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N° 117 - Nov 2018

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Environnement

Les aires protégées




Un vaste réseau d’aires protégées est aujourd’hui en place et couvre déjà plus de 33,74% du territoire national, soit 86 593 065 ha, en intégrant la plupart des écosystèmes du pays. Le taux atteint va bien au-delà de l’objectif retenu par la Convention sur la diversité biologique (10%). Parmi les 28 aires protégées mises en place, on compte 11 parcs nationaux, 5 réserves naturelles, 4 réserves de chasse, 5 centres cynégétiques et 3 parcs culturels. Parmi les 11 parcs nationaux, 6 ont été érigés en réserves de la biosphère (du réseau MAB de l’Unesco). En plus de ces aires protégées, 42 sites humides d’importance internationale (sites de Ramsar). Ces aires protégées et sites humides abritent une diversité biologique très riche représentant, selon les scientifiques, près de 80% de la diversité biologique de l’Algérie. Les aires marines et côtières, en l’occurrence, les îles Habibas, l’île de Rachgoun, les aires marines d’El Kala, de Taza, de Gouraya, de Chenoua, d’Aguelli et de Kouali, le mont Chenoua (Tipasa) et le lac de Réghaïa (Alger) ont mis en œuvre des plans de gestion. La réalisation de trois musées marins (Oran, Tipasa et Annaba) a été lancée. La base de données Bental, relative à la macrofaune benthique des substrats meubles de la côte algérienne est en cours de mise en place à l’Essmal. Les quatre réserves de chasse (Zéralda, Mascara, Djelfa et Tlemcen), d’une superficie totale de 41 589 ha dont 22 934 ha couverts par des essences forestières (59%), intègrent des espèces protégées à l’instar du cerf daim, du mouflon à manchette et de la gazelle dorcas. L’activité de chasse est soutenue par 5 centres cynégétiques (Mostaganem, Réghaïa, Sétif, Tlemcen, Zéralda), abritant les espèces suivantes : faisan commun, perdrix gambra, perdrix choukar, perdrix bartavelle, caille japonaise, canard colvert et pintade. Enfin, et pour une meilleure gestion des parcs, il a été institué un plan de gestion pour les parcs nationaux (11 parcs nationaux concernés). Tous les parcs du Nord du pays ont, actuellement, leur plan de gestion ; pour les parcs du Tassili et de l’Ahaggar, le plan de gestion a été finalisé, récemment, dans le cadre d’un projet financé par le PNUD/FEM/ministère de la Culture. L’Algérie a renforcé la législation en matière de réduction des menaces sur le patrimoine faunistique et floristique du pays et a pris en charge, à travers différents programmes, l’amélioration de la situation des populations d’espèces menacées. Une liste d’espèces, pour la plupart figurant sur les annexes II et III du Protocole des aires spécifiquement protégées et de la diversité biologique en mer Méditerranée a ainsi été établie. Les listes des espèces protégées comptent 108 espèces d’oiseaux, 47 espèces de mammifères, 8 espèces de reptiles, 150 insectes et 193 espèces végétales (cette liste est en cours de modification). Des programmes de recherche sont développés depuis quelques années sur la conservation de certains groupes taxonomiques. C’est le cas des espèces d’oiseaux d’eau, des ongulés sauvages, de l’autruche et, depuis 2004, de l’outarde Houbara. Enfin, des projets de réintroduction sont en préparation pour l’oryx algazelle et l’addax. L’extension de la couverture forestière (restauration, reboisement, protection) demeure un objectif important. Celui-ci s’est traduit par l’exécution du programme national de reboisement ainsi que le renforcement du barrage vert. A la fin 2007, ces programmes avaient permis la couverture de 310 902 ha dont 159 121 ha en plantations d’essences forestières, 143 369 hectares en plantations fruitières (amandiers, figuiers, oliviers) et 8 412 ha en plantations pastorales. En outre, des études d’aménagement ont été finalisées pour un million d’hectares. S’agissant de la conservation des plantes ex situ, dans la situation actuelle, quelques stations de conservation de taxons existent et qui relèvent d’institutions de recherche-développement. La biodiversité algérienne est suffisamment cernée. Certains résultats de la recherche scientifique, acquis depuis l’année 2000, sont très prometteurs, comme l’atteste la découverte de nouveaux taxons, y compris dans les régions arides.



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