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N° 120 - Avril 2019

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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Un gestionnaire new generation

Djamel Haoued Mouissa, recteur de l’UFC

Par Farid HOUALI



Au lendemain de sa création en 1990, l’Université de la formation continue assurait des cours en polycopiés, disquettes et CD. « Depuis 1995, les choses ont beaucoup changé. L’université, qui a lancé la numérisation pédagogique et administrative de l’ensemble de ses 53 centres et 11 annexes à l’échelle nationale, est devenue plus ouverte», se félicite son recteur Djamel Haoued  Mouissa. En effet, depuis 2015, formation et études se font sur des plateformes à distance, via des moyens technologiques modernes, en vue de permettre aux personnes, qui ne peuvent assister de façon assidue aux cours, de poursuivre leurs études universitaires et d’alléger ainsi la pression sur les universités, où les cours donnés sont numériques et au moyen de vidéos. Les classes sont virtuelles. « Aujourd’hui, la gestion de la ressource humaine est numérisée au même titre que les délibérations et cela au niveau national », souligne à ce propos notre interlocuteur qui n’aime pas trop « évoquer » sa personne. Il le fait tout de même et ce après insistance. Originaire de la capitale de l’or noir, Hassi Messaoud dans la wilaya de Ouargla, Djamel Haoued Mouissa fait partie de la nouvelle génération des cadres de la Nation puisqu’il est né en 1969. Il est l’avant-dernier fils d’une fratrie de 7 frères et sœurs. Le cursus scolaire du petit Djamel se fera entre Ouargla, Mecheria et Illizi, et ce jusqu’à l’obtention d’un baccalauréat série sciences avant de poursuivre ses études universitaires au Caroubier à Alger où il obtient une licence en sciences économiques, option gestion. Avide de connaissances, il continue ses études sanctionnées par un magistère option monnaie et finance et un doctorat en sciences économiques, option monnaie. Diplômes en poche, retour dans sa ville natale où débute sa carrière à l’UFC. En 2001, il y est enseigne en sciences économiques. En 2003, il est directeur du Centre de l’UFC à Ghardaïa. Une expérience qui aura duré cinq ans puisqu’en 2008, il est nommé comme chef de projet du Centre universitaire d’Illizi. Djamel Haoued Mouissa y sera président du Conseil scientifique, président du Conseil d’administration de l’Ecole supérieure des enseignants d’Ouargla, et président du Conseil d’administration de l’université Batna II. Entre de 2007 à 2012, il est vice-président de l’APW d’Ouargla, en tant que candidat FLN, avant d’être nommé en octobre 2015, recteur de l’Université de la formation continue. Père de deux garçons et d’une fille de 2 ans, notre interlocuteur parle avec passion de ce nouvel enseignement à distance, lequel, grâce aux nouvelles technologies, a aboli les contraintes d’espace et de temps. Et l’espace et l’immensité de ces étendues avec des zones rurales steppiques et désertiques importantes, cet enfant du sud les connaît bien. Il se donne les chances de mettre l’UFC au diapason de cette révolution qu’apporte le virtuel au secteur de l’enseignement et de la formation. Chose faite. Aujourd’hui, l’UFC est présente dans les 48 wilayas de ce vaste pays qu’est l’Algérie. Elle compte 53 centres et 11 annexes. « Mon ambition est de donner une chance à tous. Dans ce domaine des TIC qui évolue à grande vitesse, nous nous devons d’acquérir les nouvelles techniques d’enseignement en vigueur dans le monde, de former rapidement et efficacement, les nôtres en cette ère du numérique. C’est pourquoi l’université doit être ouverte. Cela va donner une autre dimension à l’Algérie. Et nous nous attelons à ce qu’elle le soit, avec force et conviction .En somme, notre objectif est de faire de l’UFC un pôle d’excellence », résume-t-il. D’ailleurs, dès que nous entrons dans son bureau, on est tout de suite attirés par tous ces tableaux d’honneur savamment rangés. « C’est le fruit du travail accompli par toute une équipe. L’UFC n’est pas seulement l’œuvre de Djamel Haoued  Mouissa mais celle de tous ces personnels encadreurs qu’ils soient administrateurs et enseignants », assure-t-il. Que fait notre recteur de son temps libre ? « Je n’en dispose pas beaucoup, mais je suis un assidu du sport, notamment depuis que j’ai mis la cigarette de côté, il y a de cela près d’une année », nous répond-il. 

F. H.



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