Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 124 - Nov 2019

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Quand le patient devient voyageur

Congrès africain du tourisme médical-Algérie

Par Yahia MAOUCHI



Le 2e Congrès africain du tourisme médical-Algérie (Santé et Bien-être), qui s’est tenu du 24 au 26 octobre 2019, à Alger, sous le thème «  les nouvelles voies de soutien au tourisme médical en Afrique à travers la promotion de l’investissement et l’exportation des services médicaux et le soutien du tourisme de bien-être », a été une occasion pour les participants de relever l’impératif de procéder à l’échange d’expertises et d’expériences entre les pays pionniers dans le domaine du tourisme médical ,en vue de relancer ce genre de tourisme en Algérie qui dispose d’énormes potentiels qui peuvent être mis à profit, dans l’objectif de créer des centres et des structures de médecine dans les différentes spécialités à proximité de la bande côtière et dans le Sud. « Le tourisme médical ou tourisme de santé permet aux malades de bénéficier d’une prise en charge adéquate avec le privilège de se rendre à une nouvelle destination ; et aux professionnels de la santé les échanges de connaissances, d’expériences et les nouvelles techniques thérapeutiques », a tenu à préciser le Dr Yassar Badour, président du congrès. Et d’ajouter : « Nous avons consacré notre expérience et dévouement afin de vous proposer de nouvelles thématiques et des méthodes innovantes dans ce domaine, avec une première édition d’un grand événement fort pour le présent et l’avenir ». Rappelons que cet événement professionnel et public international « B to B to C » dédié à la santé et au tourisme médical, a été marqué par la naissance d’une association panafricaine du tourisme médical. « De concert avec nos partenaires étrangers, nous avons décidé d’annoncer le lancement officiel de ce grand événement qui consiste en la création d’une association panafricaine du tourisme médical qui sera mise en œuvre dans un cadre d’abord maghrébin ensuite continental », a tenu à préciser Nadir Bouabbas, vice-président de la Confédération du patronat algérien (CPA), membre de cette nouvelle association. Il a fait savoir que dans le cadre de cette nouvelle structure, il s’agit pour l’Algérie de faire en sorte que les patients ne partent plus se soigner à l’étranger, en leur offrant des prestations de services de haute qualité et au moindre coût. De son côté, le Dr. Djamel Zouakou, néphrologue et président de l’Association des néphrologues libéraux algériens (ANLA), a rappelé les atouts dont dispose l’Algérie dans le domaine de tourisme médical, ce qui exige, a-t-il dit, «  leur mobilisation aux fins de la création de structures de tourisme médical à proximité des régions touristiques et aussi dans le Sud, pour drainer les touristes de différents pays européens et africains qui viendront passer leurs vacances en Algérie ». Se référant à un récent rapport de la Ligue algérienne des droits de l’Homme, le Dr Zouakou a affirmé que plus de 500 000 Algériens se font soigner chaque année à l’étranger, essentiellement en Tunisie, en Turquie et en France. En tant que pays exportateur, l’Algérie a son mot à dire. « Les autorités des pays récepteurs doivent travailler avec celles de l’Algérie, pour mieux réguler ces flux » a-t-il plaidé. Ce genre de tourisme contribue considérablement à drainer les recettes notamment en devises pour améliorer les conditions socio-économiques et la création d’emplois permanents, a estimé l’expert. Dans cette perspective, il est prévu la réalisation de nouvelles structures destinées au tourisme médical, en même temps que la réhabilitation et la mise à niveau de celles déjà existantes, a-t-il expliqué, ajoutant que des contacts ont déjà été établis par les responsables de l’association auprès de la Banque africaine de développement (BAD) pour le financement de ces projets. Le même responsable a insisté, en outre, sur la nécessaire implication du système national de sécurité sociale, de sorte à ce que les patients puissent bénéficier du remboursement des frais des prestations, tout en allégeant les charges des cliniques et autres établissements de soins. Pour sa part, M. M’henni, expert en tourisme médical en Algérie, a mis en exergue l’importance de l’organisation de ce congrès, pour la première fois en Algérie, dans le but de s’enquérir des expertises des spécialistes du domaine de tourisme médical, de tirer profit de leurs expériences et de prendre connaissance des nouveautés en la matière, et ce en vue de donner un nouveau départ à ce type de tourisme en Algérie qui dispose de grands potentiels.  Par ailleurs, l’évolution des réseaux sociaux semble avoir des répercussions sur la relation patient-médecin, la prise de rendez-vous est devenue plus facile, comme l’accès aux nouvelles thérapeutiques et l’adaptation de la prise en charge à la situation du patient. Rappelons enfin que cette première édition d’AMTC Algeria a connu la présence, en plus de l’Algérie, de plusieurs pays étrangers (Tunisie, Libye, Maroc, Egypte, Côte-d’Ivoire, Burkina Faso, Sénégal, Nigeria, Guinée, Bénin, Mali, Congo, Inde, Turquie), et 31 exposants.  

Y. M.



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