Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 109 - Nov 2017

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Gendarmerie nationale

Une présence, une assurance

Par Farid HOUALI



Convaincu que «la formation est la clef de la réussite de sa stratégie de lutte contre la criminalité, qui doit permettre aux gendarmes la maîtrise des moyens modernes en dotation dans les unités et surtout de les rentabiliser au cours de l’accomplissement de leurs tâches quotidiennes», le haut commandement de la Gendarmerie nationale n’a cessé de mettre les moyens nécessaires pour atteindre cet objectif. Force militaire chargée d’assurer la protection des personnes et des biens, la Gendarmerie nationale est une entreprise moderne qui tire sa principale force de ses ressources humaines, formée, notamment, aux différentes écoles et centres d’instruction répartis à travers le territoire national.  Ces écoles en centres œuvrent avec abnégation à préparer des cadres capables d’assumer leurs responsabilités professionnelles et de répondre aux préoccupations et aux attentes de l’institution et du citoyen, selon un programme de formation adapté aux exigences d’une lutte moderne, intelligente et efficace contre la criminalité sous toutes ses formes. En visite dans la wilaya Sidi Bel Abbès, en février dernier, le commandant de la Gendarmerie nationale, le général-major Menad Nouba a réaffirmé l’importance de la formation continue et la nécessité de développer l’esprit combatif de ce corps de sécurité pour lutter contre la criminalité sous toutes ses formes. Présidant la clôture du camp d’entraînement, tenu à Tagouraya, dans la commune de Bir Lehmam, le général-major Nouba a insisté sur la nécessité d’une actualisation des connaissances des éléments de la Gendarmerie nationale par la formation continue et le développement de l’esprit de combat pour lutter contre toutes les formes de criminalité. Le commandant de la Gendarmerie nationale a également mis l’accent sur la nécessité de s’adapter à toutes les situations pour lutter contre le crime par une disponibilité permanente, une coordination entre différentes unités pour lutter contre les criminels et endiguer leurs actes criminels. Le général-major Menad Nouba a assisté, en compagnie des autorités locales et militaires, à un exercice d’instruction exécuté par les éléments ayant pris part à cet entraînement.

La  protection des droits de l’enfant
Le commandant de la gendarmerie nationale, le général-major Menad Nouba, qui présidait le séminaire national sur le phénomène de rapt d’enfants en Algérie (organisé en février dernier) a mis en avant à Alger la nécessité pour toutes les parties de s’engager dans une démarche commune qui définisse les mécanismes d’une coopération «efficiente» qui permette de développer une approche globale de lutte contre le rapt d’enfant. Il a estimé que l’organisation de cette rencontre confirmait l’engagement de toutes les parties en charge des affaires de l’enfance dans une démarche commune qui permette de définir les mécanismes d’une coopération efficiente en matière de lutte contre les rapts d’enfants dans notre pays.
 Cette approche, a-t-il précisé, s’articule autour de plusieurs éléments, notamment sécuritaire, légal, social et psychologique, pour l’échange de vues et la définition de mesures visant à juguler ces actes criminels qui relèvent d’une des plus dangereuses formes de délinquance sociale. M. Nouba a rappelé que «le président de la République Abdelaziz Bouteflika, qui accorde un intérêt particulier à cette catégorie vulnérable de la société, a affirmé à maintes reprises la ferme détermination de l’Algérie à protéger et à promouvoir les droits de l’enfant et exprimé l’engagement total de l’Etat à mettre en œuvre les dispositions légales adoptées en conformité avec la convention internationale sur les droits de l’enfant». Les efforts de l’Algérie dans le domaine de la promotion des droits de l’enfant ont été reconnus sur les plans régional et international, a soutenu le général-maor Menad  Nouba en voulant pour preuve la désignation d’experts algériens à la tête de mécanismes onusiens et régionaux concernés. Concernant la législation nationale, le responsable a rappelé que la Constitution faisait obligation à la famille, à la société et à l’Etat de protéger les droits des enfants et la loi punit rigoureusement la violence contre les enfants, a-t-il poursuivi. La loi relative à la protection de l’enfant, promulguée en 2015, est venue encadrer l’environnement de cette catégorie de la société en regroupant l’ensemble des législations concernant les enfants dans un seul texte et en dotant la famille, la société et les entreprises des outils nécessaires à l’accomplissement de leur mission pour la protection de l’enfant. Il a encore rappelé le dispositif national «Alerte-rapt/disparition d’enfant» déclenché le 23 août 2016 et qui fixe les rôles des différents intervenants en la matière, notamment les autorités judiciaires et administratives, les services de sécurité, les médias, les transports, la famille et la société civile pour retrouver dans les meilleurs délais l’enfant enlevé. Le général-major Nouba a mis en avant les efforts de la Gendarmerie nationale pour sécuriser l’environnement de l’enfant, préconisant «d’accorder la priorité à l’action préventive et de sensibilisation». Il a rappelé, dans ce sens, que cette action de sensibilisation était fondée sur le principe de la spécialisation et de la professionnalisation de nos effectifs, notamment les brigades de protection des mineurs devant se généraliser à l’ensemble du territoire national, conformément aux cadres légal et judiciaire de la protection de l’enfance». Le général-major a mis l’accent également sur l’importance de «renforcer les mécanismes de protection des mineurs contre les dangers d’internet au niveau du Centre de prévention et de lutte contre la criminalité informatique et la cybercriminalité de la Gendarmerie nationale, à la faveur d’un suivi permanent des nouvelles formes de crime électronique qui ciblent les enfants ». Il a souligné, en outre, l’impératif «d’associer la société aux efforts de prévention contre les crimes via le numéro vert 1055 et le site électronique de la Gendarmerie nationale, notant que ces moyens étaient susceptibles de  rapprocher le citoyen de ce corps de sécurité et de faciliter le signalement, dans les délais, des cas de disparition ou d’enlèvement d’enfants ». La Gendarmerie nationale, en tant qu’institution républicaine, «œuvre en partenariat avec les différents acteurs à tracer la stratégie nationale de lutte contre la violence à l’égard des enfants», a-t-il conclu.

«Tariki.dz» consulté quelque 64 millions de fois en 8 mois
Depuis son lancement le 19 juillet 2016, le site «Tariki.dz» dédié par la Gendarmerie nationale au trafic routier a été consulté quelque 64 millions de fois a précisé le directeur de la télématique au Commandement de la Gendarmerie nationale, le général Guir Badaoui, lors d’une conférence de presse au siège du Commandement de la Gendarmerie nationale sur les services développés et exploités au profit de la sécurité publique. Ce site propose aux usagers de la route une carte interactive affichant des informations utiles durant leurs déplacements, notamment l’état des routes, les itinéraires possibles et optimaux, les embouteillages et les points noirs. «Tariki.dz» qui est alimenté en temps réel par les unités de base de la Gendarmerie nationale est l’«un des sites les plus consultés par les citoyens», a fait savoir le responsable. Dans le cadre de l’évolution enregistrée en matière d’utilisation des TIC dans le domaine de la sûreté publique, le commandement de la GN a tracé un programme d’actions axé autour de la mutation numérique visant à permettre au gendarme se trouvant sur le terrain ou sur la scène du crime, l’accès aux diverses banques de données de la GN (Police judiciaire, sécurité routière, sûreté publique). Il est à signaler que ladite mesure tend également à améliorer les services destinés aux citoyens, à consolider l’action de proximité, à actualiser les programmes de formation destinés aux gendarmes, par l’introduction de techniques modernes et le recours au guide technique et scientifique en matière d’élucidation des différents crimes.  La  création de ce site a été rendue nécessaire compte tenu de la courbe ascendante  du nombre des personnes tuées et blessées sur les routes (plus de 4.000 annuellement) lors d’accidents, lesquels outre les dégâts matériels qu’ils entrainent, engendrent des coûts de prise en charge médicales « considérables ». Ce site peut être consulté par les conducteurs en utilisant leur portable, à partir de toutes les régions du pays. Dans ce sens, le général Badaoui Guir a annoncé la mise en ligne prochaine de l’application mobile de ce site. «Parce que nous voulons toucher le plus grand nombre de citoyens, cette application permettra l’accès à la situation du trafic routier même hors connexion et sera dotée du GPS. Le citoyen pourra l’utiliser pour connaître l’itinéraire vers sa destination», a-t-il ajouté. La nouveauté concernant l’exploitation des données que diffuse le site « Tariki» au profit des usagers de la route, c’est que celles-ci seront dans un proche avenir accessibles, même pour les non-connectés. «Ce site se déploiera en effet sous forme d’application qui est actuellement en phase d’évaluation technique à même de rendre possible son accès à même en cas de non-connexion à l’internet», dira à ce propose le général Badaoui Guir. « Notre vision s’articule autour d’une couverture sécuritaire plus efficace des réseaux routiers, accomplie grâce à la création de nouvelles unités spécialisées, à savoir les escadrons, les sections et les brigades de sécurité routière et les pelotons des autoroutes », affirmait dernièrement le commandant de ce corps de sécurité, le général-major Menad Nouba.
F. H.



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