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N° 118 - Dec 2018

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Protection Civile

Boualem Boughlef nouveau Directeur général de la Protection civile

Il succède au colonel El Habiri

Par Farid HOUALI



Le colonel Boualem Boughlef est le nouveau directeur général de la Protection civile.  Installé le 18 novembre dans ses nouvelles fonctions par Noureddine Bedoui, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, il succède au colonel Mustapha El Habiri, nommé en juin dernier à la tête de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN).
«Vous n’êtes pas sans savoir les défis auxquels est confronté notre pays et leurs corrélations avec la santé et la sécurité du citoyen, notamment en ce qui a trait à la prévention des risques des catastrophes et à la préservation de l’environnement et de la sécurité des installations stratégiques, industrielles et de la vie quotidienne du citoyen », a indiqué Noureddine Bedoui dans une brève allocution prononcée en la circonstance.
Saluant «le haut niveau de professionnalisme et de maîtrise» de la Protection civile et l’intérêt accordé par le président de la République Abdelaziz Bouteflika à ce corps, le ministre de l’Intérieur  a mis en avant l’importance de « donner un nouveau souffle à ce corps, au diapason des défis auxquels sont confrontés aussi bien l’Algérie que le monde», appelant à cet égard le nouveau commandement a « être à la hauteur de cette confiance et s’assigner comme objectifs, le bien-être et la sécurité du citoyen».
Indiquant que la Protection civile a atteint « un haut niveau de professionnalisme », reconnu même par les organismes internationaux compétents en la matière ainsi que par les corps de protection civiles des pays développés, Noureddine Bedoui a affirmé que ce professionnalisme s’est concrétisé, grâce en premier lieu, à l’intérêt accordé par le Président Bouteflika au développement de ce corps et à l’accroissement de son opérationnalité.
Ces efforts sont le fruit de l’engagement strict des cadres et des agents de ce corps, a ajouté le ministre saluant le rôle et l’abnégation du colonel El-Habiri dans la modernisation de ce corps. Formant le vœu d’être à la hauteur de la confiance placée en lui par le président de la République, le colonel Boualem Boughlef a déclaré à la presse qu’il «ne ménagera aucun effort pour la préservation des acquis réalisés et la poursuite du processus initié par le colonel El Habiri». Le nouveau directeur général de la Protection civile a en outre relevé que «la Protection civile a fait de grands pas durant les dernières années ayant permis de concrétiser des réalisations au niveau national et international » grâce à «la grande importance accordée par les hautes autorités du pays au développement de ce secteur névralgique», a-t-il dit. Pour sa part, le colonel El-Habiri a rappelé avoir accompli ses missions, vingt ans durant, avec abnégation à la tête de la Protection civile, avant de rejoindre le corps de la police. «Je militerai toujours pour la République algérienne», a-t-il assuré.

Un gestionnaire opérationnel
Le colonel Boualem Boughlaf, né en 1967, marié et père de trois enfants de niveau universitaire, a rejoint la protection civile en 1989. Il est diplômé de l’École nationale de la Protection civile du rang de sous-lieutenant en 1991. Depuis qu’il a rejoint les rangs du secteur et qu’il a assumé des fonctions de directeur de wilaya dans les différents wilayas, il a été nommé directeur de la Protection civile de la wilaya de Ghardaïa en 2001, puis directeur de la Protection civile de la wilaya de Médéa en 2009, par la suite inspecteur des services extérieurs à la DGPC depuis 2016. Au cours de sa carrière, le colonel Boualem Boughlef a suivi plusieurs formations, notamment le certificat de gestion opérationnelle du cinquième degré, le plus haut degré de spécialisation au niveau mondial, ainsi que diverses opérations d’intervention, la plus importante étant les inondations de Ghardaïa.

Un homme, une métamorphose
Les habitués des tuniques bleues ne croiseront peut être plus le colonel Mustapha El Habiri comme ce fut le cas durant les 17 ans qu’il aura passés à la tête des « pompiers ». Mais on gardera de lui l’image d’un responsable communicant, modeste mais et surtout disponible, lui qui a eu à superviser en personne bon nombre d’opérations de sauvetage. On retiendra également que le colonel El Habiri aura grandement contribué aux évolutions que connait la Protection civile algérienne. En effet, sous la direction du colonel Mustapha El Habiri, la Protection civile a pris son envol. Profitant du capital expérience déjà acquis par des années de pratique, le colonel El Habiri y a mis du sien, son empreinte en quelque sorte. Il s’agit d’un nouveau souffle, celui de la modernité et de l’exigence. « Nous continuerons d’œuvrer d’arrache-pied en vue de permettre au secteur de la Protection civile de s’adapter, au mieux, aux profondes mutations socio-économiques de la société et d’en faire l’outil privilégié de la préservation des vies et du patrimoine de la collectivité face aux risques aussi bien naturels que technologiques susceptibles d’en menacer le devenir», avait affirmé le DGPC dans un entretien à El Djazaïr.com. Engagement tenu. Après toutes les lettres de félicitations et de reconnaissance pour ses différentes interventions à l’étranger, les messages de sympathie de la part de chancelleries étrangères, voilà que la Protection civile obtient, le 2 novembre 2017, la certification aux normes internationales Insarag (Groupe consultatif international de recherche et de sauvetage) en zones urbaines sous l’égide des Nations unies.
Sans faire de l’exagération, nous pouvons de ce fait parler d’une véritable métamorphose de l’institution et de sa conversion progressive.  Les effectifs à titre illustratif, qui n’étaient que de 17.000 hommes en 2000 sont  passés à 47 580 agents (tous grades confondus) en 2017. Aussi, afin d’assurer une meilleure couverture du territoire national, la Protection civile de ce troisième millénaire dispose (jusqu’en 2017) de 663 unités opérationnelles. Ces évolutions ont fait de ce corps de métier un «fleuron national».
Avec un taux de couverture estimé à 80%, la Protection civile ambitionne ni plus ni moins d’atteindre d’ici deux ans le chiffre de 100% au vu des investissements consentis.  Au fil des ans et des missions, la Protection civile a su s’affirmer et se mettre aux standards internationaux à travers la modernisation de ses moyens d’intervention au point que sa notoriété a depuis longtemps dépassé nos frontières et le savoir-faire de ses éléments est reconnu au niveau international à travers les nombreuses marques de reconnaissance et d’admirations adressées à l’issue des opérations d’assistance et de secours effectuées dans plusieurs pays touchés par diverses catastrophes naturelles (séismes, inondations…).

F. H.



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