La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) s’est attachée depuis de nombreuses années à promouvoir une politique de réformes et de renouveau dans ses rangs, se basant notamment sur une formation adaptée aux nécessités du terrain et le déploiement d’écoles de police à travers le territoire national, pour lesquels l’Etat a débloqué des enveloppes financières conséquentes. Parmi la quinzaine d’établissements de formation spécialisée de la Sûreté nationale implantée dans le pays, figure l’école de police d’Ain Benian (Alger) qui n’a cessé, depuis sa création en 1991, d’offrir une formation de qualité. D’une superficie totale de 4,5 hectares et d’une capacité d’accueil de 650 stagiaires, l’établissement, qui a pour mission de former des inspectrices de police et des agents de l’ordre public, est doté d’équipements technologiques modernes. Il comporte, entre autres, 15 salles pédagogiques parmi lesquelles une salle-pilote de « simulation de la scène d’un crime », composée de panneaux amovibles pour reproduire le lieu d’un crime (ici un appartement F3 meublé) avec les indices relevés par la police scientifique. Les stagiaires auront la possibilité d’étudier des cas réels de crime, comme l’a expliqué la directrice de l’école, la commissaire divisionnaire Fadla Hadba, à El-Djazair.com. L’école comporte également deux salles d’informatique, l’une réservée aux cours théoriques et l’autre aux travaux pratiques, une salle pédagogique pour l’enseignement du code de la route et de la circulation routière, dotée de matériels informatiques reproduisant des faits réels à étudier, une salle spécialisée pour le maniement d’armes à feu et d’autres pour l’enseignement des télécommunications, du management, de la sociologie et la psychologie.

La salle d’enseignement des langues étrangères est équipée d’appareils informatiques de dernière génération, pour une meilleure maîtrise des langues, notamment l’anglais, qui suscite un « engouement particulier » de la part des stagiaires, a-t-on indiqué, précisant que le programme de formation, qui est aussi paramilitaire, comporte également le parcours du combattant et des séances de self-defense, un mélange de karaté et de judo destiné à désarmer une personne. L’école forme aussi un groupe de fanfare, composé d’une dizaine de stagiaires encadrées par des musiciens de haut niveau qui leur apprennent différents styles musicaux, notamment militaires, et l’hymne national. L’établissement, doté également d’une salle d’Internet, d’une bibliothèque, d’une salle omnisports et d’une autre de musculation, comporte trois pavillons d’une capacité de plus de 650 lits, dont 500 pour les stagiaires d’agent de l’ordre public (AOP) et 150 pour les inspectrices de police, ainsi que d’un restaurant de 650 places et d’un autre réservé aux cadres et gradés de la police. La formation dure, quant à elle, 9 mois pour les AOP et 12 mois pour les inspectrices de police, a précisé la responsable de l’école, qui explique que la formation des AOP nécessite notamment 6 semaines de stage paramilitaire et 13 semaines de stage pratique, alors que la formation des inspectrices requiert essentiellement 9 semaines de stage paramilitaire, 22 semaines de tronc commun et 13 autres de spécialisation. Les recrutements dans le corps de la police algérienne, a-t-on fait remarquer, « se font sur la base des compétences et aptitudes ». Ainsi, tout postulant doit avoir une taille minimum de 1,66 m, être âgé entre 19 et 35 ans, pour un inspecteur de police, et titulaire d’un bac+2, et, entre 19 et 30 ans, pour un AOP, et doit justifier du niveau de la première année secondaire.