2017-2030 de la Société nationale de transport des produits pétroliers nécessite par ailleurs une enveloppe financière de 564 milliards de dinars. Avalisé en 2016, ce projet de développement s’articule essentiellement autour du développement et de la modernisation des infrastructures de stockage et du réseau de transport par canalisation des carburants et du GPL. Il s’agit également de développer et de moderniser le réseau des stations-services, de développer et de promouvoir des carburants propres et de diversifier les activités et services de Naftal à travers le partenariat, ainsi que de mettre en place un nouveau système d’information. Une stratégie que compte accompagner le syndicat national de Naftal, présidé par le SG Lazhar Adjeroud, qui a soutenu «l’idée d’une entreprise pérenne» dont les «travailleurs seront les grands bénéficiaires ». Notre interlocuteur s’est d’ailleurs dit « privilégiant » le dialogue en toutes circonstances. « Le militantisme noble ne peut se construire que sur le socle de la stabilité et de la paix, basé sur le dialogue. Le principe de la concertation et du dialogue avec les partenaires constitue un véritable trésor pour la préservation des acquis de la classe ouvrière », a-t-il insisté. Mettant en exergue la difficulté de la conjoncture économique actuelle que traverse le pays, qui affecte l’ensemble des acteurs économiques, dont fait partie Naftal, Lazhar Adjeroud a exhorté tout le collectif à se mobiliser davantage autour des intérêts de l’entreprise. En effet, il est de l’intérêt de tous de se doter d’un climat social propice à même de garantir le développement et la propulsion de Naftal vers d’autres succès. Une entreprise au service exclusif de l’économie nationale.

Une stratégie planifiée
Au sein de Naftal, une des entreprises stratégiques du pays du fait de sa taille et de son activité, la prise en charge des préoccupations et les problèmes socioprofessionnels des travailleurs, à l’instar des « œuvres sociales » n’est pas un vain mot. « Beaucoup a été fait dans ce cadre », note encore Lazhar Adjeroud, secrétaire général du syndicat de l’entreprise. Il a, à ce propos, fait part de la mise en service quasi périodique des centres socio-médicaux répartis à travers les Régions sociales chapeautées au niveau centrale par une direction des affaires sociales et culturelles. Comme son nom l’indique, la direction en question a, à charge, selon les explications fournies par Lazhar Adjeroud, de garantir les moyens d’une meilleure prise en charge médicale notamment des salariés de Naftal et ayants droit. C’est dans cette optique, que sont réalisés des centre médico-sociaux (CMS) à travers bon nombre des localités. Les prestations prodiguées aux patients sont en effet variées et étendues proposant des consultations et des soins qui englobent entre autres la médecine générale, la médecine spécialisées, notamment dans les domaines de la chirurgie dentaire, de la cardiologie, de la dermatologie, de la médecine de travail, de la radiologie ainsi que d’une autre gamme de prestations complémentaire telles que l’échographie, la fibroscopie et l’Electrocardiogramme (ECG).  La prise en charge médicale de ses employés n’est pas l’unique « souci » de Naftal. L’entreprise s’est également engagée à leur assurer un « meilleur » repos, en période des congés. Cet engagement s’est traduit par la réalisation et la mise en service des centres de vacances répartis à travers les régions sociales. Les infrastructures déjà existantes seront bientôt renforcées à la faveur de l’inauguration prochaine (probablement pour la prochaine saison estivale) du centre de vacances de Melbou dans la wilaya de Bejaia. Naftal a également engagé des travaux de réhabilitation et de remise à niveau du centre de vacances de Tamanar à Collo, délaissé durant la décennie noire. Lazhar Adjeroud a également fait part de « l’attention particulière » accordée, en termes de prise en charge sociale, aux travailleurs de l’entreprise exerçant dans le Grand Sud. « Les conditions climatiques du Sud l’exigent », a souligné à ce propos notre interlocuteur relevant que les centres de repos et de vacances implantés dans cette région disposent de toutes les commodités y compris les piscines.

F. H.



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