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N° 119 - Fev 2019

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DGSN

« La police algérienne a atteint un haut niveau de compétence et d’expertise »

Bernard Cazeneuve, ministre français de l’Intérieur

Par Smail ROUHA



La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a, au fil du temps, gagné en compétence et en professionnalisme, de sorte qu’en différentes circonstances, les personnels agissant sous son autorité ont donné à apprécier leur efficacité dans la préservation de la sécurité, notamment en matière de prévention et de lutte contre les réseaux terroristes et la criminalité organisée transnationale. La police algérienne a capitalisé une très grande expérience dans la lutte contre la criminalité et dans la lutte contre le terrorisme. Un fait reconnu au niveau international comme l’atteste le classement effectué en 2013 par Interpol sur la lutte contre la criminalité et le terrorisme, dans lequel l’Algérie se situe à la 5e place. Un acquis que ne cessent de citer les experts internationaux. La dernière en date émane de Bernard Cazeneuve, ministre français de l’Intérieur, qui a salué, à l’issue de son entretien avec Tayeb Belaïz, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, le « haut niveau de compétence et d’expertise de la police algérienne ». Dans son intervention, Bernard Cazeneuve a souligné que « la police algérienne dispose de cadres de très haut niveau notamment dans les domaines de la police scientifique et de la lutte contre les filières organisées du crime comme les trafiquants de drogue ». Concernant la coopération bilatérale, Bernard Cazeneuve a préféré parler d’échange d’expériences que de coopération classique, tant le niveau des deux polices est comparable. « La police algérienne a atteint un niveau comparable à celui de la police française en matière de lutte contre le crime organisé», a reconnu le ministre français de l’Intérieur qui a rappelé que pas moins de « 135 actions » sont engagées par les gouvernements des deux pays en vue de renforcer davantage la coopération bilatérale. Un avis émis auparavant par Claude Baland, ancien directeur général de la police française, qui n’avait pas caché sa «grande surprise» quant au degré de sophistication et de professionnalisme de la police algérienne. Claude Baland avait relevé, lors de sa visite à Alger sur invitation du général-major Abdelghani Hamel, «les grands progrès» réalisés par la police algérienne et le «niveau élevé» atteint dans son action. Pour lui, notre police n’a rien à envier à la police française et même à la police européenne en matière de techniques d’investigations et de méthodes opératoires.
Dans une allocution à l’ouverture du séminaire, sur la lutte contre la criminalité, organisé en octobre 2014 à Alger en présence de magistrats et d’experts des polices algérienne et française. le général-major Abdelghani Hamel, a salué « le degré de coopération atteint par la police algérienne et française ». « Je ne peux que me réjouir du niveau atteint en matière de coopération entre les polices des deux pays non seulement de par les actions réalisées mais aussi par la qualité qui connaît une amélioration constante ».
Par ailleurs, le ministre français de l’Intérieur soulignera « la volonté que cette coopération s’approfondisse dans quelques domaines, dont celui de la lutte contre le crime organisé et la lutte contre le trafic de drogue », conformément à l’accord signé en octobre 2003 entre les deux pays relatif à la coopération en matière de sécurité et de lutte contre la criminalité organisée. Cet accord convient d’une coopération de police dans dix-huit domaines relatifs à la sécurité intérieure et à la lutte contre la criminalité organisée sous toutes ses formes. Sont concernés par ce partenariat : la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) et le Commandement de la Gendarmerie nationale. L’accord-cadre en question porte sur la lutte contre la criminalité organisée internationale, la répression du trafic des stupéfiants, des substances psychotropes et de leurs précurseurs chimiques; et, surtout, la lutte contre le terrorisme et la sûreté des moyens de transports aériens et maritimes. De même, la lutte commune contre les infractions à caractère économique et financier, et notamment le blanchiment de fonds, la lutte contre la traite des êtres humains et le trafic des biens culturels et des objets d’art volés, ainsi que les faux et les contrefaçons. Et, enfin, volet important, la lutte contre l’immigration irrégulière et la fraude documentaire s’y rapportant. Inscrites également dans l’accord, les questions des fraudes liées aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, ainsi que la cybercriminalité. Un principe renouvelé lors de la deuxième session du Comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français, sous la présidence des Premiers ministres des deux pays, qui s’est tenue le 4 décembre 2014 à Paris. Dans le communiqué final, il est stipulé que la coopération bilatérale entre la France et l’Algérie dispose d’un important potentiel de croissance fondé sur une vision convergente des défis sécuritaires. Des propositions concrètes ont été formulées à cette occasion pour dynamiser les échanges d’analyses sécuritaires et stratégiques, accroître l’échange d’expertise, renforcer la coordination opérationnelle dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans la sous-région du Sahel et œuvrer pour le tarissement des sources de financement des groupes terroristes à travers le paiement des rançons, le crime organisé et le trafic de drogue. Une demande formulée au vu du degré de professionnalisme, d’abnégation, de bravoure et de sens élevé du devoir atteint par les éléments de la Sûreté nationale. Pour fructifier ce capital de savoir-faire et de compétence, la Sûreté nationale sous la direction du général-major Abdelghani Hamel a mis en place des programmes ambitieux de formation afin de renforcer les différentes spécialités, notamment la police technique et scientifique et la police judiciaire. La DGSN a, en outre, mis en place une charte déontologique qui encadre l’action de la police, en droite ligne des orientations de l’Algérie et de ses engagements au niveau national et international en faveur de la promotion des droits de l’Homme, de la consolidation de l’État de droit et des libertés et la promotion d’un corps de police citoyen. Autant d’initiatives et de mesures saulées de par le monde au point de devenir une référence internationale en matière de respect des droits de l’homme. Lors de l’audience qu’a accordée Tayeb Belaiz, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, à son homologue français, il a été également question de la formation, des questions sécuritaires et de la circulation des personnes. « J’ai évoqué avec mon homologue français toutes les questions liées à la sécurité, à la circulation et à la protection des personnes. Autrement dit, nous avons évoqué les questions sécuritaires en un sens large », a affirmé Tayeb Belaiz dans une déclaration à la presse, ajoutant : « Nous avons également abordé d’autres thèmes, tout en insistant sur une formation noble et de qualité à généraliser à tous les secteurs dont celui de l’intérieur, à travers la formation de la police, l’échange d’expériences et d’experts notamment en ce qui concerne la police et la sécurité en général, outre la formation au niveau de l’Ecole nationale d’administration (ENA) ». Tandis que le ministre français a exprimé la volonté des deux pays « de relancer la coopération décentralisée et de favoriser la formation des cadres de haut niveau de l’administration et des collectivités locales ». Pour la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), il conviendra de renforcer la coopération technique de police à travers des formations spécialisées, visant des niveaux d’expertise élevés. Soigneusement préparée, puis évaluée a posteriori, cette coopération privilégiera la formation en Algérie des cadres et des formateurs. La sécurité publique, la gestion démocratique des foules, le management de la sécurité, la gestion des crises, les modes et normes de gestion moderne des services de police, la police scientifique et technique, devraient être les thèmes qui seront notamment abordés de manière significative. A ce sujet, il y a lieu de souligner que des actions de coopération technique ont déjà été mises en place. Elles portent sur la formation de personnels, notamment de cadres de la DDSN algérienne, sur des missions d’expertise pour adapter les forces de police algériennes, sur des échanges d’expérience par pôles spécifiques (police judiciaire, ports et aéroports, renseignements généraux notamment), ainsi que sur la sécurité civile.
S. R.



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