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N° 122 - Sep 2019

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Le chiffre d’affaires du groupe Sonatrach en hausse

Le bilan positif de Ould Kaddour

Par Rafik BITOUT



Le groupe Sonatrach, le cœur battant de l’Algérie, son poumon économique, vient d’annoncer des résultats financiers positifs. En effet, le chiffre d’affaires à l’exportation de Sonatrach a dépassé les 39 milliards de dollars au cours de l’année 2018 contre 33,2 milliards de dollars en 2017, soit une croissance de près de 17 % par rapport à l’année 2017. Cette croissance s’explique, notamment, par les nouveaux changements apportés au management de l’entreprise depuis la nomination, en mars 2017 d’Abdelmoumen Ould Kaddour en tant que président du groupe Sonatrach, et dont l’un des piliers majeurs de la stratégie SH 2030 est de mettre en place une politique d’exportation prenant en compte l’aspect valeur et non plus celui de volume.

Une stratégie devant permettre de doubler dès cette année 2019 le volume de découverte et d’augmenter la production de 2 Mtep/an. Pour ce faire, il est question de développer des champs gaziers sud-ouest Sonatrach en EPC (ingénierie, approvisionnement et construction) avec Larsen & Toubro «Lthe Limited » et la réalisation de trois nouvelles installations de traitement et de compression du gaz, afin d’assurer une production journalière de gaz de vente d’environ 11 millions Sm3/Jour. En effet, le développement du champ gazier d’Ain-Tsila, situé dans le périmètre d’Isarene, à 160 km au nord-ouest de la wilaya d’Illizi, par le groupement Isarene (Constitué par Sonatrach, Petroceltic et Enel) et Petrofac International (UAE) LLC permettra la récupération de 64 milliards de gaz avec une production journalière de 10,3 millions m3 de gaz de vente et 11 500 de barils de condensat et de 17 000 barils de GPL sur un plateau de 14 ans.

D’un montant de 123 milliards de dinars, le contrat en EPC, dont la mise en service interviendra dans 42 mois à partir de son entrée en vigueur, consiste à réaliser des installations de traitement de gaz humide qui reçoivent le gaz brut des puits à travers un réseau de conduites. Ces installations séparent, traitent, conditionnent et mesurent fiscalement les fluides afin de produire trois flux d’exportation conformes aux spécifications de Sonatrach TRC, à savoir le gaz de vente, le condensat et le GPL de vente. Plus précisément, le contrat consiste à réaliser un centre de traitement de gaz (CPF) et une centrale électrique de 125 MW. Il consiste également à réaliser un réseau de collecte de 110 km pour le raccordement de 30 puits prévus pour le First Gas, un système d’expédition d’une longueur de 356 km et des utilités.

 

De pays importateur à pays exportateur

Tandis qu’en aval, l’inauguration de la raffinerie d’Alger devra permettre à l’Algérie de passer d’un statut d’importateur de produits raffinés, notamment l’essence, à celui d’exportateur à partir de 2021. Devant permettre de porter les capacités de production à plus de 3,6 millions de tonnes par an, la réhabilitation de la raffinerie de Sidi R’cine, intervenant dans un vaste programme de développement de l’industrie locale de raffinage lancé en 2008 par Sonatrach et visant à satisfaire pleinement les besoins nationaux en produits dérivés dont, entre autres, le gasoil, est considérée comme des plus stratégiques, car à même de favoriser notamment la résorption du déficit national en essence estimé à 1,4 million de tonnes. Comme le soulignait Abdelmoumen Ould Kaddour, l’inauguration de la raffinerie de Sidi R’cine constitue un « acquis énorme », en ce sens qu’« elle offre à l’Algérie la possibilité d’accéder à une autosuffisance en matière de produits raffinés », soulignant que « c’est une nouvelle raffinerie que nous avons, pas seulement une unité de revamping ». En outre, la création de la Sonatrach Total Entreprise Polymères (STEP) dans la zone industrielle d’Arzew, en partenariat avec le groupe français Total, permettra d’assurer une couverture totale des besoins du pays en polypropylène, qui est actuellement importé.  Ce premier projet de polypropylène du genre en Algérie, devant alimenter tout type d’industrie, s’inscrit en ligne droite dans le cadre de la politique de développement du secteur de la pétrochimie telle que portée dans la stratégie de Sonatrach SH 2030. Ce complexe comprendra une usine de déshydrogénation de propane (PDH) et une unité de production de polypropylène (PP) d’une capacité de 550 000 tonnes par an. Ce qui devrait en effet permettre d’assurer une couverture totale des besoins du pays en polypropylène. L’excédent de production attendu sera destiné au marché extérieur notamment européen et turc. Tandis que la mise en service de la jetée GNL et des infrastructures maritimes et portuaires au niveau de Skikda permettra l’optimisation de la production du complexe GNL, le chargement des méthaniers de grande capacité pouvant atteindre 220.000 m3, le chargement des tankers allant de 50.000 t jusqu’à 250.000 t, la reconversion du poste existant GNL pour le GPL, l’adaptation du poste existant des aromatiques pour le déchargement des MTBE ainsi que la réalisation d’un nouveau poste d’accostage pour navire avec une aire de stockage pouvant atteindre 15 ha. Inscrite dans la Stratégie SH 2030, la réalisation d’une nouvelle jetée de GNL et l’extension du port pétrolier de Skikda permettront au méga-train GNL de Skikda de porter sa production à sa capacité nominale, l’accostage de navires de grandes capacités ouvrira ainsi des perspectives supplémentaires de marchés pour le GNL algérien. « Cette nouvelle jetée nous permettra d’exporter plus de GNL et de l’emmener directement là où on doit le vendre », a estimé Ould Kaddour, ajoutant qu’elle permettra d’acheminer plus de GNL vers d’autres marchés tels que l’Asie.  Dans cette même lignée, la compagnie Hyproc SC, filiale de Sonatrach, a d’ores et déjà réceptionné le « Hassi Berkine », un navire transporteur de gaz propane liquéfié d’une capacité de 13.000 m3. Par ailleurs, Hyproc SC doit réceptionner, à la fin de l’année en cours, un nouveau navire de transport de produits raffinés.  Plaçant l’élément humain au cœur de sa stratégie pour développer ses activités et atteindre la performance, le groupe Sonatarch a initié une formation de leadership au profit de 200 jeunes managers dans les domaines de la gestion et du mangement pour se mettre au diapason du progrès, notamment dans les spécialités gestion et leadership adoptés par les grandes entreprises stratégiques. 

 

Près de 56 milliards de dollars d’investissements

En tant que principal investisseur industriel en Algérie, Sonatrach participe activement au soutien du tissu industriel local. Le groupe prévoit de réaliser d’ici 2030 des investissements sur le territoire national de près de 56 milliards de dollars dont 42,33 milliards de dollars dans l’activité Exploration-Production, 8,9 milliards de dollars dans le raffinage-pétrochimie et 1,7 milliard de dollars dans le transport par canalisations. À l’horizon 2030, le groupe vise sur plus de 60 milliards de dollars de revenus supplémentaires, dont 50% contribueront à la richesse nationale et 50% seront investis dans le renouvellement des réserves, les capacités de production, la formation du personnel et le développement de l’expertise dans l’entreprise.

Une responsabilité éco-sociétale 

Première entreprise nationale ayant adopté une démarche de responsabilité sociale en ne se limitant pas aux préoccupations sociales et environnementales de son activité mais bien élargie aux besoins sociaux économiques des populations défavorisées du Sud, Sonatrach compte mettre en œuvre tout un programme s’articulant autour des axes prioritaires du développement durable. En effet, son engagement est plus que concret pour améliorer la santé des populations résidant dans les régions du Sud. C’est ainsi que Sonatrach a mis à disposition de 7 wilayas et wilayas déléguées du Sud, par donation, des équipements médicaux, soit 7 scanners et 7 ambulances médicalisées, en plus de son financement de la formation de personnels spécialisés dans leur manipulation. En outre, et en tant qu’acteur économique majeur dans le sud du pays, Sonatrach a contribué à la création de plus de 25.000 emplois salariés, 50.000 employés de ses filiales sont concentrés dans le Sud, plus de 38.000 contrats signés entre 2013 et 2018 qui ont généré 112.000 emplois dans les biens et services au Sud et procédé à des achats localisés au Sud pour 40 et 70 milliards. En plus du financement de la construction de 11 structures socioculturelles entre autres projets nouveaux soutenus par la fondation Sonatrach, soutien aux activités industrielles notamment le développement de startups locales, aux besoins de la protection de l’environnement, la santé, le sport et la mise en valeur du patrimoine du Sud, et dans la perspective d’un développement durable, Sonatrach s’est fixé dans sa démarche responsable et innovante d’atteindre moins de 1% de gaz torché, de lancer des campagnes de reboisement de ses sites et bases de vie, de rénover ses unités de traitement de rejets industriels et de valoriser la gestion de la chaîne d’élimination et de recyclage de nos déchets.

 

La SH 2030 : Objectif 5e groupe mondial

Entreprise synonyme de la grandeur et de l’indépendance de l’Algérie, et garante de cette indépendance et de cette grandeur, Sonatrach, dont l’ambition est de devenir une référence parmi les compagnies nationales pétrolières nationales dans le monde en se plaçant parmi les cinq grandes compagnies pétrolières nationales dans le monde, a, pour rappel, élaboré une stratégie « SH2030 » axée sur la modernisation de la gestion, les ressources humaines et l’innovation afin de faire de la compagnie non seulement un leader dans l’exploitation des énergies fossiles, mais aussi de s’inscrire comme un acteur global de la nouvelle économie énergétique du XXIe siècle. Ce nouveau processus de développement des capacités du groupe aussi bien en amont qu’en aval, lancé en avril 2018, devrait permettre au groupe Sonatrach de demeurer l’étendard de l’économie nationale en se positionnant sur les thèmes créateurs de valeur, en contribuant au développement économique du pays avec un taux d’intégration national ciblé de 55%, et en insufflant le goût de l’excellence et de la performance.

 

  R. B.

 



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