« Le dialogue demeure le levier principal de notre syndicat »

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Khellaf Djerroud, secrétaire général (SG) du Syndicat national du groupe Sonatrach, a précisé que le groupe passait par des périodes sanitaires difficiles impliquant une forte mobilisation et le dialogue demeure le meilleur moyen pour aplanir tous les obstacles. Comme ne cesse de le rappeler le SG de l’UGTA et aussi le SG de la Fédération. Par ailleurs, notre interlocuteur a rappelé que la direction générale de l’entreprise, a mobilisé tous les moyens matériels et humains pour dépasser la situation épidémiologique de la Covid-19.

Le rôle de la cellule de base – la section syndicale – d’un syndicat s’avère théoriquement essentiel dans la régulation des relations de travail. C’est à ce niveau que l’on peut observer le jeu concret de l’action syndicale. Soucieux de préserver les acquis et la santé des salariés et des retraités, l’entreprise Sonatrach et son Syndicat national n’ont lésiné sur aucun moyen pour sauvegarder la santé de leurs employés. C’est du
moins ce que nous affirme Khellaf Djerroud, secrétaire général du Syndicat national de Sonatrach. «Dès l’apparition du premier cas de
Covid-19, la direction générale de Sonatrach, et le syndicat national ont procédé au renforcement rapide de l’équipe médicale sur le champ MLE. Nous avons dépêché cinq médecins et un psychologue. Une délégation des affaires sociales dirigée par le directeur des affaires sociales et moi-même a été dépêchée pour discuter, sensibiliser et rassurer les travailleurs de notre soutien », assure notre interlocuteur, qui a adressé à l’occasion un message de soutien aux travailleurs du champ MLE et FCP. Par ailleurs, Khellaf Djerroud a demandé au P-DG du groupe d’introduire des éléments du syndicat national dans la cellule de crise centrale, des différentes activités et des unités opérationnelles.«L’entreprise Sonatrach a procédé aux acquisitions de bavettes, de gels et de fourniture médicale qui ont été envoyées, par la direction affaires sociales, à toutes les structures de Sonatrach. Au bout de 15 jours, toutes les structures étaient dotées d’équipements de protection individuelle. Nous avons également pris des dispositions au niveau de la restauration, pour faire respecter la distanciation sociale, et nous avons même arrêté les relèves des travailleurs. Il y avait une prise en charge effective de la lutte contre la pandémie, en ce sens que nous travaillions en étroite collaboration avec la Direction générale et avec tous les vice-présidents. Nous tenons des réunions au quotidien et nous en présentons le PV au P-DG qui ne lésine sur aucun moyen pour répondre aux doléances des employés », se félicite-t-il.

Une synergie à tous les niveaux
Ainsi, ce résultat satisfaisant est le fruit d’une synergie entre la Direction générale et le syndicat national. « Tout le travail a été fait ensemble. La moindre préoccupation soulevée par les travailleurs des unités de base est transmise au P-DG pour une prise de décision. Tous les moyens nécessaires ont été mis à la disposition du collectif de Sonatrach, par la Direction générale de l’entreprise », rappelle Khellaf Djerroud. D’autre part, notre interlocuteur affirme que son entreprise se situe déjà dans l’après-Covid-19. « Nous sommes rentrés dans l’après Covid-19. Nous étions à 35% d’effectif actif, maintenant nous en sommes à 50%. Les femmes enceintes, les femmes ayant des enfants en bas âge et les malades chroniques, sont toujours en congé exceptionnel. Nous allons atteindre rapidement les 70% d’effectif actif. Après la reprise des vols aériens, nous avons veillé à respecter les normes, soit 50% du taux de remplissage ou d’occupation, à chaque départ des différents aéroports à destination du Sud. Une équipe de la direction ASL et un membre du syndicat national sont présents sur les lieux afin d’assister les travailleurs au départ sur leur lieu du travail (prise de température des travailleurs, réponse à un questionnaire médical, distribution de bavette et gel). Une fois arrivés sur place, nos agents passaient 14 jours de confinement, dans des zones d’isolement dotées de toutes les commodités de vie, et étaient médicalement suivis au quotidien, avant de rejoindre leur poste de travail. Mais, après avoir acquis les tests rapides, nous avons réduit la période de confinement de 14 jours à une semaine. Si l’agent est testé négatif, il rejoint son poste de travail. Dans le cas contraire, les médecins le prennent en charge », explique Khellaf Djerroud.

Aucun impact sur la production de Sonatrach
Contrairement à ce qui était attendu, la production n’a été nullement impactée par la pandémie. « Ceci n’a pas du tout impacté notre production. Nos installations fonctionnaient normalement durant toute cette période. Dieu merci, la Direction générale s’est montrée disponible, idem pour le partenaire social. Nous devons remercier ainsi les collectifs pour leur engagement et disponibilité, peut-être même au détriment de leur famille et de leur santé. Ils se sont montrés responsables. Rester dix semaines successives au sud, ce n’est pas évident », avoue-t-il.
Afin d’inciter ses employés, notamment ceux qui travaillent au niveau du sud, à rester au-delà de 4 semaines, la Direction générale de Sonatrach a majoré l’indemnité de zone et condition de vie de 100%, à leur profit, pas pour les motiver uniquement mais en reconnaissance de leur abnégation au travail, loin de leurs familles. Interrogé sur sa force de frappe, notre interlocuteur assure que le dialogue demeure le moyen le plus efficace pour résoudre toutes les préoccupations des travailleurs. « Il faut toujours privilégier le dialogue et la concertation. Pour chaque préoccupation, il y a une solution. Nous avons une bonne relation avec notre Direction générale. Il existe des préoccupations et des revendications socioprofessionnelles des travailleurs, mais qui sont prises en charge. Il y a une écoute et un dialogue instaurés entre la Direction générale, le syndicat national, les activités et les unités », insiste Khellaf Djerroud. Pour assurer la relève au sein du syndicat national de Sonatrach, la formation occupe une place prépondérante au sein de l’entreprise, et tous les moyens nécessaires sont mis à la disposition des syndicalistes pour réussir ce challenge. « Nous avons pu former plus de 500 syndicalistes, sur notamment le dialogue, la communication, les lois et le fonctionnement du syndicat en général. C’est pour rapprocher le niveau managérial des syndicalistes », rappelle le SG du syndicat national.

Une force de proposition
En plus de son rôle important joué dans la résolution des problèmes des travailleurs, le Syndicat national de Sonatrach demeure une force de proposition. « Nous proposons des solutions, et nous contribuons à la résolution de beaucoup de problèmes. Car il faut préserver l’outil de production essentiel, qui est l’économie nationale. Mais il faut aussi réunir les conditions nécessaires de bien-être des travailleurs », rappelle Khellaf Djerroud. Il faut savoir que le syndicat national de Sonatrach est l’intermédiaire entre la Direction générale et les travailleurs. « C’est nous qui faisons tout ce travail de cohésion entre les deux parties…., pour la stabilité du climat social, la pérennité de l’entreprise, le maintien de la production et la prise en charge des préoccupations socioprofessionnelles des travailleurs, en matière d’hébergement, de restauration, de transport et de santé. Nous prenons en charge même les familles et les ayants droit. Nous avons mis en place un système du tiers payant, avec une participation symbolique du travailleur, qui est de l’ordre de 500DA/mois, des retraités et de leurs ayants droit aussi», précise le même responsable.
En somme, face à chaque préoccupation, le syndicat national de Sonatrach procède à la création d’un groupe de travail mixte, composé de représentants de la Direction générale, à travers sa Direction des ressources humaines, et le syndicat national. « A chaque fois, nous incorporons des jeunes dans les groupes du travail pour qu’ils soient formés. La meilleure formation demeure le terrain », affirme notre interlocuteur.
Il convient de savoir que le secrétariat du syndicat national de Sonatrach est composé de 10 membres en plus de son secrétaire général. « Notre Conseil est composé de 75 syndicalistes. Il y a également la représentativité par région, ou par activité ». Tous les pôles sont représentés au niveau du secrétariat du syndicat national, et les grandes régions au niveau du Conseil. Nous disposons de près de130 sections syndicales. Il y avait un schéma organisationnel qui a été mis en place par M. Rebah, ancien SG, qui est toujours en contact avec nous, et auquel nous souhaitons une bonne santé. Les coordinations d’activité du syndicat national travaillent directement avec les vice-présidents. Les coordinations de division activent directement avec les directeurs des divisions, qui travaillent, de leur côté, avec les sections syndicales de base. Nous avons également la commission supérieure des œuvres sociales, que nous présidons, et les commissions régionales des œuvres sociales. Nous ne pouvons pas gérer tout cela à travers uniquement la Commission supérieure », précise le responsable. Enfin, selon Khellaf Djerroud, il n’y a pas de protestation, mais plutôt de la revendication légitime. Des revendications qui sont, rassure-t-il, souvent prises en charge. « La Direction générale répond favorablement aux doléances légitimes des travailleurs. Nous avons un personnel responsable et mâture. La stabilité n’a pas de prix », conclut-il. Par ailleurs, le SG du syndicat national de Sonatarch tient à remercier tous les membres de la cellule de crise centrale, des activités, et des unités, pour le travail accompli, durant notamment cette période difficile marquée par la Covid-19. Rappelons que des décisions ont été prises par les cellules de crise, pendant cette période, à savoir le lancement d’une compagne de sensibilisation, la mise en place des cellules d’écoute psychologique, et des directives pour le respect des gestes barrières et les normes de sécurité.
Rappelons enfin que, dans le cadre de son approche managériale collaborative et de déploiement de sa communication de proximité avec les travailleurs de Sonatrach, Toufik Hakkar, président-directeur général de Sonatrach, a effectué plusieurs visites de terrain, accompagné du syndicat national, visant l’amélioration continue des performances en mettant la coopération, l’effort et l’engagement professionnel au centre du dialogue entre hiérarchie et collaborateurs.
Y. M.

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