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N° 116 - Oct 2018

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Industrie

Cima Motors ouvre le plus grand showroom Hyundai d’Afrique

Pour être plus proche de ses clients

Par Yahia MAOUCHI



Pour être à la hauteur de la confiance accordée par ses clients, Cima Motors, filiale du groupe Tahkout, distributeur de Hyundai, et propriétaire de l’usine TMC (Tahkout Manufacturing Company) a procédé en mars dernier à l’inauguration du plus grand showroom Hyundai en Algérie et en Afrique. Véritable cocon, tout en vitres, cet espace flambant neuf donne directement sur l’autoroute et permet au visiteur d’apprécier toute la beauté et la qualité des modèles exposés. Le nouvel espace implanté dans la zone industrielle de Réghaïa, à Alger, s’étale sur 36 000 m², et abrite les bureaux de diverses banques afin de faciliter les opérations de paiement, avec à la clé une surface d’exposition de 3 200 m² intérieur, en plus de 2 000 m2 à l’extérieur. Le bâtiment administratif (direction générale) s’étale sur 5 000 m². Il dispose d’un centre de livraison de 20 000 m², ainsi que de deux magasins centraux de pièces de rechange de près de 6 000 m². A l’intérieur, l’aménagement des espaces se traduit par une prise en charge optimisée des visiteurs, notamment grâce aux espaces d’accueil devant privilégier le confort des clients. A cet effet, une aire de jeux extérieure et un espace de restauration ont été aménagés pour le bien-être des familles et des parents en escale. « Ce nouveau showroom est équipé de tous les moyens nécessaires pour la prise en charge et les facilitations aux clients, désireux d’acquérir un véhicule de la marque, la maintenance et le service après-vente (SAV), ainsi qu’un magasin de stockage de pièces rechange » souligne Idriss Loubar, directeur de projet au sein de Cima Motors. Avec l’ouverture de ce « chef-d’œuvre », Cima Motors, explique notre interlocuteur, « souhaite être plus proche de ses clients à travers ses différentes implantations sur le territoire national. Ces ouvertures permettent ainsi d’aller à la rencontre de nouveaux clients, mais également d’offrir un meilleur service pour les clients Hyundai en Algérie», ajoutant que «cette proximité se focalise sur une offre de plus en plus complète en matière de ventes de véhicules, service après-vente et disponibilité des pièces de rechange». Par l’ouverture de ce nouveau showroom, qui répond parfaitement aux normes internationales de Hyundai, Cima Motors renforce, ainsi, sa présence dans la capitale. Par ailleurs, il convient de savoir que la vocation de ce showroom consiste, selon M. Loubar, à conseiller, à accueillir les clients et à leur présenter les modèles disponibles. « L’avantage de ce showroom est de pouvoir présenter tous nos modèles, avec à la clé la possibilité offerte au client d’examiner le véhicule, quel que soit le modèle commercialisé ». Cette politique d’avoir des grands showrooms consiste, selon M. Loubar, à satisfaire la demande de sa clientèle. « Aujourd’hui, il y a une très forte demande sur les véhicules Hyundai. C’est pour cela que nous devons avoir des grands espaces.D’ailleurs, au niveau de ce showroom, nous avons renforcé notre personnel commercial, en passant d’une dizaine à une trentaine de conseillers clientèles», affirme-t-il. Il est à savoir que le nombre de dossiers traités quotidiennement au niveau de ce showroom oscille entre 400 et 500. Rappelons que l’inauguration de cette importante structure a vu également la révélation de la nouvelle i30, soit la troisième génération du modèle et dont la commercialisation a débutée au mois de mai dernier. Le modèle, monté à l’usine de Tiaret Tahkout Manufacturing Company (TMC), a permet de renforcer encore la gamme des véhicules particuliers Hyundai.

D’autres showrooms bientôt inaugurés 

Il est à noter que ce site précède une série d’implantations prévues sur le territoire national dans le but d’être à proximité des clients, leur offrant les meilleurs services, en termes de vente de véhicules, d’après-vente et de magasins de pièces de rechange. Ainsi, selon notre interlocuteur, d’autres showrooms de différentes envergures seront bientôt inaugurés à l’échelle nationale et renforceront ainsi le réseau du groupe automobile. « Nous sommes en train de reproduire ce design un peu partout au niveau national, et sur des superficies différentes, afin d’accueillir dans des meilleures conditions nos clients », précise M. Loubar. Dans le même ordre d’idées, notre interlocuteur affirme qu’il y a des projets qui sont en cours de réalisation, tels que celui de Sétif et de Constantine. « Notre politique consiste à assembler toutes les activités sur le même site. À Alger, nous avons actuellement le service après-vente de Réghaïa et récemment celui d’Oued Smar. Avec ces deux espaces nous pouvons couvrir les besoins de la région d’Alger. Comme nous avons ouvert deux services après-vente à Annaba, Oran, Ouargla, et nous sommes en train de rediscuter avec nos agents agréés pour ouvrir aussi des ateliers de réparations et service après-vente. En somme, là où nous devons installer un showroom, nous devons également installer un service après-vente et un magasin de pièces de rechange. Telle est notre politique », rappelle M. Loubar. Interrogé sur une éventuelle baisse des prix des véhicules Hyundai, notre interlocuteur précise que le jour où il y aura de la sous-traitance, et un taux d’intégration beaucoup plus élevé, et beaucoup plus important, ce jour-là, les prix baisseront automatiquement. « La baisse des prix est tributaire de la capacité de production et du taux d’intégration. Il faut passer à une autre étape de montage automobile, telle que la carrosserie et la peinture. C’est là où il y aura du volume et de la sous-traitance. Et à partir de là, nous pourrons parler de taux d’intégration très important. Nous ne pouvons pas demander à un assembleur qui vient juste de démarre son activité d’assurer un taux d’intégration avoisinant les 50%. Ce n’est que le début. C’était en mois de novembre 2017 que nous avons fêté le premier anniversaire de l’usine, qui a commencé avec une seule ligne de montage, et qui se retrouve aujourd’hui à cinq lignes de montage, sans faire beaucoup de bruit », se réjouit-il. 

Le projet d’usine Suzuki finalisé bientôt

Le projet d’usine Suzuki en Algérie de montage de véhicules sera bientôt finalisé, nous affirme M. Loubar. « L’usine de montage des véhicules de la marque japonaise Suzuki, produira sa première voiture bientôt». Et de préciser que la marque japonaise produira également ses propres pièces de rechange en Algérie, en intégrant des sous-traitants locaux, affirmant que l’usine débutera son activité avec un taux d’intégration de 25%. L’usine sera située dans la zone industrielle de Saïda et produira 15 000 véhicules badgés Suzuki la première année, voire 100 000 unités par an à terme, avec un taux d’intégration de 25% la première année et de 40% dès la troisième année de production. « Il y aura le lancement, la première année, de deux modèles sur le marché national : l’Alto Suzuki et la Baleno, en attendant d’autres modèles avec des prix très intéressants. Et pour cause, nous allons démarrer avec un taux d’intégration un peu plus important qu’avant, entre 25 et 30% minimum », affirme notre interlocuteur. Pour ce faire, l’intégration locale se fera grâce à un réseau de sous-traitants qui accompagnera le constructeur japonais en Algérie, afin de fabriquer localement des composants dont des sièges et du câblage. Par ailleurs, en augmentant ses capacités en ressources humaines dans son usine de TMC, le groupe Tahkout répond au mieux à la demande du marché algérien en besoin de véhicules particuliers. Certes, la demande est toujours présente, mais les délais de livraison sont courts sur plusieurs modèles. Cette situation évoluera forcément avec l’augmentation de la cadence d’assemblage dans l’unité de Tiaret mais aussi avec l’entrée en production dans les mois à venir de l’usine d’assemblage en Algérie des véhicules Suzuki. « Pour les délais de livraison, cela diffère d’un modèle à un autre. Nous avons actuellement des véhicules qui sont en livraison immédiate. D’autres en trois jours maximum ». Pour l’offre et la demande, notre interlocuteur rassure que son groupe arrive aujourd’hui à satisfaire sa clientèle. « Il y a des modèles sur lesquels nous arrivons à satisfaire largement la demande, et il y en a d’autres modèles où nous nous retrouvons en rupture du stock. Nous donnons donc des délais réglementaires à nos clients de 45 jours. Nous ne pouvons pas, par ailleurs, faire une facture proforma sur un modèle qui n’est pas disponibles, pour éviter ainsi de tomber dans de fausses promesses », rassure-t-il. Rappelons que cette implantation du Groupe Tahkout s’inscrit dans le cadre de la politique prônée par le gouvernement, obligeant les concessionnaires automobiles algériens à investir dans l’industrie automobile avant le 1er janvier 2017, au risque de perdre leur agrément. Le groupe Tahkout s’affiche donc en grand sur la scène automobile nationale, avec cet enjeu de taille qui est l’intégration industrielle et une approche intégrée des projets embrassés. Tahkout détiendra donc trois usines de montage de véhicules de trois marques asiatiques. Si les chiffres avancés – 100 000 véhicules Hyundai et 100 000 véhicules Suzuki – sont atteints, le groupe Tahkout sera le premier constructeur automobile en Algérie.

Le groupe Tahkout multiplie ses projets 

Les projets dans le secteur de l’automobile se multiplient chez le groupe Tahkout avec l’annonce de plusieurs nouveaux projets. Alors que son usine de Tiaret produit depuis le mois de novembre 2016 des modèles de la marque Hyundai en plus d’une usine de plaquette de frein à Réghaia, le groupe Tahkout passe à la vitesse supérieure dans l’industrie automobile. Tahkout s’est ainsi associé au groupe tunisien Plastic Electromechanic Company (PEC) spécialisé dans la sous-traitance, l’assemblage, l’intégration de systèmes électriques et électromécaniques, automobiles, industrie. Sachant que les plastiques sous ses différents modèles représentent près de 50% des composants d’un véhicule, ce projet, basé dans la wilaya de Tissemsilt et qui devrait générer de centaines d’emplois, participe grandement à l’augmentation du taux d’intégration dans une usine de voitures. « Nous sommes également en train de réaliser d’autres projets qui rentrent dans le domaine de la sous-traitance. Mais il ne faut pas que ce soit uniquement l’assembleur qui doit, lui-même, ramener de l’extérieur des sous-traitants, ou se transformer en sous-traitant. Il ne suffit pas d’accorder des avantages fiscaux pour ramener un investisseur, ou des IDE. Il y a le climat des affaires, le marché, et d’autres paramètres qu’il faut également satisfaire », prône M. Loubar. « Nous sommes dans une phase d’assemblage, et nous sommes capables d’y arriver. Il faut du temps pour permettre aux acteurs de se multiplier, sachant qu’il y en a beaucoup qui vont bientôt commencer à activer, ce qui est une bonne chose. Ainsi, le client aura l’embarras du choix et deviendra plus exigeant ; ce qui permettra à tous les intervenants de s’améliorer davantage. Là nous pourrons parler de l’industrie automobile ». Comment y arriver ? « Par la multiplication des acteurs, pas spécialement assembleurs, mais d’intervenants dans le domaine de la sous-traitance, la fabrication des accessoires et de pièces ».

Y. M.



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