Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 119 - Fev 2019

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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Le pilier de l’Université Ferhat Abbas de Sétif

Faculté de technologie de l’Université Ferhat Abbas de Sétif

Par Smail ROUHA



Depuis la création de la Faculté de technologie de Sétif, ce sont des milliers d’étudiants qui sont passés sur les bancs de cette université. Aujourd’hui, une communauté de plus de cinq mille personnes vit sur le campus, 4575 étudiants, 321 enseignants, 215 travailleurs dans les services administratifs et techniques. Entre-temps, des milliers de diplômés ont été formés par la faculté de technologie de Sétif dans les différents cycles (ingéniorat, licence, master, magister, doctorat...).

« La faculté de technologie de l’Université Ferhat-Abbas de Sétif a pour missions la formation graduée et post-graduée et la recherche dont le type d’organisation et de gestion est appelé à évoluer dans le cadre des réformes qui toucheront l’Université algérienne. Son ambition est d’assurer une formation de qualité, conforme aux standards internationaux, tout en tenant compte de l’intégration de l’étudiant dans la société », souligne Lazhar Rahmani, doyen de la faculté, qui précise que « la faculté de technologie est une composante de l'Université Ferhat-Abbas Sétif 1. Elle regroupe l'ensemble des acteurs (enseignants-chercheurs, chercheurs, personnels administratifs et techniques) impliqués dans la formation et la recherche en sciences à l'université. La Faculté de technologie est issue de la restructuration de la Faculté des sciences et des sciences de l’ingénieur en vertu du décret exécutif n° 10-14 correspondant au 12 janvier 2010. » Présentement, la Faculté de technologie, la plus ancienne au niveau de l’université de Sétif, est composée de cinq départements (enseignement de base en technologie, électrotechnique, électronique, génie civil et génie des procédés). Néanmoins, précise Lazhar Rahmani, « actuellement la faculté est complètement versé dans le système LMD. La dernière promotion du système dit classique remonte à l’année universitaire 2012/2013 ».

 Le département de génie civil

Pilier de la Faculté de technologie et de l’université Ferhat-Abbas, le département de génie civil représente l'ensemble des techniques concernant les constructions civiles. Du fait de l’étendue du domaine d'application du génie civil, il y est enseigné la conception, la réalisation, l’exploitation et la réhabilitation d’ouvrages de construction et d’infrastructures. Très variées, les réalisations se répartissent principalement dans cinq grands domaines d’intervention : structures, géotechnique, hydraulique, transport et environnement. Le département de génie civil assure la formation en génie civil sanctionné du diplôme de licence, et des formations en structures et ponts et voies de communications en master. Le département est doté de laboratoire pour l’étude de mécanique du sol, de matériaux de construction, d’hydraulique, et de structures pour la graduation. Pour l’année en cours, on comptabilise 388 étudiants en licence et 211 en master.

 Le département génie des procédés

Le génie des procédés, discipline-pilier de cette formation, rassemble les notions de base nécessaires pour concevoir, exploiter et optimiser les procédés de transformation chimique ou biologique de la matière et de l'énergie. Pour la licence, le département de génie des procédés assure la formation en génie électrochimique, en génie des procédés pharmaceutiques, en génie chimique et en génie des polymères. Pour le master, des formations sont dispensées en électrochimie des matériaux, en matériaux polymères, en génie des procédés pharmaceutiques, et en génie chimique. Pour ce faire, le département met à la disposition des étudiants des laboratoires, entre autres, en chimie générale, en chimie minérale, en génie chimique, en génie des polymères, en électrochimie et en physique. En plus des laboratoires de la graduation, le département est doté de laboratoires de recherches notamment pour l’étude de modification, préparation des matériaux polymériques multiphasiques et de laboratoire d'énergétique et d'électrochimie des solides. Comme il dispose de laboratoire de génie des procédés chimiques et de laboratoire électrochimie et matériaux. Pour l’année en cours, le département compte 439 étudiants en licence et 503 en master.

 Le département d’électrotechnique

Créé par arrêté ministériel du 08 avril 1999, le département d'électrotechnique assure une licence en électrotechnique et en automatique. Quant au master, il est proposé des formations en réseaux électriques et en commandes électriques. Concernant l’automatique, une formation master est également proposée aux étudiants en commande des processus industriels et en Sureté de fonctionnement des processus industriels. En plus des laboratoires de la graduation, notamment en électronique de puissance et commande électrique, systèmes d’énergie renouvelable et commandes avancées, et réseaux électriques, le département est doté de deux laboratoires de recherches pour la qualité de l'énergie dans les réseaux électriques et l’automatique et informatique industrielle. Des laboratoires mis à la disposition des 535 étudiants inscrits en licence et 177 inscrits en master.

 Le département d’électronique

La formation dispensée au sein du département d'électronique a pour objectif de donner aux étudiants un bagage scientifique de très haut niveau et à large spectre leur permettant de s'adapter aux besoins de leur futur métier et à ses évolutions.

Le département d'électronique assure la formation en électronique, électrotechnique et automatique, en instrumentation en électronique, en communication et en électronique numérique pour les licences. Tandis que les étudiants en master peuvent se spécialiser en réseaux et systèmes de télécommunications, en instrumentation en électronique, en électronique industrielle, en électronique des systèmes embarqués, et en micro-électronique. Pour cette année, le nombre d’étudiants inscrits en licence est de 494 contre 152 en master. En plus des laboratoires de la graduation, le département est doté de quatre laboratoires de recherches.

 La faculté de technologie en chiffres

Si les données statistiques demeurent un facteur dominant du fonctionnement de l’université, il n’en demeure pas moins que le nombre de publications dans des revues internationales établies et les soutenances sont le facteur déterminant l’excellence et la renommée de l’université. Il faut savoir que toute soutenance de doctorat est sanctionnée par la publication d’un article dans une revue de renommée reconnue et établie avec facteur d’impact. Actuellement, la Faculté de technologie, c’est 905 diplômes de licence délivrés au cours de l’année précédente, 72 magisters inscrits, 253 inscrits en doctorat sciences, et 87 inscrits en doctorat LMD. Soit un total de 412 étudiants inscrits en post-graduation. Tandis que le nombre de diplômés en doctorat validés est de 32 dont 24 filles. « Ce nombre est provisoire en attendant d’autres soutenances de projets de fin d’études en cours », précise le doyen de la faculté de technologie.

 Effectifs des étudiants en graduation 2014-2015:

 Effectif étudiants 2014/2015

Diplômés 2014

Nouveaux Inscrits

Anciens étudiants

Global

LMD

S. Class

Global

1057

3518

3729

4575

/

905

 
 

Opération d’inscription des nouveaux masters:

Demandes acceptées et refusées (%):

Filières

Electrotechnique

Automatique

Electronique

Génie civil

Génie des procédés

Génie des polymères

Décision

Accept

Refus

Accept

Refus

Accept

Refus

Accept

Refus

Accept

Refus

Accept

Refus

Nombre

45

19

45

11

86

20

107

20

88

72

32

27

Pourcentage

70.3

29.7

80.35

19.64

81.1

18.9

84.25

15.75

55

45

54

46

 

Un effectif d’encadrement de qualité

Du fait que la faculté de technologie est la plus ancienne de l’université Ferhat-Abbas, elle compte le plus grand nombre d’enseignants de rang magistral. En effet, la faculté compte au total 321 enseignants dont 59 de grade professeur, 51 maitre de conférence de classe A, 43 maître de conférence classe B, 144 maître assistant de classe A, et 19 maîtres assistants de classe B et 6 assistants. « Au vu de ces chiffres, les enseignants de rang magistral représentent un taux de 34,26% de l’ensemble de l’effectif global des enseignants », révèle Lazhar Rahmani. Quant à l’effectif ATS (agents techniques), il est de 155 permanents et 60 contractuels. « Pour l’année 2014, nous avons recruté 6 enseignants et 6 ATS. Une autre opération de recrutement de 6 maîtres assistants classe B en génie civile, en électronique, en mathématiques et en informatique, filières ayant exprimé le besoin, et de 6 ATS, est initiée pour ce mois de novembre », ajoute le doyen de la faculté de technologie qui précise que la faculté offre 31 formations ouvertes dont 12 en licence (1 en génie civil, 4 en électronique, 2 en électrotechnique et 5 en génie des procédés ) et 19 en Master (3 en génie civil, 5 en électronique, 6 en électrotechnique et 5 en génie des procédés).

 

Effectifs enseignants existants :

Domaine

PR

MCA

MCB

MAA

MAB

ASS

TOTAL

%

R. Mag.

Sciences et Technologie

59

51

43

144

19

6

321

34.26

 

Effectifs des ATS Existant :

Permanents

Contractuels

Total

155

60

215

 

Postes budgétaires 2014 et opérations de recrutement (Nombre)

Enseignants

PATS

06

06

 

Treize laboratoires de recherche

Le droit d’ainesse. Du fait que la faculté est la plus ancienne au niveau de l’Université Ferhat-Abbas, la réalisation de laboratoires a débuté au niveau de la faculté de technologie. Du fait, aussi, qu’elle compte un nombre important d’enseignants de rang magistral, la faculté est doté de 13 laboratoires de recherche dont 3 dans le département électrotechnique, 3 dans le département électronique, et 7 au niveau du département de génie des procédés « car ce dernier est le département pilier de la faculté de technologie et de l’université Ferhat-Abbas, et qui compte le plus grand nombre d’enseignants de rang magistral. On citera les plus anciens l’ex-recteur Djaâffar Benachour, l’ex-vice recteur Nasreddine Hedaoui, et l’ancien doyen de la faculté de technologie Salah Chafaâ », indique Lazhar Rahmani.

Formations doctorales

Une lapalissade que de dire que la Faculté de technologie est la seule qui offre le plus d’offres de formation doctorale. Rien que pour cette année 2014/2015, la faculté organise le doctorat en LMD dans trois départements (électrotechnique, électronique et génie des procédés). « Dans le département électrotechnique, nous avons deux offres de formation en automatique et électrotechnique, soit quatre postes en automatique et sept postes en électrotechnique dans deux options : options réseaux et option commandes. En génie des procédés, nous avons ouvert trois offres de formation en électrochimie des matériaux, en génie des procédés pharmaceutique, et en matériaux polymères. En électronique, nous avons deux offres en systèmes embarqués et technologie, et en électronique et commandes industrielles », énumère Lazhar Rahmani qui précise que’ « en tout sept offres de formations, soit la moitié des 14 offertes par l’Université Ferhat-Abbas. » D’où l’importance de la faculté de technologie dans la composante de l’Université Ferhat Abbas. « Ce qui permet en plus une production scientifique importante en matière de nombres de publications dans des revues de renommée établie avec facteur d’impact dans toute l’Université. En clair, le classement de l’Université de Sétif est basé essentiellement sur la production scientifique de la faculté de technologie. Ainsi si l’université de Sétif occupe actuellement une place parmi les premières universités à l’échelle internationale, elle doit à la production scientifique de la faculté de technologie », souligne le doyen de la faculté de technologie. En effet, toute soutenance de doctorat est sanctionnée par la publication d’un article dans une revue de renommée reconnue et établie avec facteur d’impact. En chiffres, pour l’année 2014, une vingtaine de soutenance de magister ont eu lieu à la faculté de technologie de Sétif tandis qu’une dizaine est programmée. Pour le doctorat, quinze soutenances et quatre habilitations sont retenues. « Si chacun publie un article dans une revue de renommée, nous avons une vingtaine d’articles émanant de la faculté de technologie », souligne Lazhar Rahmani qui ajoute : « Imaginons le même nombre d’articles pour les autres facultés de Sétif, on aura 140 articles de production scientifique, sans compter les publications des professeurs.»

 Une bibliothèque bien fournie

Les étudiants de la faculté de technologie sont conscients de leur chance. L’un des joyaux de la faculté est sa bibliothèque au vu de son fonds impressionnant d’autant que les documents font partie des outils nécessaires pour la recherche scientifique. Il faut savoir que la bibliothèque de la faculté compte 4.945 titres pour 13.740 exemplaires. En termes de répartition, le département de génie civil compte 604 titres pour 1211 exemplaires. Alors que le département d’électrotechnique dispose de 780 titres, soit 1775 exemplaires. Tandis qu’au département délectronique,891 titres, soit 1563 exemplaires, sont mis à la disposition des étudiants, contre 953 titres, 2159 exemplaires pour l’enseignement de base.

 Une coopération à fructifier

La faculté de technologie, en dépit de certaines contraintes, continuera à renforcer ses relations avec son environnement et avec l’international. Plusieurs conventions avec des partenaires nationaux et des universités étrangères ont été signées. Néanmoins,

Lazhar Rahmani se plaint que les entreprises nationales ne jouent pas le jeu. « Quand vous leur présentez un projet de partenariat, ils semblent enchanter à condition que ce soit au compte de l’université. Nos opérateurs économiques aimeraient profiter du savoir-faire de la faculté sans contrepartie financière, en dépit de conventions de partenariat paraphées par les deux parties», révèle le doyen de la faculté de technologie », qui aspire à faire de la conférence « international conference on electrical Engineering and automatic contro » organisée en 2013, un événement périodique à même de permettre aux chercheurs algériens d’échanger leurs savoir-faire avec leurs homologues étrangers, pour peu que cette conférence soit sponsorisée par les opérateurs économiques nationaux. En matière de recherche scientifique, la faculté de technologie compte 56 projets Cnepri(Commission nationale d’évaluation des projets de recherche universitaire) et 40 projets dans le cadre du Programme national de recherche, sans oublier les 6 projets initiés avec la France dans le cadre du campus Tassili.

Malgré certaines contraintes, la faculté de technologie continuera à offrir à sa composante estudiantine, des conditions pour son épanouissement et la maîtrise des sciences et de la technologie, clés incontournables pour le développement du pays.

S. R.

Lazhar Rahmani, doyen de la faculté de technologie
Au diapason des évolutions scientifiques et technologiques
Enseignant-chercheur au département d’électrotechnique à la faculté de technologie de l’université Ferhat-Abbas de Sétif, Lazhar Rahmani, doyen de la faculté de technologie, est un pur produit de la faculté de technologie.  Après l’obtention du diplôme d’ingénieur d’Etat en électronique, Lazhar Rahmani, la cinquantaine et père de famille, a fait des études de recherches sanctionnées en 1991 par un diplôme de magister option « commandes électriques » avec mention « très honorable ». Loin de se satisfaire de ce rang, Lazhar Rahmani poursuivra ses études de recherches en préparant un diplôme de doctorat soutenu en 1995 dans le même domaine. Un diplôme lui ayant permis d’accéder au rang de maitre de conférences en 2005 à la faculté de technologie. Poursuivant son ascension, il sera promu en 2010 au grade de professeur avant d’être désigné doyen de la faculté de technologies en 2011. Pour ce jeune haut cadre, l’université algérienne « dispose aujourd’hui des moyens pédagogiques et de recherche nécessaires pour former des étudiants capables de maîtriser les nouvelles technologies ». Aussi, Lazhar Rahmani demeure convaincu que la promotion des rapports et des partenariats entre l’université et les acteurs économiques est « nécessaire pour demeurer au diapason des évolutions scientifiques et technologiques ». Sans être moralisateur, le doyen de la faculté de technologie estime que «  l’Etat a grandement besoin de chercheurs spécialisés dans les filières technologiques » estimant que le tissu industriel d’un pays a besoin, pour se développer et pour bâtir une économie puissante, de la contribution des chercheurs et des étudiants-chercheurs. 
    S. R.

 



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