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| Il était un responsable exemplaire et discret |
| Le défunt wali de Saïda, Mohamed Bentfitifa, un excellent administrateur part |
| Par La Rédaction |
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« Je suis de ceux qui ont eu l’immense privilège de connaître Si Mohamed Bentfitifa, d’abord en tant que collaborateur, puisqu’il avait assumé les fonctions de secrétaire général de la wilaya de Chlef où j’avais été en poste entre 1977 à 2001, ensuite à Tizi-Ouzou où le destin a voulu que nos chemins se croisent à nouveau. Il avait été également secrétaire général de la wilaya de Tizi-Ouzou de 2001 à 2005, année où, grâce à son abnégation et à son riche parcours professionnel, il avait été promu depuis Tizi-Ouzou, wali de Saïda. » C’est avec ces propos que Hocine Ouadhah (wali de Blida) restitue le riche parcours professionnel du défunt au sein de l’administration locale algérienne, affirmant de la sorte sa parfaite connaissance du défunt pour l’avoir longtemps côtoyé, dans des situations difficiles, notamment à Chlef, dans la fournaise des attentats terroristes ou à Tizi-Ouzou en pleine ébullition, au moment où la rue était chauffée à blanc par ce qui était appelé le « mouvement des ârouch ». « Si Mohamed était un commis de l’Etat exemplaire. Il avait eu un parcours riche puisqu’il avait exercé pratiquement à tous les niveaux de l’administration centrale ; d’administrateur jusqu’aux fonctions de wali de Saida. Tous ceux qui l’avaient connu avant moi pensent le plus grand bien de lui », assène-t-il. Le défunt Bentfitifa était un homme entier, un homme de principes, dit M. Ouadhah qui justifie son propos par ce constat : il était à l’aise dans ce qu’il faisait et cela s’explique évidemment par sa parfaite connaissance de l’administration territoriale, des problèmes de développement de manière générale mais aussi par sa curiosité intellectuelle et sa longue expérience. « C’était homme serein et posé ; il répondait toujours par le sourire, même dans des conditions pénibles », assure encore son ami qui affirme ne pas se souvenir l’avoir entendu hausser le ton, soit vis-à-vis des personnels placés sous son autorité ou des responsables avec qui il était appelé à collaborer. Pour M. Ouadhah, qui a eu le plaisir d’avoir le défunt comme collègue et collaborateur, Mohamed était un être exceptionnel. « Au-delà des relations professionnelles qui nous unissaient, j’avais découvert en lui d’autres qualités, confie-t-il, ajoutant que le défunt «avait un engagement sans faille envers l’Etat, une loyauté et des qualités intrinsèques». C’est ainsi, raconte le wali de Blida, que Bentfitifa n’avait eu que des amis dans son entourage. « Nous avions eu des liens très forts, plus forts que l’amitié», confie-t-il pour illustrer les relations qu’il avait eues avec son défunt collaborateur. Pour le wali de Blida, la promotion du défunt Bentfitifa en qualité de wali de Saïda « était une consécration tout à fait méritée » et « une reconnaissance de la République envers ce commis ». Dans son témoignage, M. Ouadhah met l’accent sur les qualités du défunt, faisant valoir, surtout, sa grande disponibilité. «Bentfitifa ne comptait pas ses heures de travail », révèle-t-il. Plus encore, il confie que le défunt « était pour ses collègues, directeurs de l’exécutif, chefs de daïra, présidents d’APC, beaucoup plus qu’un confident, un conseiller ». «Il ne se prévalait pas d’un statut, d’une hiérarchie, ce qui n’affectait en rien son sens de l’autorité. C’était une main de fer dans un gant de velours », ajoute-t-il. « Il était strict sur les principes mais très juste », relève-t-il encore. M. Ouadhah, qui affirme que Bentfitifa, était extrêmement conciliant, reconnaît que le défunt qu’il avait eu comme collaborateur à Chlef et à Tizi-Ouzou dans des moments difficiles, avait été pour lui d’un « grand apport ». Il lui reconnaît, aussi, son art de décrisper les situations conflictuelles et tendues grâce, explique-t-il, à sa bonhomie et à son sourire qui ne le quittait jamais. « C’était quelqu’un qui écoutait beaucoup. C’était un homme de dossier, un homme de terrain et travailler avec lui était un privilège. Il savait dans les situations conflictuelles ramener à la raison les esprits échauffés et les rallier », ajoute M. Ouadhah qui révèle de cette manière les traits de caractère du défunt Bentfitifa. « Il est mort comme il a vécu, dans la discrétion », estime-t-il, confiant que « le mal le rongeait, il le gardait pour lui. Ce n’était pas quelqu’un d’expansif ». Selon lui, ses proches ne savaient pas le mal qui le tuait à petit feu. « Certainement, il ne voulait pas les inquiéter, surtout sa mère », explique M. Ouadhah qui affirme, encore, que le défunt « n’étalait pas ses petits problèmes, les déboires qu’on peut avoir dans la vie ». Il reconnaît que lui-même ne savait pas qu’il avait été hospitalisé à Blida. « Je ne l’ai su qu’à la suite d’un coup de téléphone tout à fait fortuit. Je l’avais appelé pour avoir de ses nouvelles et, découvrant qu’il avait une petite voix, je lui avais dit : Je pense que quelque chose ne va pas. Il m’avait répondu qu’il était un peu malade », raconte M. Ouadhah qui précise qu’il n’avait appris son hospitalisation à Blida qu’une semaine après. « Il ne voulait déranger personne», argue-t-il. Pour le wali de Blida « c’est une immense perte ». Bentfitifa restera, pour M. Ouadhah, le symbole du parfait commis, du parfait responsable autant pour la génération de cadres qui sont en activité que pour sa famille, ses proches, ses collaborateurs ses responsables et pour ceux qui l’ont côtoyé. C’est dans ce cadre que le wali de Blida rend hommage au président de la République et au ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, pour avoir permis à ce cadre de haut niveau d’embrasser la carrière de wali ■ | |
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