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N° 109 - Nov 2017

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Transports

Un outil de modernit

Le rail

Par Leila BOUKLI



En 1999, le linéaire en voies ferrées disponible en Algérie était de 1700 km. Aujourd’hui, il s’est hissé au niveau de 4000 km après l’achèvement de certains projets, dont la pénétrante de l’ouest qui va du Sud de Sidi Bel Abbès vers Béchar, aux confins du désert.À la réception des projets de réalisations en cours (2294 km en travaux), il sera de l’ordre de 6.000 km. Dès l’achèvement de tout le programme ferroviaire national, avec notamment le maillage de tout le Nord, le linéaire total atteindra les 12.500 km, voies de service non comprises. L’âge d’or du rail ne ferait que commencer. Outil incontestable de développement économique et social, moyen de transport efficace à faible impact écologique, le chemin de fer algérien devrait être choyé. Au niveau économique et touristique, le train est sans nul doute un outil de développement. En effet, le train demeure un merveilleux outil de modernité. D’autant plus que les trains et les tramways se développent dans les villes modernes.Azzedine Fridi, directeur général de l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif) que nous rencontrons toujours avec le même plaisir en son siège sis à Rouiba, en est persuadé. Toutefois, précise-t-il, si le train, au même titre que le métro, est une complémentarité, il ne va jamais résoudre à lui seul les problèmes en matière de transport au niveau de la capitale. « J’ai toujours rêvé que le voyageur ait sa propre carte-plan. Le ticket unique pourquoi pas ? » souligne-t-il avant de préciser le fond de sa pensée : « Je suis à la maison j’appelle un taxi qui me conduit à la gare, puis le métro etc. Jusqu’à arriver à destination. C’est une question d’organisation, de conventions à signer, d’organisation, de changement de mentalité, d’habitudes à changer, d’abonnement à prendre. De plus, ce système en plus de facilité de la vie aux voyageurs, sera de l’argent frais qui pourra servir pour l’exploitation. Je raisonne en complémentarité des modes de transport, exemple de la desserte de l’aéroport. Mon objectif en tant que service public est de défendre les intérêts des usagers du train. » Néanmoins, pour le premier responsable de l’Anesrif, le confort et l’esthétique sont aussi importants que le transport. C’est pourquoi dans la foulée, l’Anesrif s’attelle à sauvegarder et à valoriser les 80 gares, patrimoine de l’Algérie disséminées à travers le territoire national. Certaines sont classées au patrimoine mondial. « De plus, à ce jour, nous n’avons pas de Gare centrale.Nous travaillons à créer cette plaque d’échanges, avec un cachet architectural spécifique à nous. Nos bureaux d’études travaillent à la réalisation de tout un dossier à remettre aux pouvoirs publics », révèle Azzedine Fridi. La nouvelle gare ferroviaire d’Alger sera implantée à Kourifa (El-Harrach) dans la banlieue est de la capitale, pas loin du nouveau stade, accessible avec les modes de transport mis en place. La gare est conçue pour permettre aux voyageurs de profiter de l’intermodalité. Il est, en effet, prévu que ce soit un lieu d’échange entre les lignes ferroviaires de banlieue et les grandes lignes, en plus de la possibilité de l’échange direct entre les différents modes de transports. La future gare centrale ferroviaire d’Alger est conçue sur deux niveaux qui domineront un parking en sous-sol. Accueil, guichet et bureaux exploitants seront situés au rez-de-chaussée, l’embarquement se fera au niveau de l’étage où sont prévus les quais. Un hôtel et un centre commercial seront implantés à proximité directe de la gare pour compléter le large nombre de services proposés aux voyageurs. « Mon souhait est de participer au moins au lancement de ce nouvel acquis pour la capitale. C’est un rêve, parce qu’elle n’existe pas, d’aider à sa création. Laisser son empreinte pour les générations futures est pour moi, important », admet Azzedine Fridi qui réaffirme que « les  pouvoirs publics veulent donner un outil de transport sécurisé aux usagers du train ».
Aussi, il a été décidé de supprimer les passages à niveau tout en continuant à investir sur la formation de la ressource humaine. Moteur de croissance économique, les lignes ferroviaires à réaliser dans les différentes wilayas du pays doivent être impérativement interconnectées aux ports et aux zones industrielles. D’autant que le développement et la modernisation du rail constituent une priorité dans le processus de développement du pays et dans la densification des échanges commerciaux inter-wilayas.
« Ce qui permettra le transport des minerais et phosphates des gisements aux complexes industriels, de raccorder les cimenteries en exploitation.  En somme arriver aux transports porte à porte. Créer une chaine logistique, qui puisse être complémentaire afin d’assurer le transport jusqu’à la porte de l’usine. Un projet réalisable grâce aux actions entreprises de réhabilitation et d’électrification de la voie, l’installation de signalisations lumineuses et de systèmes de sécurité, afin d’augmenter la cadence, et ainsi poursuivre le programme de  modernisation pour être au rendez-vous à l’horizon 2019 de ce challenge », indique Azzedine Fridi.

Une gestion automatisée
Le personnel de l’Anesrif, fort de 700 employés dont 70% de cadres supérieurs, 30% de femmes, adhère pleinement à cette stratégie de compétence collective, en se concentrant sur le métier de base. « Pour mieux les connaitre et me permettre de mener une gestion juste, la DRH a mis en place un logiciel sur réseau avec confidentialité assurée sur le déroulement des carrières. En outre nous avons eu la mise en place d’une carte professionnelle magnétique où l’état civil de chacun est consigné. A l’Anesrif, tous les actes de gestion entre services sont numérisés car on tend à arriver à l’utilisation de 0 papier », indique Azzedine Fridi qui souligne que « la valorisation des carrières a été prise en charge dès mon arrivée et le personnel se sent appartenir à une même famille, qui a pour dernier recours la direction générale, toutefois sous couvert de la voie hiérarchique. » Le plan social n’est pas en reste. Le personnel a droit à une demande de prêt et aux voyages touristique où cultuels organisés. En outre, l’Anesrif dispose d’une page Facebook, Youtube permettant le partage de toute l’actualité et nouveauté soit par vidéos, reportage et autres, concernant l’entreprise.
Enfin, Azzedine Fridi tient à remercier Boudjemaâ Talaï, ministre des Travaux publics et des transports, pour son accessibilité, son accompagnement, son écoute, ses conseils, en un mot son soutien au développement du rail.
L. B.



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