La doyenne des compagnies d’assurances en Algérie

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La CAAR est, assurément, une œuvre pérenne. Rien, désormais, ne pourrait la menacer, tant le socle sur lequel elle est bâtie est d’une solidité à toute épreuve. Rien ne la rassure plus que la compétence de sa ressource humaine, l’étendue de son réseau la qualité de son portefeuille clients, le niveau de son chiffre d’affaires et de ses fonds propres. Créée ex nihilo avec quelques stagiaires envoyés à la hâte à Paris, pour assurer cette lourde tâche de développer une compagnie d’assurance, elle a traversé toutes les étapes difficiles de la construction nationale et a épousé la configuration contraignante des mutations économiques du pays, sans, pour ainsi dire, prendre une ride. La CAAR est, de nos jours, une compagnie majeure jouant même les tous premiers rôles dans un univers assurantiel fortement concurrentiel.

En sa qualité de doyenne des compagnies d’assurances algériennes, la CAAR a pu mettre à profit un capital-expérience inestimable. La CAAR a été créée en 1963 en tant que Caisse d’assurance et de réassurance chargée de la cession légale dans le but de permettre à l’État algérien de contrôler le marché des assurances, dominé principalement par les compagnies françaises et ce jusqu’à 1967.
Les différentes phases de restructuration du marché algérien (monopole, spécialisation, levée de la spécialisation et ouverture du marché) ont déterminé les activités et les métiers de la CAAR principalement dans la gestion des risques industriels. Depuis les réformes économiques introduites par les lois de 1988, la CAAR a été transformée en Société par actions dont l’État, par le biais du ministère des Finances, est l’unique actionnaire. Le capital social actuel de la CAAR est de 17 milliards de dinars, entièrement libéré.
Ces réformes économiques menées n’ont pas manqué d’avoir des répercussions sur le secteur des assurances parmi lesquelles il y a lieu de citer notamment :
la levée de la spécialisation, avec comme implication directe une concurrence entre les différents opérateurs ;
la libéralisation de l’activité et les opportunités offertes au secteur privé d’exercer dans le secteur des assurances.
La CAAR, conformément à l’agrément obtenu du ministère des Finances, est autorisée à pratiquer toutes les opérations d’assurance, y compris la réassurance.
Dans un environnement marqué par une rude concurrence et sous l’effet des changements qu’ont connus le marché algérien en général et le secteur des assurances en particulier (fluctuations juridiques, économiques et financières) et tous les autres aléas du marché, la CAAR a pu, non seulement, maintenir l’essentiel de son portefeuille mais également augmenter sa part de marché. En opérant sa mutation aux plans économique et financier ainsi que du point de vue structurel et sous l’effet de la concurrence, la CAAR peut afficher, aujourd’hui, davantage de performances et de capacités à prendre en charge les risques inhérents à des projets d’envergure. La compagnie consacre dans toutes ses actions le souci de rentabilité et de solvabilité en adoptant une démarche stratégique, intrinsèquement économique, adossé à la qualité de la gestion et à la performance des équipes.
Y. M.

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