Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 107 - Août 2017

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DGSN

Une formation standardisée au service des passagers

Police de l’air et des frontières de Laghouat

Par Farid HOUALI



La wilaya de Laghouat a réalisé ces dernières années une avancée notable à la faveur d’une série de projets structurants et de qualité, tous secteurs confondus, en chantier ou en voie de lancement, lui permettant d’ambitionner à un avenir prometteur. Ces opérations devront jeter les bases d’infrastructures essentielles, notamment dans des secteurs clés tels que le transport. A travers ces infrastructures, la wilaya de Laghouat entend diversifier, outre ses potentialités agro-pastorales concentrées dans le Nord de son territoire, et énergétiques dans sa partie Sud, ses multiples autres atouts pour atteindre un développement harmonieux et jouer son rôle de maillon fort dans le processus de croissance socioéconomique, régionale et nationale. Et contrairement à beaucoup de villes du pays, la wilaya de Laghouat dispose de deux aéroports opérationnels. Le premier est l’aéroport Moulay-Ahmed-Medeghri situé à proximité de la localité de Bennaceur Benchohra, du nom d’un chef de la résistance algérienne, face à l’occupation coloniale, et qui, le 3 décembre 1852, se distingua lors d’une bataille héroïque contre les troupes françaises qui l’assiégeaient. Quant à l’aéroport de Hassi R’Mel –Tilghemt –, il est essentiellement géré par la compagnie nationale pétrolière Sonatrach. En termes de sécurité, comme ce fut le cas à travers tous les postes frontaliers, des hommes et des femmes en uniforme ou en civil veillent au petit grain. « La DGSN, chargée de la sécurité, a mis tous les moyens à l’aéroport international de Laghouat», assure le premier responsable de la PAF au niveau d’un des deux aéroports cités précédemment. Au niveau de celui Moulay-Ahmed-Medeghri, « en plus des moyens humains déployés sur le terrain, la DGSN ne lésine pas sur les moyens technologiques mis à la disposition des agents de la PAF », si l’on reprenait la déclaration faite à El Djazaïr.com par le Commissaire principal de police Zin El Abbidine Mechroum, chef de la brigade de la police des frontières air au niveau dudit aéroport qui a, à l’occasion, mis en exergue « la formation de qualité » dispensée aux agents de la PAF. En effet, la Sûreté nationale à laquelle revient, entre autres, la charge du contrôle des points réguliers de passage aux frontières que sont les ports, les aéroports et les postes frontaliers terrestres s’est engagée depuis plusieurs années dans un investissement multiformes et évolutif à l’endroit de ces sites frontaliers. « En tant que police des frontières, nous mettons en place un dispositif préventif qui débute par les barrages installés à l’entrée de l’enceinte aéroportuaire pour s’étendre par la suite jusqu’au contrôle des véhicules ainsi que l’accès à l’aérogare », soutient encore notre officier qui parle ainsi de quelque « 70 éléments pafistes » qui scrutent le moindre mouvement. Toujours en chiffres, loin de connaître un mouvement aussi dense que celui des aéroports d’Alger et ou celui d’Oran, l’aéroport de Laghouat reste tout de même fréquenté. Ainsi, il y a été enregistré de janvier au mois d’avril derniers, 52 vols pour un global de 5533 passagers. Rappelant les missions de la police de l’air et des frontières, le commissaire principal de police Zine El Abbidine Mechroum, chef de la brigade de la police des frontières air, de l’aéroport de Laghouat, a souligné les mesures décidées pour la facilitation des procédures au bénéfice des voyageurs. Par facilitation, il y a lieu de comprendre la mise en place de bonnes conditions pour le transit du passager par la réduction du temps de traitement. Parmi ces mesures, la police des frontières (au niveau de tous nos aéroports) a prévu des couloirs de facilitation pour les personnes âgées, malades, handicapées, tout passager nécessitant un traitement spécial, aussi bien au niveau des aéroports, ports que des sites frontaliers. Il a été également mis en place au niveau des aéroports d’Alger, Oran et Constantine un guichet de formalités de police pour le traitement exclusif des passagers étrangers.

Une mission difficile mais pas impossible
La police ne se conjugue plus au masculin comme nous l’avons souvent écrit sur ces mêmes colonnes. Depuis que la première femme avait intégré ce corps en 1973, leur nombre n’a cessé d’augmenter d’année en année. Peu importe le chiffre, mais ce qui est par contre sûr et même certain, c’est que la DGSN offre aujourd’hui toutes les conditions favorables pour que les femmes s’intègrent sans difficulté et démontrent une compétence et un savoir-faire équivalents ou supérieurs à ceux des hommes. Depuis quelques années, un changement positif a eu lieu; il a permis à notre commissaire de police et à d’autres femmes de conquérir une place, et pas des moindres, dans l’intouchable cercle des hommes. « C’est un honneur d’appartenir à cette institution. A la police on apprend surtout à être responsable». C’est avec ces propos, qui en disent long, que nous reçoit le commissaire principal de police Fatiha Medjari, responsable de la brigade de la police des frontières air à l’aéroport de Hassi’Rmel. C’est dire que contrairement à bon nombre de formations politiques et personnalités qui font des discours sur la réhabilitation du rôle de la femme sans oser passer à l’acte, les services de sécurité servent aujourd’hui d’exemple en matière de promotion de la gent féminine. Et c’est en 1985 au garde d’inspectrice de police que débute l’aventure de notre commissaire au sein des rangs de la DGSN. Son premier poste a été aux côtés de l’actuelle directrice de l’Institut national de la police criminelle, la commissaire divisionnaire Kheira Messaoudene du temps ou cette dernière avait en charge la brigade de mineurs de la sûreté de la wilaya d’Alger. Le commissaire principal de police Fatiha Medjari native d’Alger, avant d’être nommée à son actuel poste de chef de BPFA de Hassi’Rmel depuis 2006, occupait la même responsabilité au niveau de l’aéroport de Guemmar (El Oued) pendant dix longues années. Entre elle et la police, une véritable « histoire d’amour ». « Le travail de terrain m’a toujours été familier, moi qui en parallèle de mes années de lycée, accompagnais mon père, commerçant de son état, y compris au marché de gros de fruit et légumes de Larbaâ. D’ailleurs, tous les regards étaient braqués sur moi, à chaque fois que je prenais le volant de notre camionnette. Les rares femmes policières que je croisais dans la rue m’on inspirée. Je me suis toujours dis que je porterais cet uniforme un jour », se souvient-elle. Vœu exaucé. Aujourd’hui, elle est cadre à la DGSN. Il aura suffi de moins d’une heure en sa compagnie pour se rendre à l’évidence que notre commissaire maitrise son sujet. « Dans notre métier, l’erreur n’est pas permise. Embarquer à bord d’un avion, un produit prohibé serait sans nul doute d’une conséquence désastreuse. A cet effet, nous gardons l’œil vigilant sur tout ce qui est en relation avec la sécurité d’autant que le haut commandement de la DGSN n’a jamais lésiné sur les moyens et équipements mis à notre disposition. Autrement dit : pour nous les agents de la PAF, ce genre de dysfonctionnement n’a pas lieu d’exister », assure-t-elle. Pour ce faire, la commissaire principal de police Fatiha Medjari, tout comme le commissaire principal de police Zin El Abbidine Mechroum, chef de la brigade de la police des frontières air, de l’aéroport de Laghouat, a mis en exergue la formation de « qualité » dispensée aux agents de la PAF. « Le système algérien de la formation policière vise désormais la professionnalisation et la spécialisation ainsi que l’amélioration des prestations fournies aux citoyens. L’articulation entre la formation continue et la formation de base constitue aussi l’une des priorités de l’appareil de formation de l’administration policière, en tant que perspective permanente, devant être orientée au renforcement de l’apprentissage tout au long de la carrière professionnelle du policier qui se manifeste par l’adaptation des programmes de formation initiale et continue aux nouvelles exigences du terrain, la mise à jour et l’actualisation des contenus des programmes et des méthodes pédagogiques, l’acquisition de compétences pour la valorisation du métier de formateur et des formateurs spécialisés dans les différents domaines de la sécurité et l’amélioration des performances des services dans la prise en charge des phénomènes liés aux nouvelles technologies et la mondialisation des échanges », souligne dans ce sens le commissaire principal de police Hamid Zouighir, responsable de la formation à la direction de la polices de l’Air et des frontières DPF dans un entretien précédent à El Djazaïr.com. Revenant aux activités au niveau de l’aéroport de Hassi’Rmel, le commissaire principal de police Fatiha Medjari y relève « une dense activité » puisque ce sont six vols (départs et arrivées) qui y sont assurés quotidiennement, spécialement pour le  personnel de Sonatarch. Les navettes sont assurée (de et vers) Alger, Tlemcen, Constantine, El Oued, Biskra et Bejaïa. En tout, il a été enregistré au niveau de ce même aéroport durant la période du premier semestre de l’année en cours, 151 départs, 151 arrivées durant lesquels 12154 passagers de nationalité algériennes ont été « vérifiés » auxquels viennent s‘ajouter les 1175 passagers étrangers.
  F. H.



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