Amar Laroum, commissaire divisionnaire de police, chef de la cellule de communication et de presse à la DGSN

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Le citoyen demeure un partenaire incontournable dans l’équation sécuritaire, et la réussite de toute action sécuritaire est tributaire du degré d’implication et de participation du citoyen. A cet effet, les différents services de police sont, et resteront toujours, en contact avec le citoyen, à l’écoute permanente de ses préoccupations, car sa sécurité, celle de ses biens et sa quiétude, constituent la finalité du travail de la police.

Depuis l’apparition de l’épidémie du coronavirus Covid-19 en Algérie, en février 2020, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), par le biais de sa cellule de communication et de presse, n’a lésiné sur aucun moyen pour informer et sensibiliser les citoyens, sur les risques de la Covid-19. Très consciente de la gravité de la situation, la CCP de la DGSN a rendu public, le 27 février 2020, un communiqué pour tirer la sonnette d’alarme et sensibiliser la population sur la gravité de la situation sanitaire dans le pays, à l’instar de tous les pays du monde d’ailleurs. « En plus de notre site officiel, nous avons les pages de notre Facebook, où nous sommes revenus dès l’apparition de la pandémie, sur les gestes de prévention contre le coronavirus. Et depuis, nous n’avons jamais cessé de travailler sur le volet de la prévention et de la sensibilisation. Notre travail est scindé en trois volets importants : la sensibilisation du citoyen, notamment via nos pages Facebook et Twitter ; la prévention à travers des conseils préventifs, en utilisant des spots audiovisuel diffusés sur les chaines TV et radio. Dans le même cadre, nos services en coordination avec les autorités locales et les partenaires de sécurité ont mené des opérations de désinfection préventive au niveau des différents espaces et lieux publics, et ce conformément au programme préventif périodique établi par la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) visant la lutte contre la propagation du nouveau coronavirus, ainsi que la préservation de la sécurité et de la santé des citoyens. Le troisième volet, c’était la lutte contre le crime sous toutes ses formes. Et là, je parle de la spéculation et de la contrefaçon. Cette dernière a touché les gels hydro-alcooliques et les désinfectants. Bref, un grand travail a été mené dés l’apparition de la pandémie, ce qui nous a permis de maitriser aujourd’hui la situation, qui aurait pu dégénérer, n’eût été le travail sérieux et rigoureux accompli par nos éléments », a tenu à préciser le commissaire divisionnaire de Police Amar Laroum, chef de la cellule de communication et de presse. Dans le même ordre d’idées, notre interlocuteur a affirmé que son cheval de bataille demeure la sensibilisation et la prévention. « Aujourd’hui, nous préparons la période post-coronavirus qui nécessite la mise en place d’un programme intégré à court et à long terme. Il est à savoir que l’intérêt accordé par la DGSN à la pandémie due au coronavirus entre dans le cadre du maintien de l’ordre public, la sécurité et la tranquillité publiques, le respect de la moralité publique, la préservation de la santé publique et l’environnement », a-t-il précisé. Pour étayer ses propos, notre commissaire divisionnaire de police rappelle l’utilité des moyens de communications et des médias dans l’accomplissement de son travail. « Nous avons également des interventions radio, telle que « Pour votre sécurité » et l’émission « Fi Assamim » de l’espace radio de la Sûreté nationale, diffusée sur les ondes de la Chaîne I, et une autre émission sur la Chaine II en tamazigh. En plus des reportages et les couvertures télévisées, nous disposons également de notre propre site d’information, dédié beaucoup plus à la publication de nos communiqués ayant trait au volet de sensibilisation ou pour apporter des éclaircissements à l’opinion publique pour l’accompagner dans cette crise », rappelle le chef de la cellule de communication et de presse de la DGSN. Outre ce grand rôle joué dans la sensibilisation et l’accompagnement, la CCP de la DGSN a veillé également au respect des directives inhérentes au confinement, telles que les autorisations de circulation et le respect des horaires de confinement. « Notre objectif était pédagogique. Durant cette période de confinement, notre rôle était de veiller sur la sécurité et le bien-être de nos citoyens. Il faut le rappeler, notre objectif est loin de la répression, il est plutôt sensibilisateur. Notre seul intérêt et de veiller sur la santé publique et la sensibilisation de nos concitoyens », a insisté M. Laroum.

Le citoyen, partenaire incontournable dans l’équation sécuritaire

Le citoyen demeure un partenaire incontournable dans l’équation sécuritaire et la réussite de toute action sécuritaire est tributaire du degré d’implication et de participation du citoyen. Les différents services de police sont, et resteront toujours, en contact avec le citoyen, à l’écoute permanente de ces préoccupations, car sa sécurité, celle de ses biens et sa quiétude, constituent la finalité du travail de la police. Le rapprochement en direction des différentes franges de la société a abouti à des résultats plus qu’encourageants, affirmant que les citoyens réagissent favorablement à l’égard de ce qui est entrepris dans le cadre des actions de police de proximité. « Je tiens à saisir cette occasion pour adresser mes remerciements au citoyen algérien qui a démontré sa qualité de compréhension et de conscience, une chose qui nous a beaucoup aidés dans l’accomplissement de notre travail durant cette période de pandémie. Sans oublier bien sûr nos différents partenaires, tels que les collectivités locales, la Gendarmerie nationale, la Protection civile, les associations, la société civile. J’ai constaté un haut degré de conscience chez le citoyen algérien.  Mieux encore, le citoyen a été d’un grand apport en matière d’informations pour nous. En utilisant le numéro vert (15-48), il a grandement contribué dans l’information de nos services. Nos concitoyens n’hésitent pas aujourd’hui à signaler toutes suspicions ou anomalies enregistrées au niveau de leurs citées ou quartiers. Il faut encourager cette interactivité entre les services de la police et le citoyen. Et vu le nombre d’infractions en rapport avec la population, je peux vous certifier qu’elles ne dépassent pas le 0,001 %  », a prôné notre commissaire divisionnaire de police. Conscient de l’importance de la gestion de la période post-coronavirus, M. Laroum a, par ailleurs, affirmé que son objectif est de sortir avec le minimum de dégâts. « Nous devons veiller également à la réussite des examens du bac et du BEM prévus en septembre. Nous sommes disposés à assurer la sécurité et la réussite de ce grand rendez-vous », a-t-il rassuré. En somme, pour réussir à relever tous ces défis le responsable a plaidé pour le renforcement des relations professionnelles et de la coopération avec la presse. Notre interlocuteur a mis ainsi l’accent sur l’importance de la communication des informations nécessaires. « Notre souhait est de travailler toujours en collaboration avec tous les médias. Je vous rappelle que le rôle des services de communication de la DGSN se limite au volet sécuritaire, contrairement aux autres médias qui jouissent d’une grande expérience dans l’information et les techniques d’information, et nous avons besoin de cette technique et de cette collaboration afin de bien sensibiliser le citoyen », a nuancé Amar Laroum.

La DGSN met le paquet

Rappelons enfin que, dans le cadre de l’application des mesures de confinement face à la propagation de la pandémie Covid-19, les services de police ont procédé, durant le mois de mai, au contrôle, au niveau national, de 225 591 personnes et 120 409 véhicules dont 18 113 véhicules en infraction mis en fourrière, outre le contrôle de 10 616 motocyclettes dont 5 412 mises en fourrière pour infraction aux mesures de confinement. Quant aux opérations d’assainissement et de désinfection des rues et des espaces publics, les mêmes services ont mené 476 opérations dans leur territoire de compétence. Les services de police veillent à la sécurité du citoyen et de ses biens, à la préservation de la santé publique, à l’application de la réglementation relative aux mesures de confinement et aux dispositions réglementaires liées à la prévention et à la lutte contre la propagation de cette pandémie. En outre, 5.319 personnes ont fait l’objet de poursuites judiciaires et 1.647 véhicules et 602 motos mis en fourrière durant les deux jours de l’Aïd El-fitr pour violation des dispositions organisationnelles relatives à la prévention et à la lutte contre la propagation du coronavirus, a indiqué un responsable de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). Les services de police ont enregistré durant la même période, 79 infractions dont 52 relatives au regroupement de plus de deux personnes et 27 relatives au non-respect de la distanciation sociale, a précisé le chef de la cellule de communication et des relations publiques à la DGSN, le commissaire divisionnaire Amar Laroum. A cette occasion, plusieurs initiatives de solidarité accompagnées de campagnes de sensibilisation sur la nécessité de respecter les mesures de confinement ont été organisées. Les différents services de la police ont ainsi distribué 50.000 masques dans de nombreuses wilayas du pays, programmé des visites dans les hôpitaux et maisons de repos pour personnes âgées et organisé plusieurs campagnes de sensibilisation au profit des usagers de la route, a-t-il ajouté. « Les services de la DGSN restent vigilants pour protéger les citoyens, préserver la santé publique, sécuriser les biens et mettre en œuvre la réglementation relative aux mesures de confinement et aux dispositions de la réglementation relatives à la prévention et la lutte contre la propagation de la Covid-19 », a souligné M. Laroum. Appelant les usagers de la voie publique à faire preuve de prudence, le même responsable a rappelé le numéro vert 1548 et la ligne de secours 17 pour la réception des signalements 24h/24. D’autre part, les Unités aériennes de la Sûreté nationale (UASN) ont effectué 449 patrouilles héliportées à raison de 649 heures de vol à l’échelle nationale durant le premier trimestre de 2020 contre 401 patrouilles héliportées (593 heures de vol) le premier trimestre de 2019, a précisé un communiqué de la DGSN, la même source, a expliqué que ces patrouilles « visent à sécuriser les citoyens et à protéger leurs biens en contribuant à la régulation et à l’organisation du trafic routier en coordination avec les centres d’opérations ». Les patrouilles ont couvert les routes et les grands axes à travers la transmission en direct et en temps réel des évènements, conférant davantage d’efficacité aux interventions sur le terrain des forces de police qui veillent aussi, dans la conjoncture actuelle, à l’application des mesures préventives contre l’épidémie du nouveau coronavirus. Les hélicoptères de la DGSN sont l’un des moyens mobilisés pour améliorer le trafic routier, relever les infractions et les manœuvres dangereuses pour les usagers de la route et maintenir l’ordre public.

Y. M.

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