Une des 100 femmes d’affaires les plus « puissantes » de la région MENA

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Á la tête de la Compagnie d’assurances des hydrocarbures (CASH) depuis le mois d’octobre 2018, après avoir été membre de son conseil d’administration pendant trois ans (2014-2017), Mme Wided Belhouchet a amplement marqué ses deux premières années au sein de cette société. Entourée d’une équipe dynamique, jeune et motivée, Mme la présidente-directrice générale a réussi durant cette période à améliorer les performances de la CASH-Assurances en assurant des services de qualité et en gagnant la confiance de ses clients. La compagnie a d’ailleurs remonté la pente après une année difficile en 2018 comme le montre l’augmentation du chiffre d’affaires de 34% en 2019 par rapport à 2018. C’est dire que la CASH Assurances est en progression et compte poursuivre cette voie, même si les choses ne semblent pas faciles eu égard aux développements sur la scène économique internationale avec les incertitudes nées de la pandémie mondiale du coronavirus. « Nous sommes très prudents dans nos prévisions pour 2020. Le coronavirus a eu un impact qu’on ne pouvait pas imaginer. Ça va être difficile et beaucoup d’ajustements s’imposent », nous confie-t-elle non sans une note d’espoir. « C’est vrai que le contexte actuel n’est pas suffisamment favorable, mais nous espérons des perspectives positives à l’avenir. »
Des occasions sont également à saisir pour relever continuellement les défis. C’est la devise de la première femme PDG d’une compagnie d’assurance en Algérie. Une compagnie qu’elle considère justement comme son défi. Elle nous le dira d’ailleurs : « Je veux en faire la société de référence sur le marché ». Elle travaille dur pour réaliser cet objectif. Ce qui lui a valu justement une distinction internationale. Cette année, Mme Belhouchet, a intégré le Top 100 des femmes d’affaires les plus puissantes de la région MENA (Middle East North Africa), selon le dernier classement en date, établi par le magazine Forbes Middle East. Elle est positionnée à la 88e place du classement des businesswomen de la région MENA. « Je ne m’y attendais pas. Honnêtement, j’étais plus que surprise d’autant plus qu’on ne m’a pas contactée avant. J’ai reçu un courriel comme tout le monde », nous confiera-t-elle. Et de souligner avec reconnaissance : « Cette distinction n’aurait pas eu lieu si je n’avais pas été à la CASH. C’est grâce à la compagnie et à la confiance de son actionnaire majoritaire Sonatrach, à l’appui de mes collègues que je suis aujourd’hui parmi ces femmes chefs d’entreprise influentes dans la région MENA». « J’ai un grand avantage d’être à la CASH, car en étant membre du Conseil, cela m’a permis de connaître la société et la manière dont elle fonctionne cadre avec ma façon de voir les choses », résumera notre chef d’entreprise qui aspirait à intégrer le monde de finances après ses études en statistiques.
« Je voulais suivre des études de médecine mais après avoir décroché en 1992 le bac, le hasard a fait que je sois inscrite à l’Institut national de planification et statistique », nous dit-elle en revenant sur son parcours.
Une fois diplômée, Mme Belhouchet aspirait à intégrer le monde des banques pour finalement rejoindre celui des assurances. En préparant son troisième cycle professionnel à l’Institut de financement du développement du Maghreb arabe (IFID) Tunisie, elle s’est spécialisée en assurance du fait d’avoir été parrainé par une compagnie d’assurance, ce à défaut de n’avoir pas obtenu un parrainage auprès d’une banque. C’est ainsi qu’elle rejoint le secteur des assurances où elle finit par trouver sa voie au fil des ans et s’imposer en tant que femme chef d’entreprise dans des conditions pas toujours aisées. « En l’an 2000, je rejoins la compagnie parraine CAAR, où j’ai fait une année au niveau de la direction finances, ensuite j’ai intégré la direction de réassurance, un domaine où je me plaisais pleinement. C’est mon monde à moi », nous dit fièrement Mme Belhouchet qui a intégré par la suite une compagnie étrangère de réassurance. Et ce avant d’opérer un bref passage chez Alliance Assurance et plus de sept ans à la Compagnie centrale de réassurance (CCR) avant d’atterrir en 2018 à la CASH où le travail est prenant dans un marché qui nécessite une veille permanente. « C’est un changement très important de se retrouver à la tête d’une entreprise. C’est aussi un grand challenge, de surcroît pour une femme. » Aujourd’hui, les résultats sont bien là entre grandes satisfactions et quelques déceptions. « Ces déceptions nous poussent à rebondir et sont une source de motivation », reconnaît Mme Belhouchet dont les ambitions sont grandes pour une compagnie qu’elle dirige dans un contexte économique difficile.
F. H.

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